I. Ville lihre ri biirous, pp. 17% 176, note
3. Ces renseignements nous ont été fournis sur le terrain même, par des paysans qui collatorèrent i l'abattage des arbres, et par M. Joseph de Vivic qui avait sous-cnt ouï dire par son père, propriétaire de La iSttdelttj ce que nous rapportons.
PRÉLIMNAIRES 17
devait être la maison de MadaiUan qu'on a appelée, souvent, comme nous le verrons, la maison de Saint-Romat. C'est là que devait être la demeure de Léon de Laval, rasée par arrêt du Parlement.
Madaillan-Haut répond beaucoup mieux que Madaillan-Bas à ce que nous savons de son histoire. Ils sont d'ailleurs assez voisins l'un de l'autre pour avoir été compris dans le même périmètre de ces défenses féodales qui comportaient presque toujours des ouvrages avancés. A cause des crimes de Léon de Laval dont le souvenir s'est perpétué dans le peuple, ils sont tous les deux frappés de la même réprobation.
Comme conclusion à ce paragraphe et pour établir d'une façon plus précise encore les droits successifs des MadaiUan et des Laval sur la baronnie de MadaiUan de La Sauvetat, nous allons transcrire un autre passage important du mémoire, dont nous avons parlé ailleurs, produit au procès d'Aiguillon. Il répondra victorieusement à ceux qui, malgré tout, pourraient être portés à confondre ces deux familles et servira aussi à corroborer les arguments qui ont été développés au paragraphe précédent.
4« Pièce. — Reconnaissance de l'an 1478 des tenanciers de La Sauvetat-de- Caumont en faveur du roi, où l'on trouve un noble Gilbert de MadaiUan, seigneur de Montviel, qui reconnaît un pré du roi confrontant au ruisseau du Drot.
De là, on infère que l'existence d'une baronnie de MadaiUan sur le Drot, est une fausse supposition^ puisqu'il est prouvé par cette reconnaissance que ce MadaiUan n'avait aucun droit seigneurial dans la paroisse de Saint-Romain et que lui-même reconnaît, en faveur du roi, qu'il n'y possédait que des biens roturiers.
Réponse. — Cette induction est fausse ; la reconnaissance n'est pas exclusive de droits seigneuriaux que les MadaiUan avaient dans la iuridiction de La Sauvetat-de- Caumont ; il y a nombre de seigneurs, même hauts justiciers, qui ont des biens nobles et roturiers dans leurs terres.
Cette reconnaissance fait foi qu'il y avait des MadaiUan, seigneurs de Montviel, du côté de La Sauvetat-de-Caumont ; qu'ils y possédaient des biens dans les paroisses de Saint-Romain, de Saint-Germain et de Boysset, comme il résulte du cahier des reconnaissances, fo 5, v»; f" 68, v° ; f" 5i,vo; f" 44, v°; i° 55, v».
Ces mêmes biens sont possédés actuellement par le s"" Louis de Laval, baron de MadaiUan, avec le fief de MadaiUan et autres domaines dans les paroisses de Boisset, de Saint-Romain et Saint-Germain, lesquels biens sont entrés dans la maison de Laval par le mariage d'une MadaiUan, selon la tradition du pays ; ce qui s'accorde avec l'hommage de Pierre de Laval, baron de MadaiUan, rendu en 165 1, qui consiste en haute, moyenne et basse justice, cens, rentes, en paréage avec le roi dans les paroisses d'Isac et de Saint-Pardoux.
Cette baronnie était autrefois plus considérable, puisque quand elle fut saisie
réellement en 1712, on mit sous la main du roi 12 paroisses dépendantes autrefois de cette baronnie (1).
Mais ce qui prouve évidemment que celte baronnie vient de la maison de Madaillan, c'est que ce Gilbert de Madaillan,dont on porte la reconnaissance, était second fils, selon Moreri, in verbo Madaillan, d'Amanieu de Madaillan, troisième du nom, seigneur de Montviel...
I. Les Jouze paroisses sont ainsi désignées dans ce Mémoire, dont nous respectons l'orthographe : « Saint Perdoux, Isac, Ayfour, Aignan, Bouïsset, La Sauvelat, Saint Germain, Saint Romain, Mous- « lier, Puysarampion, Roumagne, Saint Colon. »