‹ Histoire de la machine à vapeur (volume 2)Chapitre 92 sur 141 · Engtni-man, l'homme chaîné de la machine · texte numérisé non relu

Engtni-man, l'homme chaîné de la machine

UH LA LOCOMOTIVE.

UD salaire de 18 à 20 shillÎDgs par semaine. C'est là qu il devint Tami intime du célèbre William Fairbairo, alors apprenti dans le voisinage, à la grande hoaillère de Percy. Le 't père des chemins de fer « et le futur président de TAssociation britannique se remplaçaient parfois mutuellement dans leur travail, et discutaient souvent ensemble leurs nombreux projets. Ce fut à Willington Qnay que naquit, le 16 octobre 1803, son fils Robert, qui devint plus tard un ingénieur distingué.

L'année suivante Stepbenson se rendit à Killingworth, et devint garde-freins dans cette houillère; mais sa femme mourut bientôt ; il accepta alors la place de conducteur de machine dans une filature près de Montrose, en Ecosse. Au bout d'un an, il revint à pied à Killingworth avec ses économies (environ 28 liv. sterl.), en dépensa plus de la moitié pour payer les dettes de son père et donner un peu de bien-être à ses parents, puis reprit son ancienne place de garde-freins au puits de la mine.

Il apporta quelques améliorations utiles dans Tagencement des machines, consacrant ses heures de loisir à les étudier et à en projeter de nouvelles. Peu après il se fit connaître, en modifiant et réparant, à la Grande-Fosse, une vieille machine de Newcomen , qui ne fonctionnait pas d'une manière satisfaisante ; en trois jours de travail, il la remit en excellent état. Deux jours après que Stepbenson Feul réparée, la machine vint à bout d épuiser la fosse sur laquelle elle avait, pendant longtemps, travaillé sans résultat.

En 1812, Stepbenson fut nommé chef mécanicien de la Grande-Fosse de Killingworth, aux appointements de 100 liv. sterl. par an; et il fut chargé d'inspecter les machines de toutes les houillères exploitées par la Compagnie dite des « Grands-Alliés ». Ce fut là et à cette époque qu'il se mit à travailler méthodiquement au perfectionnement de ses connaissances et à l'éducation de son fils, et aussi qu'on commença à le considérer comme un inventeur. 11 était alors plein de vivacité et quelque peu enclin à la plaisanterie; souvent il faisait de très amusantes appli-

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