Ibid., p
J. Andrieu, Madaillan de La Sauvetat et les ducs d'Epernon.
charrue se heurte parfois à des subsfructions. Le laboureur enlève alors quelques pierres et continue son travail (i).
A plusieurs reprises nous avons fait de longues visites et des vérifications sérieuses sur la motte de Madaillan. Ce qu'en dit M. Tholin est exact, mais il n'a pas été entièrement renseigné et sa description demande à être complétée. En réalité il y a là, tout proches l'un de l'autre, deux lieux-dits de Madaillan. Un seul ligure sur les cartes, mais l'autre est bien connu et pa'rfaitement désigné par les habitants. En remontant à six cents mètres environ vers Saint-Romain (ancienne paroisse, annexe de Roumagne), on arrive sur un petit plateau rocailleux à l'aspect désolé qui est essentiellement un jnedio/aniini, une terre du milieu, sorte de promontoire se rattachant au coteau et au village de Saint-Romain par un seul point. Le premier Madaillan (Madaillan-Bas), forme pour ainsi comme la base du second; c'est son rez-de-chaussée. Un peu en contre-bas, vers le sud-ouest, à cent cinquante mètres de la bordure du plateau se trouvent les bâtiments d'exploitation du domaine de Lti Cadi'ttt' dont dépend ce mcdiolaniim. Cette métairie appartenait aux Madaillan ; elle a passé par un mariage à la famille de Vivie.
Il y a quarante ans environ, plusieurs gros chênes furent abattus en cet endroit et sous leurs racines on trouva des débris nombreux de constructions ; des briques carrées et cubiques ; des dés de pierre saisis dans des blocs de chaux et de ciment; des pièces de monnaie dont on fit peu de cas (2).
De plus, sur ce plateau de Madaillan, on voit un puits isolé qui a été découvert, il y a quelques années, par un propriétaire en quête de matériaux. Ce puits était absolument inconnu, comblé de pierres et recouvert par la terre et les herbes. Ces pierres furent extraites et fournirent une ample provision au chercheur. Aujourd'hui, il est remis en usage et sa margelle est rétablie. Les colons de La Cadette y puisent à l'occasion. Voilà bien des présomptions qui permettent de croire que la tour carolingienne, si elle a existé près de Saint-Romain, avait été bâtie sur cette motte qui est par excellence un iiiedio/aiiii/n. C'est là que