MACHINE DES MOULINS D'ALBION
montre la disposition des soupapes, telles qu'elles étaient disposées dans la machine des moulins d'AJbion.
La conduite abdde amène la vapeur de la chaudière dans les boites b et e; le tuyau de décharge gy la ramène de ft et î au condenseur. Dans la figure, les soupapes, h
d'admission haute, et /"d'échappement basse, sont ouvertes; les soupapes d'admission e et d'échappement c sont au contraire fermées, le piston étant près de l'extrémité supérieure du cylindre et commençant sa course descendante. On voit en U la poutrelle, portant des cames 2 et 3 qui saisissent le levier s dans leurs positions extrêmes et font tourner l'arbre u, ouvrant et fermant ainsi du même coup c et e par le moyen des tiges articulées 13 et l!i.Une paire de cames semblables, situées sur la face opposée de la poutrelle, manœuvrent les soupapes b et /"par le moyen des tiges 10 et 11, le levier r, frappé par ces cames, faisant tourner
l'arbre ( et mouvoir en conséquence les bras auxquels ces tiges sont attachées. Des contrepoids portés aux extrémités des bras/i et 15, maintiennent les soupapes eu place lorsqu'elles ont été fermées par l'action des cames. Quand le piston est près d'arriver au bas de sa course, la came 1 atteint le levier r, ferme la soupape d'admission b, et, l'instant
d'après, celle d'échappement f En môme temps la came 3, en abaissant le levier s, ouvre la soupape d'admission e et la soupape d'échappement c. La vapeur cesse alors d'arriver dans la chambre c, et de là dans le cylindre (qui n'est pas représenté sur la figure) ; mais elle entre maintenant dans la machine par la soupape e en soulevant le piston. L'échappement se produit en même temps ù la partie supérieure, la vapeur rejetée passant du cylindre dans la boite cet de là se rendant, par lé tube g, au condenseur.
Ce genre de distribution à soupapes fut plus tard beaucoup perfectionné par Murdoch, le chef d'atelier de Watt, homme ingénieux et instruit; mais il a maintenant com-
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plëtement disparu des machines de cette espèce; il est remplacé par l'eicentrique et les différents genres de distributeurs que celui-ci fait fonctionner.
La H machine à fourreau» fut encore une des inventions presque innombrables de Watt, Une machine mixte à fourreau est décrite dans son brevet de 178ii, telle qu'où la voit dans le dessin ci-dessus (flg. 36). A est le cylindre, B le piston et G sa tige, enfermée dans le fourreau D. La poutrelle G fait mouvoir l'unique paire de soupapes, en agissant sur les griffes E et F, comme dans les machines précédentes de Watt.
Le marteau à vapeur de Watt fui breveté vers la même
époque (ûg. 37). A est le cylindre à vapeur et B sa tige, la machine étant de la forme qui vient d'être décrite. Elle fait manœuvrer un balancier GC, lequel à son tour, par ■ l'intermédiaire de la tige M, agit sur le manche du marteau LJ, pour le soulever, La poutre FG agit comme ressort. Le bloc N est l'enclume.
Watt n'avait pas pu réussir à déterminer le rendement de ses machines, par l'évaluation directe du travail produit; et il chercha un moyen d'évaluer la puissance développée, par la mesure de la pression de la vapeur dans le cylindre. Getle pression était si variable, sujette à des fluctuations si considérables et si rapides, qu'il constata l'impossibilité d'employer pour cet objet le manomètre k mercure, dont il se servait avec la chaudière. Il fut ainsi conduit à imaginer dans ce but uu instrument spécial qu'il nomma » l'indica-
teuD). Il consiste en un petit cylindre, muni d'un piston parfaitement ajusté, qui se meut sans frottement notable, sous Teffort de la vapeur, équilibré à chaque instant par la compression d'un ressort à boudin, reliant le piston au fond du cylindre. La quantité dont ce piston se soulève est proportionnelle à la pression qu'il supporte ; et un index attaché à sa tige parcourt une échelle graduée sur laquelle on peut lire la pression par pouce carré. La partie inférieure de cet instrument communique avec le cylindre de la machine par un petit tube muni d'un robinet, qu'il suffit d'ouvrir pour permettre à la vapeur de venir remplir l'indicateur; de sorte que la pression est toujours la même dans les deux cylindres. L'index, en parcourant son échelle, fait donc connaître à chaque instant la pression exercée par la vapeur dans le cylindre de la machine. Quand cette machine est au repos et vide de vapeur, le piston de l'indicateur est dans la même position que lorsqu'il ne communique pas avec la machine, et l'index se trouve au zéro de l'échelle. Aussitôt que la vapeur est admise, le piston se soulève et s'abaisse suivant les variations de pression ; et, quand la soupape d'échappement s'ouvre, laissant écouler la vapeur et produisant un vide dans le cylindre, l'index descend audessous de zéro, faisant ainsi connaître le degré de vide.
M. Southern, un des aides de Watt, compléta cet instrument par l'addition d'une planchette pouvant se mouvoir horizontalement, et qui, par une liaison convenable avec le balancier, reçoit un mouvement alternatif coïncidant avec celui du piston. Cette planchette est garnie d'une bande de papier, sur laquelle un crayon attaché à la tige de l'index décrit une courbe. La hauteur verticale d'un point quelconque de celle-ci au-dessus de la ligne des abscisses mesure la pression dans le cylindre au moment correspondant; et la distance horizontale de ce point aux extrémités de la courbe indique à ce même instant la position du piston de la machine. La courbe ainsi obtenue, qu'on appelle le diagramme de l'indicateur, rend compte de toutes les circonstances des variations de la pression de la vapeur dans le cylindre; et non seulement elle permet de déterminer par