JEUNESSE DE JAMES WATT
tion lui fut donnée par ses parents, personnes respectables et intelligentes; et les outils qu'il empruntait à rétabli de menuisier de son père servirent, tout en Tamusant, à lui donner une dextérité et une habileté manuelles, qui très certainement lui furent plus tard d'une utilité inappréciable.
M. Arago, Téminent physicien français, auteur d'une des premières et des plus intéressantes biographies de Watt, raconte de lui des anecdotes qui, si elles sont vraies, mettent bien en relief son intelligence et son caractère méditatif, ainsi que son penchant naturel pour la mécanique. On assure qu'à l'âge de six ans, il s'occupait, dans ses moments de loisir, à résoudre des problèmes de géométrie ; et, dans une anecdote où il nous le montre faisant des expériences avec une bouilloire à thé, Arago découvre le germe de ses premières recherches sur la nature et les propriétés de la vapeur ^
Lorsqu'enfln il fut envoyé à l'école de son village, sa mauvaise santé l'empêcha de faire des progrès rapides ; et ce ne fut qu'à Tâge de 13 ou U ans, qu'il commença à se montrer capable de prendre la tête de sa classe et à faire preuve de moyens réels pour l'étude, principalement pour celle des mathématiques. Il consacrait la plupart des moments qu'il avait de libres, à dessiner au crayon, à travailler à l'établi de son père, y découpant du bois ou du métal. Il construisit nombre de petits appareils ingénieux, et quelques modèles fort jolis. Son travail favori semblait être la réparation des instruments de marine. Entre autres machines dues à la main du jeune garçon, se trouvait un trèsbel orgue de Barbarie. Dans son adolescence, comme dans sa vieillesse, il se montra lecteur infatigable, et paraissait trouver quelque chose d'intéressant dans tous les livres qui lui tombaient entre les mains.
A l'âge de 18 ans, Watt fut envoyé à Glasgow, pour y demeurer chez les parents de sa mère, et y étudier la profession de fabricant d'instruments de mathématiques. On