‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 231 sur 327 · CHAPITRE CINQUIÈME 28 I · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME 28 I

autres dans le rang ; on les appelait les Béraiix. Ils paraissent avoir tiré leur nom du lieu de Bérail près La Capelle-Biron. Leurs armes étaient primitivement : partie emmanché d'argent et de gueule. Depuis le xvi'' siècle elles ont été modifiées ; voici dans quelles conditions. Henri IV venant du Béarn se rendait à Biron accompagné du maréchal. Les chemins étant fort mauvais, on avait dû laisser en arrière les équipages et le roi depuis longtemps voyageait en chaise à porteurs. Passant près du château de Bérail, et fatigiié de cette inaction qui contrastait avec son tempérament, il fit demander si on pouvait mettre un cheval à sa disposition. Le châtelain protesta que tout ce que renfermait sa demeure ajfpartenait au roi ; mais il n'avait dans son écurie qu'une mule. Henri l'enfourcha gaîment pour continuer sa route et par reconnaissance du service rendu ou simple bonhomie après ce joyeux incident de voyage, il voulut que les Bérail en eussent le souvenir sur leur blason qui depuis lors porte : Trois fers de mule de sable à fond d'or, bordure de gueules (i).

Six précieuses lettres d'Henri IV adressées à M. de Baïouran sont conservées par la famille. Un important mémoire généalogique fut produit par elle, en 1666, et ses armoiries enregistrées par d'Hozier en 1698 (2).

1. La bordure enveloppe l'èca saus le couvrir entièrement et est un syuibolc Je force et de protection. Les souverains l'accordent comme récompense d'un service signalé, indiquant de cette manière qu'ils défendent celui qui en est décoré contre les embuchîs de ses ennemis. ^Des Chabanes, Armoriai Universel^ p. 22.)

2. Arch. de Bérail. — R£~iie de VAgenais, t. xii, année 1S85, p. 4S2. — D'Hozier. — La Chenaye. — Voir aussi Moulenq, Documents historiques du Tarii-et-Garonne, t. i, pp. 428 à 493 et nombreuses mentions au tome 11. — C'est à l'aide de ces ouvr.iges et des documents de famille que nous avons rédiffé cette courte notice sur les Bérail.

;S; I, \ MAISON DF. MADAILLAN

BRANCHH DU CAUZH HT DE BERGERAC

IX. — Jacq.ues de Madaillan, troisième fils de Gilbert, est l'auteur des Madaillan existant. 11 s'allia à Delphine de Faure, sœur d'Antonia, femme de son frère Bertrand dont nous venons d'étudier la postérité. Il est inutile de reproduire ici les actes et documents communs aux deux frères et que nous avons indiqués à propos des seigneuries de Paris et Gibel à Monflanquin. Jacques est nommé au testament de son père, dans le partage de Monviel et dans les dossiers de la Bibliothèque Nationale (i^ .11 figure, avec d'autres personnages importants, dans une curieuse charte, le 14 juillet 1494, sorte de procès-verbal d'une assemblée solennelle dans lacjuelle fut réglée l'organisation municipale et la reconstitution de la bastide de Miramont ruinée par les guerres au xv" siècle. La réunion se tint en place publique, sous la présidence de Pierre Torti, juge mage, fils et lieutenant du sénéchal d'Agen (2).

Jacques était mort avant 1526, il n'est pas nommé au testament de son fils Etienne, fait à cette époque.

Enfants de Jacques de Madaillan et de Delphine de Faure :

1" Pierre de M.M).\illan dont l'article suit ;

2" Etienne de Madaillan que nous connaissons par son testament lait le 28 avril i^2b. à La Sauvetat de Caumont.

.\u nom du Père... etc., sachent tous... que aujourd'hui que l'on compte de vingt huistiesme du moys d'.ipvril l'an mil cinq cens vingt six, régnant.... François... roi de France — En la ville de la Saulvetat de Caumont... a esté

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