‹ Histoire de la machine à vapeur (volume 2)Chapitre 102 sur 141 · ROBERT STEPHENSON · texte numérisé non relu

ROBERT STEPHENSON

bibliothèque, à assurer enfin la gratuité des soins médicaux et un fonds de secours. Des sociétés musicales, et d'autres pour le jeu de cricket, ainsi que des prix pour les jardins les mieux entretenus, furent également fondés. Uécole, la mairie et Féglise de Clay-Cross constituent, avec ce noble système d'assistance, un monument d'un plus noble caractère qu'une statue de marbre ou de bronze.

George Stephenson est une figure admirable à tous les points de vue. Il était simple, sérieux, honnête, énergique, tenace en même temps qu'habile; son esprit était charmant, son cœur compatissant et tendre. Sa mémoire sera toujours respectée ; pendant longtemps encore, en lisant l'histoire de cette existence si simple et d'un si grand intérêt, telle que l'a écrite son biographe Smiles, des centaines de jeunes hommes se sentiront encouragés et soutenus par son noble exemple dans la rude carrière qui conduit à une renommée glorieuse.

Depuis plusieurs années, Robert Stephenson dirigeait la construction des locomotives et s'occupait des questions de chemins de fer. A la mort de son père, il continua les mêmes afl'aires. C'était à Newcastle que se fabriquaient les locomotives, et pendant longtemps cette usine constitua le premier établissement du monde entier, pour la construction de ces machines.

Après leur adoption sur la ligne de Liverpool à Manchester, les machines de la maison Robert Stephenson & C^ se modifièrent rapidement et finirent par prendre la forme indiquée par la figure 63. ^

Tel fut le type qui fut conservé, jusqu'au jour où la puissance et le poids, toujours croissants, de ces machines, obligèrent à en augmenter le nombre des roues, et à y apporter diverses modifications dont le résultat final fut la création de types distincts pour les différentes sortes de service. Dans la machine de 1833, comme on le voit ci-dessous, les cylindres A sont reportés à l'avant de la chaudière ; les roues motrices B sont attaquées directement par la bielle de la machine et accouplées l'une avec l'autre. Un tampon C se trouve à l'avant; l'arrière de la chaudière forme une boîte à

208 l.A LOCOMOTIVE.

feu rectangulaire D, qui contioue le corps cylindrique E. La flamme et les gaz se reodent à la boite à famée F et à la chemiaéeG, eo traversaotuo grand oombredepetits tubesa. La yapeur est coDdaiteauicylindres par un tuyau d'admission HH', dans lequel elle pénètre parla soupape régulateur b. Le dûme I a pour objet d'augmenter le réservoir de

Tapeur, et d'éloigner la prise de vapeur du liquide agité, de mauitire â éviter les entraînements d'eau. La vapeur qui vient d'agir s'élance avec une grande vitesse dans la cheminée par le tube J, en donnant un tirage intense. Le codducteur de la machine se tient sur la plate-forme K, ayant sous la main tous les leviers et robinets. Les pompes d'alimentation L fournissent i la chaudière de l'eau qu'elles puisent dans le tender par les tuyaux e, f.

Le mécanisme de distribution était dès lors comme aujourd'hui » la coulisse Stephenson » (fig. 6/|). Sur Paxe moteur sont calés deux excentriques E, disposés de telle sorte que l'uu correspond à la marche en avant, etl'autre h

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