‹ Histoire de la mâedecine et des doctrines mâedicalesChapitre 88 sur 119 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

applications, méthodes et decouvertes nées de l'empirisme moderne

En opposant les droits de l'observation et de l'expérience aux abus que le dogmatisme avait faits du raisonnement et de l'hypothèse, l'ancien Empirisme avait jeté les bases de la méthode qui est pour les sciences la plus solide barrière à opposer aux fantaisies des faux savants. — Ses exagérations l'ont malheureusement déconsidéré. En poussant son principe à l'extrême, il a fini par ne se recruter de partisans que clans la foule des ignorants qui, prenant la parole en son nom, ont abrité leurs inepties sous le couvert de ce grand mot d'expérience.

L'Empirisme moderne, moins exclusif que son aine, a cru mieux taire en s'alliant à l'induction dans sa recherche du progrès scientifique, mais alors, comme je l'ai déjà dit, l'Empirisme qui raisonne n'est plus l'empirisme et devient une forme du rationalisme. — Jamais, jamais les rationalistes n'ont banni l'expérience et l'observation de leurs moyens d étude. Il n'y a que les esprits faux qui se passent d'observer attentivement les phénomènes dont ils raisonnent, et il y a autan t'a craindre des faux esprits qui expérimentent que de ceux qui dogmatisent.

Quoi qu'il en soit, l'Empirisme, dans la stricte acception du mot, avec tout le dédain qu'il semble appeler sur lui, a rendu de grands services à la science médicale. Il peut lutter avec avantage contre toutes les autres doctrines, car il se présente à l'observation impartiale avec trois des plus grandes choses de la médecine : la ttosogra-

phie ou pathologie descriptive; le pronostic et la plus grande

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