‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 229 sur 327 · Arch. du comte de Sarrau · texte numérisé non relu

Arch. du comte de Sarrau

venus jusqu'à nous ; mais, par ceux de ses adversaires, on a vite compris qu'elle était de celles qui savent se défendre.

De divers actes (l'i il résulte que Jean de Sarrau, sieur de Boynet, légua, le 15 décembre 1627, à Jean de Sarrau son petit-fils, fils de Jacques de Sarrau, son fils, en son vivant juge royal à Monflanquin, la maison noble de Gibel qu'il avait acquise par décret, le 24 mars 1624, sur les hoirs de Pierre de Madaillan. Le testateur mourut en 1628. Les parents, en l'absence des héritiers (Jean de Sarrau, secrétaire du roi et Claude de Sarrau, conseiller au Parlement), firent dresser un inventaire. Il se trouva quelques sommes d'argent dans le château de Gibel que le légataire revendiqua, sous prétexte que ledit château lui était légué avec ses meubles. On transigea.

En lOOo, il fut attaqué par Lucresse de Madaillan, fille de l'exécuté, laquelle prétendit obtenir distraction d'une tierce partie de la terre de Gibel représentant la légitime acquise à Hélène de Laval, sa grand'mère, femme de François de Madaillan, par le prédécès de Jean-Louis, son fils. Elle obtint satisfaction par arrêt de la chambre de Guienne, le 17 mars 1641. En i()42, évocation fut faite de l'arrêt de la chambre de Guienne à celle de LangTiedoc, à la requête des créanciers, contre Lucresse. En 1653, la dame de Broq de Bellestat, veuve du légataire, mère de Jean de Sarrau encore mineur, laissa donner un arrêt par lequel fut adjugée à Lucresse la distraction d'un second tiers du décret. Cet arrêt fut confirmé par autre arrêt de 1663. La procédure s'endormit pendant quelques

I. .\rch. du comte ilc S.irrau. — Testament Ue Jean de Sarrau. — Factum sans date par Isaac Sarrau. — Autre factum produit en 1678 par Jean de Sarrau, petit-fils du testateur. — Lettres royaux du 28 mars 1C79. .\utre mémoire en mars 1680... Voir aux pièces justificatives le factum de 1678, à notre avis, le plus important. Nous le reproduisons en entier, car, au milieu des longueurs et des formules juridiques surannées, on y découvre ave de l'attention un bon morceau de généalogie.

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