CHAPITRE ClNCyJIHME
de Samuel de Menou et de Jeanne de Gravier ; il servit dans l'armée du duc du Maine, gouverneur de Guienne. En 1643 et 1645, il prouva par des enquêtes l'ancienneté de sa noblesse. Sa mort survint en 1659.
Ils eurent une fille, Françoise de Menou, qui est nommée dans les actes du procès Sarrau comme petite-fille de Suzanne de Lolmie et appelée en garantie des obligations contractées par ses père et mère.
3° LucRESSE DE Mad.\illa\, la dernière de cette branche " la seule qui reste de cette famille » suivant la généalogie de Faure déjà citée. C'est pourquoi nous allons lier son article assez important, à ceux de Jean son frère et d'autre Jean son neveu, les derniers représentants mâles des Madaillan de Monflanquin.
XIII. — Jean de Madaillan, sieur de Nicou, épousa le 5 février 1594, Foy Raymond de Folmont, demoiselle de Montsenot [\\. Ils eurent un fils, Jean de Madaillan qui mourut jeune. Cet enfant avait un tuteur en 1624 (2). Son père était donc mort à cette époque.
Lucresse de Madaillan hérita des biens de son frère et de son neveu, et engagea de concert avec sa sœur Marie, femme de Pantaléon de Menou, une lutte acharnée contre la famille de Sarrau; revendiquant avec une remarquable énergie les droits de ses auteurs et une fortune compromise ; tenant tête aux nombreux créanciers de François de Madaillan son aïeul, de Pierre son père et de Jean son frère. Elle ne nous est guère connue que par les pièces du procès qui sont conservées aux archives des Sarrau, surtout par des facturas rédigés pour eux. Tous ces documents ne plaident naturellement que leur propre cause et donnent par suite un plus grand poids à nos dires sur Lucresse de Madaillan. Ses plaidoyers à elle ne sont point
I. Arch. dép. Bordeaux. Parlement B, 5S2. Suivant les archives du comte de Sarrau, ce mariage aurait eu lieu en 1591.