‹ Histoire de la mâedecine et des doctrines mâedicalesChapitre 16 sur 119 · IV. — CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

IV. — CONCLUSIONS

Le mysticisme médical et lathéurgie ont régné et régnent encore, comme doctrine thérapeutique, dans tous les pays. Ils vivront toujours.

C'est la médecine primitive des peuples encore au début de la civilisation, comme elle est celle de l'ignorance et de la superstition chez les peuplades sauvages qu'une science réelle n'a pas encore éclairés et on la retrouve chez tous les individus d'esprit faible et peu cultivé. Très-favorisée par le polythéisme et par la théocratie, elle fuil devant la lumière des sciences modernes, et si elle trouve des adeptes au milieu de pays civilisés comme le nôtre, c'est en secret et dans

les bas-fonds de la société ignorante. Elle se mêle parfois aux saines doctrines, à petites doses, en quelque sorte, et la médecine, telle que nous la pratiquons, a encore sa petite part de merveilleux et d'influences occultes. Ici, seulement, le mysticisme est l'appoint de la doctrine, au lieu d'en être la base, et, sans croire qu'on puisse jamais le faire disparaître entièrement, il est certain que son influence diminuera de jour en jour, par le fait même des progrès de la science. Sous ce rapport, l'histoire du passé nous montre ce que doit être l'avenir.

BOUCHUT.

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