‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 196 sur 327 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

contrat de mariage avec Catherine Chabot, sœur de Charles Chabot, baron de Jarnac, fille de Jacques Chabot et de Madeleine de Luxembourg. Catherine apportait les terres de Picardie venant de sa mère, plus de lo.ooo livres tournoises payables en huit années à dater du jour de la célébration du mariage ; mais, en attendant le paiement de cette somme, elle avait l'usufruit des terres et seigneuries d'Origny et autres au duché d'Anjou. Pour les différends qui auraient pu survenir, les parties s'en référaient à Madame Louise de Savoie, comtesse d'Angoulême et au cardinal de Luxembourg, oncle de la future, déclarant s'engager à suivre leur décision. En cas de dissolution ou de prédécès, d'Estissac assurait à sa femme 800 livres tournoises de revenu en manière de douaire. Les principaux témoins de ce contrat furent Germain de Bonneval, gouverneur du Limousin, Jacques du Fou, Marin de Saint- Gelais, seigneur de Saint-Séverin(i).

Bertrand d'Estissac fut chargé de réprimer à Agen,en 15 13, une grave sédition qui avait pour motif l'accaparement des fonctions de consuls par quelques familles qui s'attribuaient trop d'autorité et dilapidaient les fonds destinés à achever le pont sur la Garonne (2). Etant maire de Bordeaux il fut chargé par François I" d'annoncer à Jean d'Albret, roi de Navarre, qu'aucun secours ne pouvait lui être accordé pour le recouvrement de son royaume (3).

Les consuls de Bergerac avaient souvent recours à lui pour obtenir certaines faveurs, notamment pour être dispensés de conserver des garnisons (4). « Le tiers jour de mars, l'an mil

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