‹ Histoire de la machine à vapeurChapitre 31 sur 87 · LA MACHINE COMPOUND · texte numérisé non relu

LA MACHINE COMPOUND

tation de la vitesse, une plus grande sécurité pour les passagei"s et une diminution des risques de la cargaison.

L'adoption de ces perfectionnements eut enfin pour résultat le dernier changement considérable apporté à la forme des machines marines, et une révolution qui, commencée dans les dernières années de cette période, ne s'acheva que dans la suivante. L'insuccès de Hornbiower, de Wolff et de plusieurs autres, qui avaient essayé d'introduire le système H compound » ou à double cylindre dans les machines établies à terre, n'avait pas convaincu tous les ingénieurs de l'impossibilité de trouver, dans une machine de cette espèce, un rival heureux au type alors en usage ; et les trois ou quatre steamers construits pour l'Hudson à la fin du premier quart du xix' siècle eurent, dit-on, un succès complet. Le Swiftsure et ses contemporains, dont les chaudières travaillaient à des pressions de 75 à 100 livres, se trouvaient en mesure de faire réussir ce genre de machines au point de vue économique. On en construisit de temps à autre quelques-unes entre 1825 et 1850 ; mais c'est seulement après la fin de la période dont nous étudions l'histoire dans ce chapitre que ce type fut définitivement admis. Toutefois ce progrès, le plus grand et Je dernier réalisé en ce qui concerne les machines marines, avait pris naissance très peu de temps après la mort de Watt ; et il fallut ainsi près d'undemi-sièclepour en amener la complète réalisation.

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