‹ Histoire de la machine à vapeurChapitre 38 sur 87 · ALBAN · texte numérisé non relu

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système de Woolf, et adopta une pression de 1 ,400 livres avec une détente portant Texpansion jusqu'à huit fois le volume primitif. Pour un autre moteur encore, destiné à un Î3âtiment à vapeur, Perkins adopta, ou proposa d'adopter une pression de*2,000 livres avec interruption de l'admission au sixième de la course dans des machines à simple effet, dont le cylindre avait 6 pouces de diamètre et le piston 20 pouces de course. Mais la vapeur ne conservait pas dans le cylindre la pression qu'elle avait dans la chaudière, et la puissance obtenue ne fut évaluée qu'à 30 chevaux ^

Après avoir décrit les travaux de Perkins sur les perfectionnements de la machine et l'artillerie à vapeur,

Stuart ajoute : « Nul autre mécanicien de nos jours

n'a fait plus que lui pour éclairer une branche obscure de la physique, par une série d'expériences dangereuses, coûteuses et difficiles ; il n'est personne dont les travaux aient plus mérité d'être encouragés et qui, pourtant, ait moins reçu d'encouragements. Même dans leur état actuel, ces expériences ouvrent un champ nouveau aux recherches physiques, et ces études mécaniques conduisent à adopter des règles nouvelles dans les proportions, la construction et la forme des organes des machines à vapeur. »

La vie de Perkins ne fit pas exception à la loi générale, qui refuse à presque tous les inventeurs la récompense que mériteraient les bienfaits dont ils comblent l'humanité.

Quelques années plus tard, un autre ingénieur réussit également à faire travailler la vapeur à des pressions beaucoup plus élevées que celles en usage aujourd'hui. C'était le docteur allemand Ernest Alban, constructeur de machines distingué, de Plan en Mecklenbourg, grand admirateur d'Olivier Evans, et qui alla fort loin dans la voie ouverte par ce hardi pionnier. En 1843, il décrivit un système de construction des chaudières et des machines,

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