‹ Histoire de la machine à vapeurChapitre 45 sur 87 · CHAUDIERES · texte numérisé non relu

CHAUDIERES

loway oDt introduit dans les carneaux des tubes d'élai de forme conique, disposés verticalement ou inclinés, le gros bout en haut. La surface de chauflFe est ainsi beaucoup augmentée et les chances d'écrasement fort réduites. Les mêmes résultats sont obtenus par un autre dispositif, dû encore à Galloway, et que Ton trouve parfois combiné avec le précédent dans une seule et même chaudière. Les parois du carneau portent des « poches » qui font saillie à l'intérieur.

Un autre système est celui de Tingénieur américain Miller, qui entoure, avec des tubes remplis d'eau, le foyer des chaudières cylindriques et autres. Les « économiseurs de combustible » de Green et autres consistent en des groupes de tubes analogues, disposés dans les carneaux entre le générateur et la cheminée.

L'usage des chaudières « à compartiments » se généralise peu à peu, en même temps que celui des hautes pressions, à cause de la plus grande garantie qu'elles offrent contre les explosions désastreuses. Le premier exemple pratique d'un générateur de cette espèce fut probablement la chaudière du colonel John Stevens de Hoboken (New-Jersey). Le docteur Alban qui, quarante ans plus tard, essaya de faire adopter par le public ce type de générateur, et en construisit un grand nombre d'exemplaires, ne réussit pas. Leur introduction, comme celle de tous les changements radicaux dans les machines, a été lente; et c'est seulement dans ces derniers temps que leur fabrication est devenue une branche importante d'industrie.

Une commission de l'Institut américain, dont l'auteur était président, examina, en 1871, plusieurs chaudières de ce type et du système ordinaire et les éprouva avec beaucoup de soin. Dans leur rapport, les commissaires exprimèrent (( la confiance que l'usage de ces chaudières contribuerait beaucoup à faire disparaître ce sentiment universel d'inquiétude, qui rend inadmissible dans bien des cas la présence des machines à vapeur. On arrive graduellement à écarter les défauts inhérents à ce système de construc-

tion : difficultés d'inspecter la chaudière, d'en régler l'action, etc., et la commission est convaincue que le temps est proche où l'usage en deviendra général, à l'exclusion des formes de générateur plus anciennes et plus dange* reuses. »

Les résultats économiques fournis par ces chaudières, pour un même rapport de la surface de chauflfe à la surface de grille, sont égaux à ceux que donnent les autres types. En fait, ce rapport est d'ordinaire quelque peu plus grand dans les chaudières à compartiments, et l'économie de combustible qu'elles procurent surpasse souvent celle fournie par les autres systèmes. Leur principal défaut est la petite quantité de vapeur et d'eau qu'elles peuvent contenir, ce qui rend extrêmement difficile d'obtenir des pressions constantes. Il faut, autant que possible, régler automatiquement l'alimentation et le tirage, et n'injecter dans la chaudière que de Peau déjà chauffée à la plus haute température qu'on peut obtenir. Le bon fonctionnement dépend ici, plus que dans les autres cas, de l'habileté du chaufi'eur; et, pour l'obtenir, la vigilance et l'adresse lui sont également indispensables.

On a imaginé beaucoup de variétés de ces chaudières. Walter Hancock en construisit une pour ses voitures à vapeur, composées de plusieurs compartiments. plats, constitués eux-mêmes par des tôles entretoîsées; vers le même temps (1828), sir Goldworthy Gurney établissait pour le même objet des chaudières consistant en un réservoir de vapeur et un réservoir d'eau superposés, communiquant par des tubes repliés en forme de triangle et exposés à la chaleur des gaz du foyer. Jacob Perkins fit beaucoup d'expériences sur l'emploi des très hautes pressions, et en 1831 il fit breveter une chaudière de ce genre, dont les surfaces les plus voisines du foyer étaient des tubes en fer, qui servaient en même temps de barres pour la grille. La plus grande partie de l'eau et de la vapeur étaient contenues dans une chambre relativement vaste, dont les parois étaient solidement main-

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