‹ Histoire de la machine à vapeur (volume 2)Chapitre 105 sur 141 · LA LOCOMOTIVE L'ATLANTIQUE · texte numérisé non relu

LA LOCOMOTIVE L'ATLANTIQUE

de 16 pouces de long, légèrement tronconlques ; leur diamètre était de 1 pouce 1/2 à la base et l pouce 1/4 seulement au sommet; les gaz de la combustion les traversaient pour se rendre dans une cheminée A tirage forcé. Celte machine pesait 3 tonnes 1/2.

Les mêmes ingénieurs construisirent ensuite plusieurs

Iqae 1832.

machines en forme de « sauterelles » (fig. 65}, dout quelquesunes fonctionnèrent pendant bien des années en rendantde bons services; une ou deux existent encore. La première, V Atlantique, fat ïnise en service en septembre 1832 et traîna 50 tonnes jusqu'à 40 milles de Baltimore, sur des pentes d'une inclinaison maximum de 37 pieds au mille, et sur des courbes d'un rayon minimum de 400 pieds; la vitesse était de 12 à 15 milles à l'heure. Cette machine pesait 6 tonnes 1/2; la pression de la vapeur y atteignait 50 livres au pouce carré {c'était alors la pression habituellement employée sur les deux continents), et elle «onsom-

3li LA LOCOMOTIVE.

mait uDe toDoe de charbon d'anthracite pour le voyage. Le tirage était assuré par ua Tenlilateur, et la distribution était raanœuvrée par des cames au lieu d'exceutriques. Le voyage revenait à 16 dollars, tandis qu'il fallait, pour faire le mâme travail, 42 chevaux avec une dépensede 33 dollars. La machine coûta 4,500 dollars, et le projet en fut établi par PMueas Davis, avec l'assistance de Ross Winans.

A son retour des essais faits sur la ligne de Liverpool à

lUanchesler, M. Miller commanda, à la fonderie de West- Point, une locomotive pour la ligne de Charleston à Hamburg. Cette machine, construitependant l'été de 1830, sur les dessins de M. Miller, devait, aux termes de la garantie, pouvoir remorquer trois fois son poids, à la vitesse de 10 milles par heure. Elle fut livrée à Charleston au mois d'octobre et les épreuves eurent lieu en novembre et décembre.

Elle avait (fig. 66) une chaudière tubulaire verticale; les gaz s'élevaient à travers une boite à feu très haute, dans laquelle de nombreuses tiges faisaient saillie du sommet et des parois ; puis ils sortaient par des tubes qui les conduisaient latéralement dans une chemise extérieure, i travers

Page 1