‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 102 sur 327 · CHAPITRE DEUXIÈME un · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME un

gueules (i). Ce mariage donna lieu à la satire parce que Suzanne de Vipart, étant au couvent des Filles-Dieu, avait été l'objet d'une tentative d'enlèvement. Elle était très riche et fort belle [2). Loret commenta ainsi cette affaire.

L'aimable et riche Sainte-Croix Que jadis le sieur de Charmois Voulut, par force et par contrainte Enlever d'une maison sainte Voulant chasser de son esprit Les maux qu'alors elle souffrit Et changer en chères délices Ses souffrances et ses suplices, Par prévoyance ou par amour, S'en va, dit-on, au premier jour.

Devant prestre et devant notaire, Epouzer Monsieur Montataire (3).

La petite vérole lui ravit sa grande beauté, au mois de septembre 1652, après un an de mariage. Son mari ne pouvait se consoler de cette disgrâce que Loret a très agréablement racontée.

La maladie aveugle et folle Qu'on nomme petite vérole, A rigoureusement traité La bonne grâce et la beauté De Madame de Montataire, Dont la face charmante et claire Et les apas chastes et doux Plaizoient tant à son cher époux Que la voyant très fort changée.

Par cette vérole enragée Il ne peut voir ce changement Sans soupirer à tout moment.

Sa grâce n'est plus si jolie, Sa peau si blanche si polie,

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