‹ Histoire de la machine à vapeur (volume 2)Chapitre 64 sur 141 · MACHINE A DOUBLE EFFET DE BOCLTON ET WATT · texte numérisé non relu

MACHINE A DOUBLE EFFET DE BOCLTON ET WATT

Dans ce (fessin, C est le cylindre à yapeur, P le piston relié au balancier par la bielle g et guidé par le parallélogramme gde. A l'extrémité opposée du balancier, la grande bielle le met en relation arec la maniTelIe et l'arbre du Tolant.It est la tige de la pompe à air, qui débarrasse le condenseur de l'eau écliauffée; l'arrivée d'eau froide est réglée par le robinet d'injection E, Une autre pompe, dont la tige N est mue également par le balancier, va puiser l'eau froide nécessaire pour la condensation. La tige de la pompe à air sert en même temps de poutrelle pour manœuvrer les sou-

Fig. 34. — Machi

papes, les chevilles m et R agissant sur le levier m à chaque mouvement alternatif du piston. Quand celui-ci est au haut de sa course, le levier m est soulevé et ouvre à la fois la soupape d'admission B au sommet du cylindre, et la soupape d'échappement E à ïa partie inférieure; en môme temps qu'il interrompt la sortie de la vapeur en haut et son arrivée en bas. Lorsque, par suite de cette répartition des pressions, le piston s'est entièrement abaissé, le taquet R abaisse le

levier m, et les mêmes effets se produiseot en sens inverse. La position des soupapes est ainsi changée à chaque va-etvient du piston, au moment où la manivelle, en tournant, passe par la verticale du centre de rotation ou point mort.

Les premières machines à double effet de grande dimension, avec arbre tournant, furent celles établies aux moulins d'Albion, près du pont de Blackfriars, à Londres, eu 1786, et qui furent détruites lors de l'incendie de ces moulins en 1791. Il en avait deux (représentées pi. III, p. 109), de 50 chevaux chacune, et disposées pour mouvoir 20 paires de meules à farine. Jusqu'alors on n'avait employé pour la mouture que des moulins à vent ou des roues hydrauliques. Ce moulin à vapeur fut construit par Boulton et Watt, avec l'aide de capitalistes associés avec eux, non seulement en vue du profit que pouvait donner un moulin à farine installé dans la cité même de Londres, mais aussi pour faire connaître la puissance de la nouvelle machine c'i double effet et à u rotation ». Le plan fut arrêté en 1782, et le travail commencé en 1784; mais le moulin ne commença à fonctionner qu'au printemps de 1786. La production normale était de 16,000 boisseaux de grain moulus par semaine, et un jour même elle s'éleva à 3,000 en 24 heures. Dans la construction du mécanisme de ce moulin, de nombreux perfectionnements furent apportés aux dispositions alors en usage, entre autres l'emploi d'engrenages en fonte avec denture exactement profilée et monture en fer. Ce fut le premier travail de John Rennie, qui venait d'achever son apprentissage en Ecosse et qui envoya Ewart, son directeur adjoint, pour surveiller le montage de la meunerie. Ce moulin était un chef-d'œuvre de mécanique; mais les capitalistes engagés dans l'entreprise subirent une perte sérieuse, cl cause de l'incendie qui le détruisit entièrement peu d'années après. Boulton et Watt furent les plus gravement éprouvés; le premier perdit 6,000 livres sterling et le second 3,000.

La distribution de cette machine (planche III, p. 109) était en tout semblable à celle que Watt avait adoptée pour ses machines d'épuisement. Le dessin ci-contre (flg. 35)

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