‹ Histoire de la machine à vapeur (volume 2)Chapitre 106 sur 141 · LA WEST-POINT · texte numérisé non relu

LA WEST-POINT

laquelle ils montaient dans la cheminée. 11 y avait 2 cylindres de 8 pouces de diamètre et de 16 pouces de course, inclinés et attaquant l'essieu moteur. Les quatre roues avaient toutes le même diamètre, 4 pieds 1/2, et elles étaient accouplées par des bielles. La machine pesait A tonnes 1/2. LeBonAmi (Best Friend), commfi on l'appelait, fonctionna parfaitement jusqu'en juin 1831; mais à cette époque une explosion de la chaudière, due à la négligence du

chautTeur, vint tout à coup mettre un terme à sa carrière. Une seconde machine (fig. 67) futconsiruite pour la mémo ligne à la Fonderie de West-Point, d'après l«s plans fournis par Horatio Allen. Elle l'ut reçue et commença à fonctionner dans les premiers jours du printemps de 1831, Cette locomotive, appelée la Wesc-Point, avait une chaudière tubalaire horizontale ; mais, pour tout le reste, elle resse mblait beaucoup au Bon Ami. Elle rendit, paraît-il, de très boDS

aitJ LA LOCOMOTIVE.

Le chemio de fer de Mohawk à l'Hudson commanda aussi, Ters la même époque, une locomotive à la fonderie de West-Point, et les essais, faits en juillet et en août 1831, réussirent parfaitement.

Cette machine appelée le De Wiu Clinton, et dont John B. Jervis avait entrepris la constraction, fut montée par David Matthew. Elle avait 2 cylindres à vapeur, chacun de 5 pouces 1/2 de diamètre et de 16 pouces de course.

Les bielles étaient directement reliées à un arbre coudé, et faisaient tourner 2 paires de roues accouplées de 4 pieds 1/2 de diamètre. Ces roues avaient des moyeux en fonte, des rais et des cercles en fer forgé. Les tubes étaient en cuivre de 2 pouces 1/2 de diamètre et de 6 pieds de long. La machine pesait 3 tonnes 1/2 et traînait 5 voitures à la vitesse de 30 milles à l'heure.

Une autre machine, la Caroline du Sud (fig. 68), fut projetée par Horatio Allen pour le chemin de fer de la Caroline du StuI et terminée vers la fin de 1831, C'était la première locomotive à 8 roues et aussi ie prototype d'uoe forme spéciale, qu'on a voulu faire revivre dans ces derniers temps.

Dans l'été de 1832, une machine construite par MH. Davis et Gartner, de York (Pensylvanie) , et qui fut placée sur la

ligne de Baltimore à TOhio, atteignit parfois, haut le pied, une vitesse de 30 milles à Theure. Elle pesait 3 tonnes 1/2 et remorquait habituellement 4 voitures pesant ensemble 14 tonnes, de Baltimore à Ëllicott's Mills, distance 13 milles, dans l'espace d'une heure fixé par le contrat.

La machine établie par Horatio Allen pour la ligne de la Caroline du Sud fut, dit-on, la première locomotive à 8 roues qui ait jamais été exécutée.

C'est vers l'époque dont nous parlons que parut la première locomotive du système spécialement connu aujourd'hui sous le nom de type américain, c'est-à-dire une machine avec un « truck » ou « bogie » supportant la partie antérieure de la chaudière. C'était V Américaine n° 1, construite à la fonderie de West-Point sur les plans de John B. Jervis, ingénieur en chef de la ligne de Mohawk à l'Hudson. Winans avait déjà (1831) fait adopter la voiture à voyageurs avec trucks pivotants ^ La machine fut terminée en août 1832, et M. Matthew rapporte que sa marche était très rapide et très douce. On obtint à plusieurs reprises une vitesse de 1 mille par minute, et môme, d'après l'autorité déjà citées on atteignit parfois sur plus d'un mille de parcours une vitesse de 80 milles à l'heure. Cette machine avait des cylindres de 9 pouces 1/2 de diamètre, 16 pouces de course de piston et 2 paires de roues motrices accouplées de 2 pieds de diamètre ; le truck avait des roues de 33 pouces. La chaudière contenait des tubes de 3 pouces de diamètre et la boîte à feu avait 5 pieds de long sur 2 pieds 10 pouces de large. Robert Stephenson & C° construisirent plus tard une machine semblable, d'après les plans de M. Jervis, et pour la même ligne. Elle commença à fonctionner en 1833. Dans ces deux locomotives, les roues motrices étaient en arrière de la boîte à feu.

Cette machine est encore un exemple d'un fait qui ressort avec évidence des descriptions qui précèdent ; c'est que

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