‹ Histoire de la machine à vapeurChapitre 16 sur 87 · Encyclopœdia americana · texte numérisé non relu

Encyclopœdia americana

2. Sister-ship ou vaisseau-sœur est le terme technique en usage en Angleterre pour désigner deux navires du même modèle, et en quelque sorte de la même famille. (N. du Tr.)

3. A Lost Chapter in the History of the steamboat, J.-H.-B. Latrobe, 1871 .

mais eu 1803 il obtint la remise en vigueur de la même loi en faveur de lui-même et de Robert Fulton, qui se trouvait alors en France, où il expérimeotait la navigation à vapeur, après avoir étudié les progrès réalisés en Angleterre et pris un brevet en Amérique.

Robert Fulton naquit en 1765. à Uttle Britain, comté de Lancaster (Pensylvanie). Il commença ses expériences

sur les roues à aubes eu 1779, alors que, n'étant encore qu'un enfant, il se trouvait en visite chez une tante qui demeurait sur les rives delà Conestoga', Daus sa jeunesse, il passait une grande partie de sou temps dans les ateliers du voisinage et apprit un moment le métier d'iiorloger; mais finalement il adopta la profession d'artiste etfit preuve d'une hai)ileté réelle dans la peinture des portraits. Pendant qu'à ce moment ses goûts le portaient vers les arts, on raconte qu'il fit de fréquentes visites à William Henry, dont

l. \oir Life of Fulton, Reigart.

nous avons déjà parlé. Il allait voir chez lui les tableaux de Benjamin West, qui, dans sa jeunesse, avait été en quelque sorte le protégé de M. Henry; et il est probable qu'il y vit aussi les modèles de bateaux à vapeur, que M. Henry montra en 1783 ou 1784 au voyageur allemand Schôpff. Dans ses dernières années, Thomas Paine, Tauteur du Sens œmmun, demeura quelque temps avec Henry, et plus tard, en 1788, il proposa au Congrès de prendre en main la question pour le bien du pays.

Fulton se rendit en Angleterre quand il eut atteint sa majorité, et étudia la peinture avec Benjamin West. Il passa ensuite deux années dans le Devonshire, où il rencontra ce même duc de Bridgewater, qui plus tard fut si prompt à tirer parti du succès de la Charlotte Dundas.

Pendant son séjour en Angleterre et en France, —où il alla en 1797 et résida quelque temps, — il est possible quil ait vu quelque chose des tentatives que Ton commençait alors à faire pour introduire la navigation à vapeur dans ces deux pays.

Vers le même temps aussi, — peut être en 1793, — Fulton abandonna la profession de peintre et devint ingénieur civil. En 1797, il se rendit à Paris et commença des expériences sur les torpilles sous-marines et les bateauxtorpilles. En 1801, il avait assez bien réussi dans cette voie pour causer une vive inquiétude en Angleterre, qui se trouvait alors en guerre avec la France.

Dès 1793, il avait proposé des projets de bâtiments à vapeur, tant aux États-Unis qu'au gouvernement anglais ; et il semble n'avoir jamais entièrement perdu de vue ce sujet*. Pendant qu'il était en France, il vécut avec Joël Barlow, qui, plus tard, fut connu comme poète et comme ambassadeur des États-Unis dans ce pays, mais qui alors était dans les affaires à Paris.

Comme il était sur le point de quitter la France, Fulton rencontra Robert Livingston (le chancelier Livingston, comme on l'appelle souvent), qui alors (1801) y représen-

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