‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 20 sur 327 · I. Mst de la Bibl. Nat. citi par Rabanis, pp · texte numérisé non relu

I. Mst de la Bibl. Nat. citi par Rabanis, pp

PRÉLIMINAIRES 2

mêmes en personne à la tête de la noblesse du duché. En se qualifiant simplement de sire, à l'exemple des maisons les plus illustres, comme celles d'Albret, de Coucy, de Rohan, ils paraissent avoir dédaigné les titres ordinairement adoptés par la noblesse féodale. « Ils étaient « tenus, pour tout hommage, au tribut d'un autour ou épervier, à « nuance de suzerain, ce qui était la plus noble redevance» (i). Ils exerçaient la justice à tous les degrés, ayant sous leurs ordres un sénéchal et de nombreux prévôts. Ils avaient les droits les plus étendus ; le plus onéreux de tous était celui de questalité, dont Florimond affranchit ses vassaux avant de partir pour la croisade (2).

Les sires de Lesparre jouèrent un grand rôle dans le Bordelais. Leur prépondérance ne put y être balancée que par la maison de Grailly « qui, gi^âce à un développement inoui de prospérité, devait s'asseoir

« un jour sur les trônes de Navarre et de France Dans Bordeaux et

« hors de Bordeaux, les sires de Lesparre furent la famille dominante. « Une tradition fabuleuse confondit même leur histoire avec celle « de notre vieille commune ; et la chronique particulière de la cité, « conservée dans nos Archives municipales, débute, comme on sait, « par une légende qui faisait le premier seigneur de Lesparre, fils d'un « empereur romain et roi de Bordeaux » (3).

Suivant un titre de l'an iioo, c'étaient des Gombaud qui possédaient alors cette terre. Gombaud xï'ét&iX point un nom de famille ; pas plus que Ayguem-Guiîhem, Cénebrun ou Floriinond, noms portés successivement par les sires de Lesparre. Ils étaient plus particulièrement désignés par ces mots ; de castello qtiod dicitiir sparra (4). Nous n'avons pas à reproduire cette généalogie qui embrasse neuf générations. Elle nous mène jusqu'à Florimond le dernier descendant mâle de cette famille puissante. Constatons seulement ici, pour en déduire plus tard certaines conséquences, que Cénebrun IV était fils d'Ayquem- Guilhem V et de Marguerite de Pons. Il épousa Jeanne de Périgord et eut pour fils Florimond qui lui succéda vers 1362.

Qu'était Florimond? Le « descendant de la plus ancienne maison « du pays Bordelais et le dernier de sa race ; allié à toutes les familles

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