GcUloway and Hébert, On the steam-engine. Londres
qui lui permettait d'employer la vapeur ô des pressions à peu près égales à celles dont Jacob Perkius, successeur américain d'Evaus, s'était servi daus ses expérieDces. Le traité d'Aiban fut traduit et imprimé eu Angleterre* quatre ans plus tard.
Alban fit usage, dans certains cas, de vapeur à 1,000 livres de pression (par pouce carré, soit environ 65 atmosphères). Ses chaudières étaient semblables comme forme générale à celle qu'avait fait breveter Stevens en 1805; mais les tubes étaient horizontaux au lieu d'être placés verticalement. Avec 1 livre de charbon, il vaporisait de 8 à 10 livres d'eau, à 600 ou 800 livres de pression. Il dit n'avoir pas éprouvé, dans ses expériences, la difficulté qui, un moment, embarrassa Perkins : la décomposition des substances employées pour lubrifier le cylindre et le piston. Il constata même que le lubrifiage était moins nécessaire à ces hautes pressions que dans les conditions ordinaires. Le plus souvent, Alban faisait détendre la vapeur à peu près autant qu'Evans, en partant d'une pression de 150 livres et coupant l'admission au tiers de la course. Il adopta pour le piston une vitesse de 300 pieds par minute, beaucoup plus grande que celle alors en usage, qui ne dépassait pas 200 pieds. Habituellement ses machines étaient oscillantes, et rarement à condensation. Son distributeur était le tiroir de locomotive*. La course était courte, afin d'avoir solidité, faible volume, bon marché et grande rapidité de rotation. Mais Alban ne semble pas avoir compris les principes qui régissent la forme et les proportions de la machine à détente, ni la nécessité d'adopter une expansion prolongée pour une marche économique, quand on se sert de vapeur à haute pression; il est probable qu'il ne se rendait pas non plus compte des avantages d'une longue course, qui réduit les pertes dues aux u espaces morts », et les
1. The High-Pressure Steam Engine, etc., byD' Ernest Alban. TransUted by William Pôle, F. R. A. S.- Londi-cs, 1847.