‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 144 sur 327 · I. 2. Archives particulières de la famille de la Guiche · texte numérisé non relu

I. 2. Archives particulières de la famille de la Guiche

catalogue dans leurs migrations successives. Leur désignation, — en raison même de leur infériorité relative, — est vague et confuse ; les noms d'acquéreurs inscrits sur quelques exemplaires sont ceux de marchands servant souvent de prête-noms, et, par conséquent, ne peuvent constituer un renseignement. C'est dommage ! Avec le goût toujours croissant pour les bibelots du dix-huitième siècle, avec les prix follement exagérés auxquels ils atteignent dans les ventes publiques, il eut été curieux de les suivre jusqu'à notre époque. Ce qui passe inaperçu dans une vente secondaire de 1771 ferait certainement la fortune de plusieurs particuliers en 1870. Si elle ne les détruit pas, la prochaine révolution les fera peut-être sortir du coin ignoré où ils se conservent aujourd'hui.

Enfin il existe un catalogue de vente du marquis de Lassay, rédigé, en 1775, par JouUain fils, expert. Les tableaux qui y figurent sont-ils le résidu de la succession de Madame de Lassay, morte depuis douze ans alors ? C'est possible ; mais je ne puis rien affirmer, n'ayant pas eu ce catalogue sous les yeux. Ce qu'il y a de certain, c'est que cette vente eut lieu dans la grande salle du palais des Tuileries, salle des Maréchaux actuelle. Nous constaterons bientôt à propos de la vente Jullienne, qui eut lieu dans le gr'and salon du Louvre, que la royauté prêtait volontiers ses palais au public pour y faire ses petites affaires. L'ancienne rovauté était une tyrannie tempérée par de la bonhomie. Ce n'est pas bien redoutable. La vente Lassay ne contenait d'intéressant que les Quatre Eléments de Lancret, aujourd'hui au Louvre in"' 310, -^ii, 312, 313 du catalogue de l'école française, édition de 1867,1.

11 eut été curieux de trouver un portrait du comte Léon de Lassay, peint vers 1720, alors qu'il était dans tout l'épanouissement de sa beauté, ou de sa laideur, suivant Saint-Simon. Mes recherches, de ce côté, ont échoué. Peut-être en existe-t-il un sous un nom d'emprunt dans la descendance de Madame de Lassay ? Je l'ignore : et le représentant de cette famille, M. le comte de la Guiche, malgré toute sa bonne volonté, n'a pu me renseigner à cet égard.

Juillet 1870.

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