‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 227 sur 327 · CHAPITRE CINQUIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIEME

Cette lettre intéresse-t-elle Jean-Jacques de Laval ou Pierre de Madaillan? C'est un point que la maudite question des noms de terres et seigneuries rend difficile à déterminer. Dans tous les cas, l'un comme l'autre paraissent avoir bénéficié de l'abolition (i).

Au point de vue matériel, Pierre de Madaillan éprouva des préjudices considérables. Une partie de ses biens fut saisie, soit par suite de cet arrêt, soit à cause du dérangement de ses affaires personnelles et des dettes contractées par son père. Il paraît avoir été très processif et son nom se rencontre souvent dans les sentences du Présidial.

Le 14 août 1604, le syndic du Tiers-Etat d'Agenais réclame contre Pierre de Madaillan et autres, ses parents et alliés, l'exécution de divers arrêts obtenus en la Cour des Aides, le 18 août 1601, 26 février 1602 et 30 août 1604, concernant certaines revendications nobles et -r autres prétendus privillèges du dit pays ». Le 18 janvier 1605 '< M' Nicolas '< Denetz, conseiller du Roy en la Court des Aydes, commis « et députté par le Roy en ladite Court pour l'exécution des '< arrêtz obtenus en ycelle », vient à Agen, descend an logis des lirais Couronnes et fait une longue enquête; entend les procureurs des parties ; ordonne des productions de titres... Pierre de Madaillan, sieur de Paris et Gibel ; Pierre de Raymond de Folmont sieur de Montsenot ; Balthazarde de la Goutte; Hélène de Laval; Françoise de Lard; damoiselles de Montsenot, Laboulvène et Wicoufont apparoir leurs titres et obtiennent gain de cause. « La nobilité des Maisons de Paris et Gibel et dépendances d'yceUes »est reconnue et confirmée (2).

1. Jean-Jacques d'.\lbert de Laval, baron de Madaillan, avait épousé en lïSq, Béatrix d'Avmar; leur fils tut Léon d'Albert de Laval (Madaillan de La SauvetatJ, chef des Croquants.

2. Le procès-verbal de Nicolas Denetz, dont nous avons résumé la teneur est aux archives de la famille de Bérail, à Monflanquin, nous en avons une copie.

A quelle époque Pierre de Madaillan luourut-il, et en quelle année Gibel fut-il saisi ? Nous l'ignorons. Ce qui est certain, c'est que Pierre n'existait plus en 1624, car l'acquisition par décret dont nous allons parler fut faite sur les hoirs Jr Pierre de Madaillan, et que " Jean de Sar- " rail, sieur de Boynet. se rendit surdisant sur la terre de « Gibcl c|ui estoit en criées en la Chambre de Guyenne et « obtint décret sur ycelle. le 24 mars 1624, qui fut réellement « exécuté // (i).

Nous verrons plus loin que les successeurs de Jean de Sarrau furent inquiétés dans leur possession par les héritiers de Pierre de Madaillan et qu'après un procès qui dura soixante ans et se termina par une transaction, la terre de Gibel resta aux Bérail alliés et héritiers des Madaillan. Ils en étaient encore propriétaires ainsi que de celle de Roquefère, au moment de la Révolution.

Pierre de Madaillan avait épousé Suzanne de Lolmie de Rans (2). La famille de Lolmie était issue de la maison d'Orgueil ; elle a joué un rôle important en Quercy. Il y a encore un château de Lolmie dans la commune de Saint-Laurent, canton de Moncuq n).

Ils eurent pour enfants :

i" Jean Dt Madaiixan, sieur do Nicou, dont l'article suit.

2° Marif ni; Madaillan, mariée avec Pantaléon de Menou, sieur de la Carbonnière (et de Cumont) par contrat passé devant Depersy, notaire royal, le 27 avril 1(322, insinué à Périgucux le 19 septembre suivant (41. Pantaléon de Menou était fils (suivant O'Gilvyi

I. Arch. du comte de Sarrau. Factuni produit p.ir Jeao di; S.irrau en 1078, pièce aj.

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