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CHAUDIÈRES

du réservoir de vapeur permet aux particules de liquide, que le fluide tient toujours en suspension, de s'en séparer plus ou moins complètement.

Les chaudières à foyer intérieur sont fréquemment cylindriques, et contiennent un ou plusieurs carneaux, également cylindriques, qui traversent de bout en bout audessous du niveau de Teau et sont parcourus par les gaz du foyer; ils donnent une surface de chauffe plus considérable que les chaudières simples. Le diamètre de ces chaudières est habituellement de 30 à kS pouces, et leur longueur, d'un pied environ par chaque pouce de diamètre. Il en est toutefois qui ont 100 pieds de long et même davantage. La chaudière est en tôle, d'un quart à trois huitièmes de pouce d'épaisseur, avec des têtes hémisphériques, ou plates mais solidement étayées. Le tout est enveloppé d'un briquetage. Ces chaudières sont employées quand le combustible n'est pas très coûteux, ou bien quand les frais de réparation seraient considérables, ou encore quand l'eau d'alimentation est impure.

On donne le nom de chaudières de Cornouailles à des chaudières cylindriques avec un foyer intérieur, placé dans un carneau qui les traverse longitudinalement, parce que l'on croit généralement que c'est dans le Cornouailles qu'elles ont été employées pour la première fois. Il est probable pourtant qu'elles furent imaginées d'abord aux États-Unis, avant 1786, par Olivier Evans, qui dès cette époque en faisait usage. Le diamètre du carneau est en général les 0,5 ou 0,6 de celui de la chaudière.

Les chaudières à deux carneaux longitudinaux sont dites chaudières du Lancashire. Ce type est dû également à Olivier Evans. Le diamètre des carneaux est alors le tiers de celui de la chaudière. On emploie souvent encore plusieurs carneaux d'un petit diamètre, et quand il est nécessaire d'augmenter davantage la surface de chauffe, on les remplace par des tubes de 1 pouce un quart à 4 ou 5 pouces de diamètre.

Les carneaux sont ordinairement construits en feuilles de tôle réunies par des rivets, par la même méthode

lis MACHINES ACTUELLES.

que l'enveloppe extérieure de la chaudière. Od les fabrique quelquefois par soudure, en Angleterre, mais rarement, ou même jamais, aux États-Unis. Les tubes sont au contraire toujours obtenus par l'euroulement d'une feuille de métal, soudée ensuite à recouvrement. De petits tubes furent employés pour la première fois aux Élats-Unis vers 1785.

Dans les chaudières de locomohiles, de locomotives et

licala du BiLcJCk o

de machines marines, le foyer doit être disposé à l'intérieur même de l'appareil, et non plus, comme dans les chaudières flxes ci-dessus décrites, dans un fourneau extérieur en briques. La flamme et les gaz ne se reudent plus alors du foyer ou de la boite à feu à la cheminée par des conduits en briques, comme c'est souvent le cas

CHAUDIËRES, 119

dans le système précédent. Ils sout toujours amenés à la boite à fumée à travers des carneaux ou des tubes. Ces chaudières sont aussi quelquefois employées avec les machines fixes. La figure 103 donne la coupe d'une chaudière de cette espèce, telle qu'on la représente ordinairement dans les dessins d'ateliers.

La circulation de l'eau est assurée dans ces chaudières au moyen d'écrans qu'on voit dans te dessin, et qui forcent l'eau à se mouvoir comme l'indiquent les flèches. Les tubes sont fréquemment en laiton ou en cuivre, pour assurer la prompte transmission de la chaleur à l'eau et permettre de réduire la surface de chauffe et les dimensions de la chaudière. La boite à vapeur est aussi vaste que possible pour atténuer les entrai neraents d'eau. Ce type, inventé par Nathan Read, de Salem (Massachusetts), en 1791, et breveté en avril de cette même année, fut le premier échantillon des chaudières tubulaîres.

La chaudière de locomotive (lîg. iDk) est caractérisée, comme la précédente, par une boite à feu métallique, qui

est disposée à une de ses extrémités, et par une série de tubes, par lesquels les gaz se rendent directement à la boite à fumée. Solidité, petit volume, grande puissance de production de vapeur, économie de combustible, prix modéré et agencement facile avec les organes moteurs de la machine, tels sont les avantages que procure ce dispositif, employé fréquemment aussi pour les machines fixes et locomobiles. Il a été invent^en France par M. Séguin, en Angleterre par Booth, et George Stephenson en a fait usage à peu près vers la même époque (1828 ou 1829).

L'effet utile d'une chaudière dépendant de l'étendue de la surface de chauffe rapportée à Tunité de poids de combustible brûlé dans un temps donné, ou ordinairement du rapport des surfaces de grille et de chauffe, on emploie quelquefois des expédients particuliers, ayant pour objet d'accroître la surface de chauffe, sans changer la forme de la chaudière et sans en augmenter proportionnellement le prix de revient.

Une de ces méthodes consiste dans l'emploi des tubes

Fi g. 105.

coniques de Galloway (flg. 105). L'usage en est très fréquent en Angleterre, mais aux États-Unis on ne les rencontre que fort rarement. La chaudière de Cornouailles, à laquelle ils sont ordinairement adaptés, se compose d'un gros corps cylindrique de 6 pieds ou même plus de diamètre, contenant un carneau de dimensions moitié moindres, ou quelquefois deux, dont chacune a pour diamètre le tiers de celui de la chaudière elle-même. Dans ces générateurs, le rapport de la surface de chauffe à la surface de grille est très faible, et les gros carneaux sont exposés à s'écraser. Pour faire disparaître ces inconvénients, MM. Gai-

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