CHAUVIGNY
ES Madaillan de Chauvigny forment une branche courte mais intéressante à étudier. Détachés de Montataire par leur auteur, un cadet d'Isaac de Madaillan, ils en reprennent possession dans la personne du dernier de leur lignée, Louis-Joseph, qui racheta ce beau domaine, comme nous le verrons à la fin de ce chapitre. L'ancien château de Chauvigny a depuis longtemps disparu.
XIIL — Philippe de Madaillan-Lesparre, seigneur de Chauvigny, paroisse d'Athée en Anjou, était le second fils de Jean de Madaillan, seigneur de Montataire et de 'Judith de Chauvigny. Il était frère cadet d'Isaac de Madaillan, seigneur de Montataire et marquis de Lassay.
La terre de Chauvigny lui venait de sa mère (i). Il fut
I; Le château de Chauvigny appartient de nos jours à M. Paul du Bourg qui a bien voulu nous fournir quelques renseignements.
iSa I.A MAISON DE MADAILLAN
marié deux lois : i° avec Marie Ollivier (i), dont il eut les huit enfants désignés ci-après ; 2" avec Charlotte de Saint-Germain. On ne connaît aucun rejeton de ce second mariage (2)'.
Les enfants de Philippe de Madaillan et de Marie Ollivier sont tous nommés et clairement qualifiés dans plusieurs actes (3) et suivant l'ordre où nous allons les classer :
i" René de Madaillan-Lesparre, seigneur de Chauvign}-, dont l'article suivra.
2" Philippe de Madaillan-Lesparre, comte de Chauvigny. Il naquit en 1630 cal" il est dit mort, la 11 octobre 1719, à l'âge de 89 ans. Comme son père et son aïeul, il était protestant. Il fut lieutenant des gendarmes du roi.
Louis XIV, « le 5 janvier 1680, lui fit signifier qu'il eut à se « convertir sous trois jours, ou à quitter Paris et à se retirer dans « sa province. L'exil dont il était menacé l'effraya, en sorte que le « Mercure du mois de février 1086, put enregistrer la conversion '< du comte de Madaillan de Lesparre qui avait été si pleinement « convaincu, qu'il publia les motifs de sa conversion « {^). Le fait est constaté dans une lettre du i" février 1686, écrite par la marquise de Montataire, Marie-Thérèze de Bussy-Rabutin, seconde femme de Louis II de Madaillan. Cette lettre est adressée à
son père : « Madaillan a changé ; il a écrit une lettre sur
K les motifs de sa rciinion, car il ne veut pas qu'on dise convcr- 't sion, que je ne doute pas qu'il vous ait envoyée. Cela est un " peu théologien pour nous autres catholiques. Les huguenots K trouvent cette matière aisée et s'en mêlent tous » (5).
Le Mercure publia également, dans son numéro d'avril, une ridicule pièce de vers que Philippe de Madaillan adressa à Louis XIV pour lui rendre compte, dit-il :
I. J. Denais, Armoriai tf Anjou, éd. de 1885, t. m, pp. ^ et 5 cite trois familles de ce nom en Anjou, 3. Le même auteur cite plusieurs familles de Saint-Gcrmain. Ibid., t. m, pp. 170, iji. Voir mss. Audouys. Dibl. d'Angers, n» 994, pp. 8|, 83.
3. Arch, dép. d'Angers, E, 334). Cette liasse est tout entière consacrée aux Madaillan de Chauvigny.