‹ Histoire de la machine à vapeurChapitre 40 sur 87 · Inventé par Joseph Maudsley, de Londres · texte numérisé non relu

Inventé par Joseph Maudsley, de Londres

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inconvénients provenant de réchauffement des coussinets, et permet de donner de grandes vitesses au piston. II ne paraît pas être jamais allé, sous ce rapport, assez loin pour constater que le cylindre oscillant cesse d'être praticable avec des vitesses encore parfaitement admissibles avec le cylindre fixe.

Alban assure qu'une de ses plus petites machines, dont le cylindre avait k pouces 1/2 de diamètre et le piston 1 pied de course, avec une vitesse de 110 à 160 pieds par minute seulement, développait une force de 4 chevaux, en brûlant 5,3 livres de charbon par heure et par cheval. C'est là un bon résultat pour une si petite puissance et pour une machine fonctionnant avec une aussi faible vitesse de piston. Une autre machine de 30 chevaux, qui marchait aussi très lentement, ne consommait que 4,1 livres de • charbon par cheval et par heure.

Toutefois Perkins et Alban, comme leurs prédécesseurs Evans, Stevens et Trevithick, étaient des ingénieurs fort en avance sur leur temps. La pratique générale , jusqu'au commencement de la période moderne de raffinement, ne s'élait approchée que lentement des résultats que nous venons de décrire. On n'arriva que progressivement à l'adoption des hautes pressions, des grandes vitesses de piston et d'une détente considérable. Plus tard les causes des pertes de chaleur furent découvertes, et l'emploi des chemises de vapeur et des enveloppes non conductrices devint de plus en plus général, à mesure que les constructeurs acquéraient plus d'expérience. La machine Compound fut adoptée de temps à autre; et chaque essai nouveau de la haute pression et de la grande détente rapprochait du succès final.

Enfin l'on finit par reconnaître l'utilité de chacun de ces procédés pour une marche économique, et par en analyser les effets. Il ne resta plus dès lors, comme dernier pas dans cette voie du progrès, qu'à combiner toutes ces conditions dans une machine avec chemise de vapeur, bien protégée par des enveloppes non conductrices, employant la vapeur à haute pression, avec une détente consi-

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dérable et une grande vitesse de piston. C'est ce que font maintenant les meilleurs constructeurs.

Un des plus beaux exemples de ce type de machines, c'est celui qu'ont adopté les fils de Jacob Perkins, qui continuèrent l'œuvre de leur père après sa mort. Leurs machines sont à simple efTet, et le petit cylindre, ou cylindre de haute pression, est placé au-dessus du grand, où la vapeur agit h pression basse. Les distributeurs sont manœuvres par des axes tournants, et l'on évite ainsi les pertes de chaleur et le brûlement des garnitures. Les stuffmg-boxcs sont placés à l'extrémité de longues gaines verticales entourant les tiges des distributeurs; l'eau de condensation qui se rassemble dans ces gaines protège très efficacement les garnitures contre l'effet des températures élevées de la vapeur. Les anneaux du piston sont confectionnés avec un alliage spécial qui n'a pas besoin d'être lubrifié.

La vapeur est ordinairement employée à la pression de 240 livres ; on la produit dans des chaudières composées de petits tubes de 3 pouces de diamètre et de 3/8 de pouce d'épaisseur, qui sont éproi^és k une pression de 2,500 livres par pouce carré. La soupape de sûreté est généralement chargée à iOO livres. La chaudière est alimentée au moyen d'eau distillée obtenue principalement par la condensation de la vapeur d'échappement; le surplus est fourni par un appareil distillatoire spécial. Dans ces conditions, on ne brûle plus que 1 livre 1/2 de charbon par cheval et par heure.

La machine d'épuisement en usage aujourd'hui a passé par une série de transformations analogues à celles qu*a éprouvées la machine motrice pour usines. La machine de Cornouailles est encore employée parfois pour fournir l'eau à quelques villes, et on la conserve aussi pour les mines très profondes. Elle diffère très peu de ce qu'elle était au temps de Watt, sauf dans les proportions de ses différentes parties et dans quelques détails des formes. On emploie des pressions qu'on n'avait jamais atteintes pendant la période précédente; et, par un ajustement soigneux des

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