LE COLONEL JOHN STEVENS
était celle de Trevithick & Vivian, à Merthyr Tydvil ; les chemins de fer eux-mêmes n'existaient encore que sous la forme des vieux tram-ways en bois des houillères. Et pourtant le colonel Stevens écrivait dans son mémoire : « Je ne vois rien qui puisse empêcher une voiture à vapeur de se mouvoir sur ses rails avec une vitesse de*100 milles à rheure* ; » et il ajoutait en note : « Cette vitesse étonnante est uniquement présentée ici comme possible. Il est probable que, dans la pratique, il conviendrait de ne pas dépasser 20 à 30 milles. C'est seulement par Texpérience qu'on peut résoudre cette question ; et je ne serais pas surpris de voir des voitures à vapeur marcher à la vitesse de iO à 50 milles par heure. »
Antérieurement, il avait adressé aux autorités compétentes un travail, dans lequel il recommandait avec instance l'adoption de ses projets de voies ferrées. Il proposait des rails en bois, recouverts au besoin par des plaques de fer, ou même entièrement en fer. Les roues des voitures devaient être en fonte et munies de rebords intérieurs destinés à les maintenir sur les rails. La machine devait être actionnée par de la vapeur à la pression de 50 livres, et fonctionner sans condensation.
Répondant aux objections de Robert R. Livingston et des commissaires de l'État de New-York, il entre dans des detailspluscirconstancies.il fixe de 500 à 1,000 livres le poids maximum à placer sur chaque roue ; il montre que les trains ou les « séries de voitures », comme il les appelle, circuleront avec autant de vitesse et de sécurité par la nuit la plus noire qu'en plein jour ; et il fait voir que les rampes des tracés qu'il propose n'offriraient qu'une faible résistance ; en un mot, il expose au public toute la question avec une telle exactitude de détails et une appréciation si évidente de sa véritable importance, qu'on ne peut lire ce remarquable document sans partager entièrement l'avis du président Charles King* : « Quiconque lira ce mémoire avec
i. 160 kilomètres.