POMPES A VAPEUR
Quelquefois oa donne à ces pompes des dimensions considérables, et on s'en sert pour élever l'eau dans des conditions où jadis on considérait la raacliine de Cor-
nouailles comme seule applicable. Le dessin ci-dessus {flg, 99) représente une machine élévatoue de ce genre, établie pour le service des eaux d'une ville. Elle est à action directe et à deux cylindres. Les cylindres A et B'soat placés sur le prolongement l'un de l'autre; ils fout marcher une
H\C1(INES ACTUELLES
pompe F et act onuent leurs propres pompes à air DD au mojen d un balj c er LU rel é aux p stoDs par des
tiges IK. La \apeur sortant du petit cylindre A se détend dans le graud B, et va de lu au condenseur. Les tiroirs NU
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sont mus par l'appareil L, manœuvré lui-même par la tige du piston d'une deuxième paire de cylindres semblables, placés à côté des premiers. Ces tiroirs sont déchargés par les compensateurs RQ, suspendus à des tiges OP, qui leur permettent d'en suivre le mouvement. Le tiroir de chaque machine étant commandé par la tige du piston de l'autre machine, on voit qu'elles fonctionnent alternativement, l'une donnant un coup de piston pendant que l'autre est immobile, puis s'arrétant elle-même un instant, tandis que le piston de l'autre accomplit sa course.
L'eau arrive à la pompe par le tuyau d'aspiration E, y pénètre par les soupapes VV et sort par les soupapes de refoulement TT, pour se rendre aux réservoirs par la conduite G, au-dessus de laquelle on voit une chambre à air qui aide à maintenir une pression uniforme. Cette machine fonctionne sans bruit et avec une grande douceur ; elle est solide, peu coûteuse et son rendement est excellent.
Aujourd'hui les machines élévatoires à balancier sont presque toujours pourvues d'une manivelle et d'un volant, et très souvent sont du type compound. Le dessin ci-dessous en représente une de cette espèce (fig. 101)..
A et B sont les cylindres, reliés par des bielles et un parallélogramme CD au grand balancier de fonte EF. A l'extrémité opposée de celui-ci» la bielle G fait tourner une manivelle H avec un volant LM, qui, réglant le mouvement de la machine et la longueur de la course du piston, empêche les accidents qui pourraient arriver si ce piston frappait les fonds du cylindre. Le balancier est supporté par d'élégantes colonnettes en fer qui, avec l'ensemble des cylindres, de la pompe et du volant, reposent sur une solide fondation en maçonnerie. La maîtresse -tige I actionne une pompe à double effet J, et la résistance au refoulement est régularisée par une chambre à air K, dans laquelle le niveau du liquide monte ou descend quand les pressions tendent à varier. Un arbre N, qui reçoit du volant un mouvement de rotation, porte des cames 0, P, qui font mouvoir les tiges qu'on voit immédiatement au-dessus et les soupapes que ces tiges commandent. Entre les cylindres
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et les colonnes qui soutiennenl le balancier se trouve un puits, dans lequel sont placés le condenseur et la pompe à air. La vapeur est employée h une pression de 60 à 80 livres, et se détend de six à dix fois sou Tolume ÏDitial.
Un modèle plus récent de macliioe élévatoire à balancier et à deux cytîudres est celui qu'a imaginé et établi K.-D, Leavitt jeune, pourle service des eauxdeLyoQ (Hassaclmsetts) , cl que représcnteut la planche XI et la ûgure 102. Les deux cylindres sont inclinés, rapprochés à leurs bases, et attaquent les deux hauts du balancier. A leur sommet une soupape est placée à chaque extrémité du tube ft vapeur qui les réunit. Eu bas, au contraire, une seule soupape sert à la fois pour l'échappement du cylindre à haute pression et l'admission dans celui de basse pression. Les pistons se meuvent en sens opposés et la vapeur sortant du cylindre à haute pression se rend directement dans i'eitrémité de l'autre qui est la plus voisine. La pompe, du système Il Thames Ditlon », foulante et élévatoire, s'emplît pendant l'ascension du piston et refoule ce volume d'eau moitié pendant ta descente du piston, moitié pendant