‹ Histoire de la machine à vapeur (volume 2)Chapitre 101 sur 141 · CHEMIN DE FER ATMOSPHÉRIQUE · texte numérisé non relu

CHEMIN DE FER ATMOSPHÉRIQUE

cette méthode, fut celle de Glegg et Samuda à West London et sur la ligne de Loudres à Croydon, puis en Irlande entre KiogstowD et Daltey Ud long tuyau BB de 2 pieds de diamètre {flg 62) était couché entre les rails AA de la voie. Ce tuyau élait muni dun piston parfaitement ajusté, auquel était filée une tige solide qui traversait une fente courant tout le long de la génératrice supérieure du tuyau,

Le chemin de 1er atmosphérique.

et recouverte par une bande de cuir flexible EE. Cette tige était attachée à la voiture CC, qu'il s'agissait de mouvoir. On faisait le vide d'un côté du piston au moyen d'une pompe puissante, et la pression atmosphérique, s'exerçant sur l'autre face, le poussait en avant ainsi que le train qui y était attelé. Après avoir examiné les plans des inventeurs, Stephenson se convainquit que ce projet ne réussirait pas et le déclara hautement. Néanmoins cens qui le soutenaient eurent assez d'influence sur les capitalistes pour faire exécuter de nombreux essais; et quoique chaque expérience aboutit à un échec il se passa encore longtemps avant qu'on cessât d'entendre parler de ce système.

Stephenson passa une grande partie des dernières

années de sa vie à voyager en Europe, tant pour son plaisir que pour ses affaires. Pendant une visite qu'il fit en Belgique en 1845, il fut reçu en tous lieux, et par toutes les classes de la société, depuis le roi jusqu'aux plus humbles de ses sujets, avec des honneurs tels qu'on en accorde rarement, même aux plus grands hommes. Peu après il se rendit en Espagne avec sir Joshua Walmsley, pour étudier un projet de chemin de fer entre la capitale et le golfe de Biscaye. Pendant le voyage il tomba malade, et sa santé ne se rétablit jamais complètement. Depuis lors il se consacra principalement à Fadministration de sa fortune, qui était devenue très considérable, et passa beaucoup de temps dans les usines et les houillères, où il avait engagé ses capitaux. Son fils Pavait alors entièrement remplacé dans toutes les affaires relatives aux chemins de fer, et il avait des loisirs à consacrer à l'étude et aux plaisirs de la société. Parmi ses amis il comptait sir Bobert Peel, une vieille connaissance, sir William Fairbairn, le docteur Buckland, et beaucoup d'autres hommes illustres de ce temps.

En août 1848, Stepheuson fut attaqué de fièvre intermittente, suivie d'une hémorragie pulmonaire, et mourut le 12 du même mois, à l'âge de soixante-six ans, entouré du respect de tous et assuré d'une gloire immortelle. Aussitôt après sa mort, des statues lui furent élevées à Liverpool, à Londres et ti Newcastle. Celle de Londres fut payée par des souscriptions particulières, parmi lesquelles on comptait une somme de 1,500 dollars fournie par 3,150 ouvriers, — l'un des plus beaux tributs qui aient jamais été offerts à la mémoire d'un grand homme.

Mais le plus noble monument qui puisse rappeler son souvenir est celui qu'il érigea lui-même en fondant un établissement spécial d'éducation et de secours pour ses ouvriers à Clay-Cross. Toute personne employée à l'usine devait verser 5 à 12 pence par quinzaine à une caisse que les patrons, de leur côté, alimentaient largement. Cette caisse devait servir à payer l'instruction des enfants des ouvriers, à organiser des écoles du soir pour ceux occupés dans les ateliers, à entretenir une salle de lecture et une

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