‹ Histoire de la machine à vapeur (volume 2)Chapitre 63 sur 141 · LE MANOMÈTRE A MERCURE · texte numérisé non relu

LE MANOMÈTRE A MERCURE

hydrauliques et des moulins à vent. C'est Watt qui imagina de rappliquer à la machine à vapeur.

Une autre utile invention de Watt fut celle de son (( manomètre à mercure », — un baromètre dans lequel la hauteur de la colonne mercurielle est déterminée par la pression de la vapeur, au lieu de Têtre par celle de Tatmosphère. Cet instrument très simple consiste uniquement en un tube recourbé en U (flg. 33), contenant une certaine quantité de mercure. Une branche BD communique avec le tuyau d'admission ou avec la chaudière par un petit tube ; l'autre extrémité C s'ouvre librement dans l'atmosphère. La pression de la vapeur sur le mercure en BD, le force à s'élever dans l'autre branche à une hauteur exactement proportionnelle à la pression ; la différence de niveau produite est de presque 2 pouces par livre (de pression au pouce carré), ce qui correspond à un pouce d'ascension du niveau dans la branche extérieure. Le grossier croquis que nous donnons ici, d'après Farey (flg. 33) indique suffisamment la forme de cet instrument. Beaucoup d'ingénieurs le considèrent encore comme le plus exact de tous ceux qui peuvent servir à mesurer la pression de la vapeur. Malheureusement, il n'est pas d'un emploi commode pour les hautes pressions. L'échelle A porte une graduation indiquant la pression correspondant à la position du mercure, par le moyen d'une tige qui flotte sur celui-ci et dont la tête parcourt les divisions.

Un instrument analogue fut employé pour mesurer le vide obtenu dans le condenseur, le mercure s'abaissant dans la branche extérieure à mesure que le vide devenait plus parfait. Le vide absolu eût amené dans cette branche une dépression de 30 pouces au-dessous du niveau du mercure dans la branche en communication avec le condenseur. D'ordinaire cet instrument se composait d'un simple tube de verre, dont l'extrémité inférieure plongeait dans un vase plein de mercure, comme dans les baromètres habituels, le sommet de ce même tube communiquant avec le tuyau qui conduisait au condenseur. En cas de vide absolu dans celui-ci, le mercure s'élèverait dans le tube à 30 pouces

environ. Généralement ce vide est loin d'être parfait; iï reste dans le condenseur une pression de 1 ou 2 livres par pouce carré, et l'excès de la pression atmosphérique ne soulèTe le mercure du tube qu'à 26 ou 28 pouces au-dessus de son niveau dans la cuvette.

Pour connaître la hauteur de l'eau dans la chaudière. Watt ajouta aux robinets de jauge, en usage déjà depuis longtemps, le n tube de niveau d'eau » que l'on voit encore appliqué dans presque toutes les chaudières bien établies.

C'est un tube de verre aa' {flg. 33) disposé en avant de la chaudière â une hauteur telle, que son milieu soit un peu au-dessous du niveau normal de l'eau. On peut donc suivre dans le tube toutes les variations du plan d'eau. Ce petit instrument est surtout précîeui, parce qu'il permet au mécanicien de connaître à chaque instant d'un coup d'œil l'état des choses. S'il est bien protégé contre les variations brusques de température, il se comporte parfaitement, même aux hautes pressions.

Les machines construites par Boullon et Watt furent enfin munies de la manivelle et du volant, quand on voulut s'en servir pour activer les usines et toutes sortes de mécanismes. La figure 3i représente la machine ainsi disposée, avec tous les perfectionnements imaginés par son inventeur.

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