‹ Histoire de la machine à vapeurChapitre 43 sur 87 · POMPES A VAPEUR · texte numérisé non relu

POMPES A VAPEUR

l'ascension suivante. Le rendement de cette machine, mesuré par une commission d'ingénieurs, a été évalué à 103,923,215 livres-pieds pour 100 livres de charbon brûlé. Or le rendement d'une machine assez bonne est habituellement de 60 â 70 millions.

Dans la machine représentée, les cylindres ont respecU-

Fig. lOï. — Machina éléTatoi

vement 17 et demi et 36 pouces de diamètre; la course des pistons est de 7 pieds. La capacité de la pompe est d'environ 195 galloDS, et elle rend 96 pour 100. La pression de la Vapeur est de 75 livres par pouce carré, en sus de la pression atmosphérique, et la détente de 1 à 10. Les chaudières sont à simples tubes horizontaux; par livre de charbon, elles vaporisent 8,58 livres d'eau, prise à la température de 98" Fahrenheit.

Chaudières. — La vapeur fournie aui diyerses sortes de machines fixes que nous venons de décrire est produite dans des chaudières de formes extrêmement variées. Le

type employé dans chaque cas particulier est déterminé en tenant compte : 1° de Taugmentation de prix d'achat qu'entraîne remploi des hautes pressions, auxquelles on a recours pour économiser le combustible ; 2*> de la plus ou moins grande nécessité de se mettre à Pabri des explosions; 3« de la nature de Peau d'alimentation employée; 4° des facilités locales d'entretien et même du caractère des ouvriers entre les mains desquels l'appareil doit être placé.

Gomme on l'a vu, les modifications qui ont signalé la croissance et le développement progressif de la machine à vapeur ont été accompagnées d'autres modifications tout aussi remarquables dans la disposition des chaudières. Au début, la vapeur agissait dans le récipient même où elle était produite. Plus tard, le générateur fut séparé de la machine et organisé spécialement en vue des fonctions particulières qu'il avait à remplir; puis sa forme subit une série de transformations sous l'action des causes indiquées ci-dessus.

Lorsqu'on commença à appliquer couramment la vapeur et que les hautes pressions devinrent nécessaires, les formes données aux chaudières étaient à peu près sphériques, ellipsoïdales ou cylindriques. Ainsi les chaudières de de Caus (1615) et du marquis de Worcester (1663) étaient sphériques ou cylindriques; celles de Savery (1698) étaient cylindriques ou ellipsoïdales. Quand l'invention de la machine Newcomen eut ramené l'emploi des basses pressions, les chaudières reprirent des formes irrégulières, jusqu'à ce qu'au commencement du siècle actuel on se retrouvât obligé d'en augmenter la solidité. Le métal dont on se servît d'abord fut souvent le cuivre; maintenant c'est habituellement le fer forgé et quelquefois l'acier.

On peut diviser les systèmes actuels de chaudières en trois classes : les chaudières simples, à foyer intérieur et tubulaires. La chaudière cylindrique simple ou ordinaire est le seul représentant du premier type qui soit d'un usage général. Elle est exactement cylindrique, avec fonds plats ou hémisphériques, et le plus souvent munie d'un dôme dans lequel se fait la prise de vapeur. Cette augmentation

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