Courcelles, Dict. Universel de la Noblesse, t. m, p
, j LA MAISON DE MADAILLAN
Madaillan. C'est lui que Monluc, à tout propos, désigne ainsi : " Monsieur de Madaillan qui est mon lieutenant. // Madaillan l'accompagne partout : c'est un de ses plus dévoués officiers (i).
A la page S du tome m des Commentaires, M. le baron de Ruble, dit que le lieutenant dont parle Monluc était : « Louis de Madaillan, te scigneurde Montataire... plus tard enseigne de Lauzun, gentilhomme K de la chambre du roi, gouverneur des Cévènes, colonel des compa- K gnics françaises en Languedoc en 1574. Sa femme Marguerite de Fay, « était proche parente de Coligny. »
Les qualifications données, dans cette note, h Louis de Madaillan, sont exactes, sauf la plus importante pour nous : celle de lieutenant de Monluc — au moins pendant la période des guerres religieuses dans notre province. Et comment aurait-il pu servir, sous le farouche chef catholique, ce Montataire marié à une nièce de Coligny, à cette Marguerite de Fav, si connue par son ardent prosélytisme, dont le premier acte fut d'entraîner son mari dans la Réforme (2) ? La France protestante dit que Louis de Madaillan fut le premier de sa famille qui abjura le catholicisme (3).
J'ai donné (dit Monluc) au seigneur de Madaillan et à son Jrcre qui est mon lieutenant, ung cheval d'Espaigne qu'il ne laisseroit pour quatre cens escus, ny son frère son coursier pour cinq cens I4).
...Monsieur de Madaillan... estoit allé à l'enterrement de sa lemme... Son frire qui portoit mon enseigne, s'en estoit allé à sa maison, malade (5,).
Dans la délibération des trois Etats d'Agenais convoqués par Monluc, en juin 1563, figurent deux d'Albert de Laval. Ils y sont nommés Chartes et Jean (6). Or, dans la généalogie de Courcelles, déjà citée, on trouve, à des dates correspondantes : Ctiarles d'Albert de Laval, seigneur de Madaillan, capitaine de 50 hommes d'armes sous Monluc, ei Jean d'Albert de Laval, son frère, tous deux fils de François d'Albert de Laval. Donc les deux amis et serviteurs de Monluc étaient bien ccrtai-
I. Commenlaires de Monluc. Ed. de Ruble, t. m, pp. 8, ni et suivantes jusqu'.h 451- 3. Clironiques Craounaises, par M. de Uodard de la Jacopicre. Le Mans, in-8", 1871, 3« cilition, p. ^89. — Et Histoire d'un vieux cliàleJU de France, par le baron de Condc, p. U4.
J. France protestante, MM. Haag, t. vu, p. 161. ^. Commentaires, t. m, p. 431.