DÉTENTE
générales que dans l'agencement des parties, et, pour tous les organes, des formes et dimensions qui leur permettent de résister sûrement aux eflforts auxquels ils peuvent être exposés;
b. Une disposition d'ensemble conforme aux règles qu'une saine pratique a fait admettre;
c. L'adaptation de la machine, comme dimension et puissance, à la besogne spéciale qu'elle est destinée à accomplir. Il arrive parfois que les exigences de la pratique conduisent à sacrifier l'économie de combustible.
2° Il faut ensuite^une bonne construction,ce qui implique :
a. L'emploi de bons matériaux;
b. Une exécution soignée;
c. Un ajustage et un montage précis.
3° Une connexité complète entre la machine et son travail, afin qu'elle puisse l'exécuter dans les conditions prévues.
Z^o £n6n une conduite habile de la part du chauffeur et du mécanicien.
En général, on peut dire que, pour assurer le maximum d'effet utile, la vapeur doit être employée à aussi haute pression que possible, et que la détente doit être prolongée jusqu'au point au delà duquel elle cesserait d'être économique, eu égard à la pression à la chaudière*. Il y a même moins d'inconvénients à dépasser ce point qu'à couper la vapeur trop tôt. Une détente considérable entraîne l'emploi de la chemise de vapeur et d'une surchauffe modérée, pour combattre des pertes excessives par condensation intérieure et revaporisation ; l'expansion doit se faire dans deux cylindres, sinon les organes deviennent très lourds, les mouvements irréguliers et les frottements considérables.
Les surfaces extérieures doivent être soigneusement
1. Dans les machines à un cylindre à haute pression, l'indice de détente correspondant à la marche la plus économique, est représenté à peu près
pai' la formule |V^P, dans laquelle P est la pression en livre par pouce
carré; il dépasse rarement 0,75 \/p. Ces chiffres peuvent être augmentés pour les machines à deux cylindres. .
garanties par des substances isolantes contre les pertes de chaleur par rayonnement et conductibilité. Il est surtout nécessaire de réduire la contre-pression et d'obtenir un vide très complet, sans surcharger la pompe à air, si l'on veut que la détente produise son maximum d'effet; et il devient alors indispensable que les espaces nuisibles soient très réduits et la distribution bien étanche.
La vitesse du piston sera la plus grande qu'on puisse lui donner sans danger.
La détente doit être simple. Le mieux est peut-être qu'elle soit commandée par le régulateur. L'admission doit se fermer rapidement, mais sans choc, et le tiroir doit être équilibré, ou bien organisé de telle sorte que son mouvement soit facile, et qu'il ne soit pas exposé au grippement ou à Tusure.
L'action du régulateur doit être prompte et efficace ; ii ne faut pas que le régulateur oscille, ce qui amènerait des irrégularités de marche souvent plus nuisibles que celles qu'il est chargé de prévenir
Le frottement doit être réduit autant que possible, et toutes les précautions prises pour économiser les lubrifiants autant que le combustible.
Les principes de la construction des chaudières sont extrêmement simples, et, quoique des essais soient tentés chaque jour pour en obtenir de meilleurs résultats, en variant la forme et la disposition de la surface de chauffe, les meilleures chaudières de presque tous*les bons constructeurs sont, dans la pratique, d'une valeur égale, en dépit de leurs formes très diverses.
Dans l'établissement d'un générateur, l'ingénieur doit évidemment s'efforcer d'atteindre les résultats suivants :
!• Combustion complète sans excès d'air;
2<» Température du foyer aussi élevée que possible ;
30 Surfaces de chauffe disposées de telle façon que, sans nuire au tirage, la chaleur disponible soit complètement utilisée;
4° Formes simples, ne comportant ni difficultés d'exécution, ni dépenses exagérées ;