‹ Histoire de la machine à vapeur (volume 2)Chapitre 73 sur 141 · VOITURES A VAPEUR DE NEWTON ET DE READ · texte numérisé non relu

VOITURES A VAPEUR DE NEWTON ET DE READ

— de construire une voiture à vapeur ou « char flamboyant », comme il l'appelait poétiquement, dont il dessina lui-même une série de plans. Un jeune homme nommé Edgeworth s'intéressa dans TafiFaire, et, en 1768, publia un mémoire qui lui valut une médaille d'or de la Société des Arts. Il y proposait l'établissement de routes garnies de rails, sur lesquels les voitures eussent été traînées par des chevaux ou par des cordes enroulées sur un cabestan mû par la vapeur,

Nathan Read, dont il sera parlé plus loin à propos de

Fig. 46. — Voiture à vapeur de Read. 1790.

la tentative qu'il fit pour l'introduction de la navigation à vapeur, projeta et fit breveter en 1790, une voiture à vapeur dont le croquis donné (fig. 46) a été copié sur le grossier dessin joint à la demande de brevet. Dans la figure, AAAA sont les roues, BB des pignons portés sur les moyeux des roues d'arrière, qui sont mises en mouvement par le moyen des crémaillères G6 fixées aux tiges des pistons ; Co chaudière; DD tuyaux amenant la vapeur aux cylindres EE; FF châssis; H avant-train mobile^ manœuvré par un volant horizontal, au moyen des cordes ou chaînes IK, IK; WW robinets qui servent à interrompre au besoin l'arrivée de la vapeur et à en régler l'admission. Les tuyaux a, a, sont les conduits d'échappement, dont l'inventeur proposait de diri-

IM LA LOCOMOTITE.

aar l'ourertnre vers rarrière. afin d'alilîser rdfct de réaction (le la vapenr eipolsée {Tj.

Ilead flt un modèle de sa Toitnre â vapeur, qall t (luliliquemeot pr>iir essayer de w procurer les i iiixtmnire» k rexécalioii ; mais U semble i'étze s cM h la narigalioD à Tapeur, et De doDoa pas de suite à MM (tluriK,

Jittt'ju'alors on n'avait fait qac des projets. La première f!i|*i'tri(!iicef«'irieu»erutfaite,à ce que l'on croît, par an oOfi- <;iitr rrançaîfi, Mcolait-JusephCugDot, qni.en (769, constmï- %\l iinevoiturcà vapeur, que l'on fit foDCtionner en présence

<lii iiiiriiHli'c rli! la (guerre, le duc de Ghoiseul. Les fonds iii'tc^i'Muiinui avaient été fournis h l'inventeur par le comte de saxi!. KtiniiuraK*'! par le demi-succès de cette première locoinftUvc, il i-ti construisit, en 1770, une seconde (flg. 47), qae l'un jirtul voir mcorc au Conservatoire des arts cl métiers à l'aris.

{;i!tt« inucliine, lors de l'cxameQ que j'en ai fait réceminoiil, i^tail encore dans un excellent état. La voiture et le inMiiiJHnie sont solidement construits, soigneusement travailIf^H, et couatitucnt une œuvre digne d'éloges à tous les {loiulti tlti vue. (l'est une véritable surprise pour l'ingénieur, t\u trouver une aussi belle exécution dans l'ouvrage construit {iiir 11! mécanicien Brezin, il y a un siècle. Les cylindres A vupcur avaient 13 pouces de diamètre, et la machine était évidemment d'une grande puissance. Cette locomotive était itcHtinéo au transport de l'artillerie. Elle se compose de deux

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