Dom Cliamard, pp. 241, 2i
juridictions. Ledit Cap-blanc reconnut ledit moulin du seigneur d'Estissac. Ledit seigneur d'Estissac, considérant que Jean de Buade, père du suppliant, lui avait rendu (plutôt à son père) de grands services lors de l'expédition de Naples, lui donna plusieurs cens et rentes dans la juridiction de la Barde. Ledit Buade demande le déguerpissement de l'évêque (i).
Le 13 novembre 1529, Louis d'Kstissac vient à Bergerac; les consuls le reçoivent avec de grands honneurs '<... a esté arresté '< que l'on aille au devant, et soit desfrayer et saluyé avec
-r l'artilharie et que M>L les consulz luy fassent bonne
'< chère, car est homme qui est pour ayder et secourir journel- « lement à la dicte ville. » (2).
Au ban de la noblesse d'Agenais, en mars 1557, la contribution du seigneur d'Estissac était fixée à vu cheveau-légers (3).
Dans un avis donné au roi de Navarre pour maintenir la ville de Paris en repos (1500), on voit figurer d'Estissac parmi les signataires, avec le cardinal de Bourbon, le cardinal de Guise, François de Lorraine, Montmorency, Saint-André, Chavigny, Frédéric de Foix et Bonnivet (4).
Les historiens, catholiques et protestants, sont d'accord pour affirmer que Louis d'Estissac exerça durement les fonctions de gouverneur de La Rochelle qu'il occupa pendant dix années, de 1548 à 1558(5). Il est vrai qu'à cette époque si tourmentée, la situation d'un gouverneur militaire, chargé de s'opposer à l'envahissement des idées nouvelles, était fort difficile, particulièrement en Saintonge. Un jour que le maire lui portait les plaintes des habitants, sur un ton qui heurtait les bienséances, d'Estissac, dans un transport de colère, tira son épée et
i. Communiqué p.ir le comte de Saint Saud. 5. Jurades, t. ii, p. 367. 3. Rnue df l'Agenais, 1881, t. vin, p. 411^. ^. Arch. des B.Tsses-Pyrénces, E. 584.
5. Arch. Hisl. de Saintonge et d'Aunis, t. xvii, p. 71, ^3 et 146. Le gouvernement d'.Xunis et de La Rochelle lui avait été cédé p.ir son beau-frère Jean de Daillon.