I. Variélis Girondints, t. i, p. aoj (Arch. de Naujan
a. Rabanis, ibid., p. ^.
J. Rabanis, (*/</., pp. 7), 74.
PRÉLIMINAIRES
et 3 un lion... D' MA... services de guerre, quittance de gages « Vesas » (Bazas sans doute). 19 avril 1328.
(Clair., r. 68, p. 5267). (i).
Nous avons vu que Ayquem-Guilhem V, arrière grand-père de Guillaume-Amanieu de Madaillan, était marié à Marguerite de Pons. D'après les mémoires du marquis de Lassay, Guillaume-Aramon de Madaillan, père de Guillaume-Amanieu, avait épousé une Isabeau de Pons (2) et, en secondes noces, la sœur de Florimond, comme il est dit au testament de celui-ci. Ces deux familles se tenaient donc de très près. Il est dès lors facile de justifier ce titre de chevalier de Lcsparre que le temps a permis de confondre avec celui de sire de Lesparre qui a été attribué à plusieurs Madaillan avant la mort de Florimond.
Certains Madaillan se sont donc appelés Lesparre avant d'être investis officiellement de ce nom, soit à titre de chevaliers de Lesparre, soit pour d'autres motifs qu'il nous est impossible d'indiquer. Ce qui est hors de doute c'est qu'ils possédaient à Lesparre, dans le couvent des Frères-Mineurs, une sépulture importante comme nous le verrons au testament de Bernard de Lesparre.
Dans la généalogie, nous rétablirons autant que possible la vérité ; c'est-à-dire que nous ne donnerons aux Madaillan le nom de Lesparre qu'à partir de l'ouverture de la succession de Florimond ; estimant que jusqu'à ce moment ils ne l'avaient pris que comme une qualification en usage pour désigner les principaux feudataires de cette seigneurie ; car si c'eut été réellement leur nom, Florimond n'aurait pas eu besoin de le leur léguer.
Le titre de sire de Lesparre disparaîtra avec Guillaume-Amanieu qui ne laissa pas d'enfants mâles et dont le neveu Bernard de Lesparre ne put pas faire prévaloir ses droits à sa succession. Quant au nom luimême, il doit être conservé aux héritiers collatéraux de Guillaume- Amanieu, lequel en étant investi par une clause formelle du testament, devait le transmettre à sa famille. Cette question toute juridique peut être discutée ; ne nous y attardons pas.
Les Madaillan dépossédés de leurs baronnies de Madaillan, ont continué à s'appeler Madaillan ; cessant d'être titulaires de la sirerie de Lesparre, mais saisis du nom, par la volonté expresse de Florimond,
I. Inventaire des sceaux de la collection Clairambault par G. Dem; <-, t. i. p. 574.
s. Recueil de différentes c/ioses, vieille édition, p. 551. — Et Fond-- IVrigord, t. Lix, f" 123.
pourquoi auraient-ils reuoacé à s'appeler Lcsparre ? D'ailleurs, ce nom, fut-il contestable en principe, a été consacré par l'usage et la tradition. Il est prescrit par les siècles ; la coutume n'est-elle pas une des sources les plus légitimes du droit ?
Nous conserverons donc ce nom à ceux qui l'ont officiellement porté dans les actes publics jusqu'à la fin de la branche de Montataire.
La seigneurie de Lesparre n'a appartenu en réalité aux Madaillan que pendant vingt-trois ans, de 13Q4 à 1417, époque à laquelle Jeanne d'Armagnac, veuve de Guillaume-Amanieu, la vendit à Henri V d'Angleterre, en vertu d'un accord conclu par Guillaume Clifïort, connétable de Bordeaux (i). Jeanne d'Armagnac qui était une femme habile et audacieuse, n'avait pas consenti facilement à cette solution. Elle avait défendu pied à pied, avec la plus grande énergie, ce magnifique patrimoine laissé par son mari dont l'héritage suscita de nombreuses rivalités d'intérêts, des compétitions ardentes, résultant de toutes les clauses de substitutions que Florimond avait inscrites dans son testament. En étudiant, à son rang, Guillaume Amanieu, nous ferons connaître les péripéties de la lutte, les négociations de cette grosse affaire qui enleva aux Madaillan les plus beaux fleurons de leur couronne. On peut dire qu'elle fut désastreuse pour eux, car elle entraîna, non seulement la perte de Lesparre, mais encore celle des seigneuries de Rauzan, Pujols et Cancon...
En 1373, Florimond avait fait un premier testament que nous avons eu entre les mains et qui était, pour les Madaillan, bien plus avantageux que celui de 1393. Il instituait Guillaume Amanieu, son neveu, fils de sa sœur, son héritier universel, à charge de porter son nom et ses armes, sans autre substitution que les héritiers naturels, nommait sa femme, Marguerite d'Astarac, et faisait beaucoup de fondations pieuses (2).
I. Arch. Hist. de la Gironde, t. xvi, p. 9. Et Rôlti Gascom, t. i, p. joi. 1. Arch. du Grand SiSminaire d'Auch, n» 118^7. Original parchemin.
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