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Litt. : qui donne un coup brusque, une tape, un soufflet

183i par Zachariah Allen, qui employait une détente indépendante de la distribution. Le premier qui relia ainsi le régulateur avec la détente par déclanchement fut George H. Corliss; il en fit un des traits caractéristiques du distributeur auquel il donna son nom en 1849. En 1855, N.-T. Greene imagina une distribution comportant le mouvement de balancier de Sickels, la commande de la détente par le régulateur et des tiroirs plats à toutes les lumières d'admission et d'échappement.

Une foule d'autres dispositifs ingénieux ont été inventés pour produire la détente ; un grand nombre d'entre eux, lorsqu'ils sont bien construits, bien proportionnés, montés sur des machines bien établies, et convenablement manœuvres, peuvent donner des résultats économiques à fort peu près équivalents à ceux fournis par les appareils ci-dessus décrits. Parmi les plus intéressants de ces récents systèmes, on peut citer celui de Babcock & Wilcox, dans lequel on fait usage d'un petit cylindre auxiliaire, dont le piston est chargé de manœuvrer l'obturateur d'admission au momeLt voulu. Sur cette machine est monté un très beau modèle de régulateur isochrone, pour régler la vitesse de la machine en déterminant le point de détente.

Dans la machine de Wright, le régulateur agit sur des cames qui manœuvrent les soupapes d'admission, de façon aies maintenir ouvertes un temps plus ou moins long.

Comme la légèreté et le petit volume ne sont pas, dans les machines fixes, des conditions aussi essentielles que dans les locomotives, les locomobiles et les machines marines, on en dispose les organes uniquement en vue de l'effet à produire, et on en détermine la forme suivant les circonstances locales. L'usage était autrefois d'employer les machines à condensation dans les usines, et pour toutes les installations fixes. Généralement en Europe, et dans une certaine mesure aux États-Unis, lorsque l'eau est facile à trouver, les machines à condensation et à pression modérée sont encore en usage. Mais ce type tend peu à peu à disparaître devant la machine à haute pression, sans condensation et permettant une détente considérable, dont le

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degré est à chaque instaot délermiaé par le régillateur.

La machine la plus coDuue de ce genre est celle de Corliss, très répandue aui Étals-Unb, et que les constructeurs européens odI fort souyent reproduite. Elle est représentée ci-dessous (flg. 93).

Le cylindre, placé horizontalement, est solidement boulonné au bout du bâti, lequel est disposé de façon à transmettre le plus directement possible toute la fatigue au palier principal. Ce bâti porte les guides de la crosse du piston, qui sont tous les deuï dans un même plan Tertical. Les distributeurs sont au nombre de quatre : un d'admission et un d'échappement à chaque extrémité du cylindre. Les lumières sont ainsi très courtes, ce qui est une source assez notable d'économie. Les deux groupes de distributeurs sont manœuyrés par un excentrique agissant sur un disque ou plateau E (flg. 9/|), qui oscille autour d'un axe ûxé sur le cylindre et perpendiculaire à sa longueur. De courtes tringles, partant de ce plateau, vont se rattacher aux difTérents distributeurs DD, FF, auxquelles elles impriment un mouvement varié d'une façon toute particulière. Très rapide au début, qu'il s'agisse de fermer ou d'ouvrir une lumière, il devient

TBOBSTON. n. — ^

très lent quand cette lumière est presque ouverte . ou presque fermée. Cet effet est obtenu d'une façon fort ingénieuse en donnant aui chevilles du plateau une disposition telle, que la ligne parcourue par chacune d'dles devienne presque perpendiculaire à la direction des tringles des soupapes, quand on approche de la limite du mouTemenl. Les tringles qui rattachent le plateau aux bras des soupapes d'admission portent à leurs extré-

mités des cliquets qui se déclanchent, aussitôt gue le mouvement oscillatoire du levier du distributeur les amène au contact d'une came dont la position est déterminée par le régulateur. Ce dispositif permet à la vapeur d'accompagner le piston pendant plus longtemps quand la machine ralentit sa marche, et tend ainsi à lui rendre la vitesse convenable. Si au contraire cette vitesse est dépassée la soupape d'admission est dégagée plus tôt et la vapeur se détend davantage. Sitdt la soupape dégagée, elle est refermée par l'action d'un poids ou d'uu ressort puissant. Pour empêcher la production d'un choc au moment où la soupape s'arrête, on fait usage d'un appareil, inventé k l'origine par F.-E. Sickels sous le nom de dash-poi, ou frein.

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dont l'office est d'amortir ce choc. C'est un cylindre dans lequel un piston parfaitement ajusté vient pénétrer vers la fin de la course du distributeur. Ce piston est reçu par un matelas d'eau ou d'air contenu dans le cylindre. Siciiels employait l'eau et son dash-pot était un cylindre verticai dans lequel un plongeur venait s'abattre sur une petite masse d'eau contenue dans le fond. Le dashr-pot de Corliss est A air et on lui donne souvent une position horizontale.

Dans la machine de Greenc (flg. 95), il y a quatre dis-

Fig.85.-

tributeurs comme dans celle de Corliss. L'appareil de détente consiste en une barre A, qui reçoit de l'excentrique d'admission un mouvement parallèle à l'axe du cylindre et dont la marche coïncide presque avec celle du piston.

Sur cette barre soot des cames GG, portées par des ressorts et doDt la hauteur est réglée par le r^ulateur G. Ges cames agissent sur les bras BB, placés à rextrémité des arbres oscillants EE qui font mouvoir les dîstribaleurs d'admission ; elles restent en contact avec eux plus ou moins longtemps, et maintiennent ainsi la soupape ouverte pendant une portion plus ou moins grande de la course du piston. Les distributeurs d'échappement sont manœuvres par une bielle spéciale, mue elle-même par un excentrique, placé, comme c'est Tusage dans les machines de Gorliss et dans beaucoup d'autres, à angle droit sur la manivelle.

Par suite de Tindépendance de lexcentrique d'admission, et de la simultanéité de mouvement du piston et du distributeur, on peut, dans cette machine, faire commencer la détente en un point quelconquede la course, presque jusqu'à la fin de celle-ci. La disposition ordinaire dans laquelle les distributeurs d admission et d'échappement sont commandés par le même excentrique ne permet au contraire de faire varier le point de détente que dans les limites de la première moitié de la course du piston. Dans la machine de Gorliss, si cette dernière combinaison a été conservée, c'est en partie pour avoir le moyen de fermer les distributeurs par action directe, au cas où, par quelque accident, la fermeture ne pourrait être effectuée par le poids ou le ressort habituellement chargé de cette opération.

Le tiroir d'admission de la machine de Greene, tel que l'auteur de ce livre l'a conçu , est représentée dans la figure 96, couvrant la lumière D : GH tiroir du cylindre AB, mil par la tige JJ, reliée à l'arbre oscillant M par le bras LK. La ligne Kl prolongée couperait la face inférieure du tiroir en sou point milieu, au-dessous de G.

Les traits caractéristiques de la machine fixe américaine sont donc : haute pression, pas de condensation, détente par déclanohenient commandée par le régulateur, grande vitesse de piston « construction légère et solide tout & la fois. La pression la plus Jiabituello pour ce genre de machines

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