‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 254 sur 327 · I. Régiment dont faisait partie J. B. de Madaillan · texte numérisé non relu

I. Régiment dont faisait partie J. B. de Madaillan

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quelques-uns ; la terreur étoit si forte parmi eux que nous voyons venir des deux et trois soldats en amener des 40 et 50 qui les suivoint comme des barbets : Ton fait estât qu'il y en eut de tué dans les bois par les maraudeurs de 2 à } mil sans conter les morts qui estoint sur le champ de bataille qui a la vérité n'estoit que de sine a six cens ; l'on fait estât que les ennemis ont perdeu 8 a <) mil hommes et cela sans perdre plus de deus cens ou deus cens sinquante hommes de nostre cette, l'on aura de la paine a le croire, je m'asseure, mais je puis vous protester que c'est la vérité. Leur retraite a esté si précipitée qu'ils ont perdu presque tout leur équipage, leurs canons, munitions et les pontons qu'ils avoient pour faire leurs ponts sur le Danube. De 34 pièces de canon qu'ils avoint nous en avons pris 3^; il n'a pas esté possible de trouver l'autre dans les bois; c'est une perte des plus grande pour ceste armée. L'on a fait des prises très considérables et très riches. La plus part de nos soldats se sont fort accommodés de la dépouille de ceux qu'ils ont pris. Le duc et le maréchal feurent toujours à la teste l'espée à la main ; enfin, mon cher voisin, jamais deroutte ne feut plus grande et jamais affaire n'eut esté plus complette si l'infanterie eut donné ; nous couchasme deux nuis sur le champ de bataille ; de là nous sommes veneus icy en présence de M. de Bade ou nous sommes depuis huict jours sans savoir ce que nos généraux veulent faire. L'on tient que l'on veut bombarder et brûler la ville de Hausbourc, après cela je ne vous en diray pas davantage. La bataille se donna le 30 du mois de septembre. Si la poste peut passer je vous ferai part de ce qui se passera. Je voudrois bien pouvoir vous mander que nous sommes en quartier d'hiver, car ma foi il commence a faire froid sous la ville.

Je vous rend mil grâces de la bonté que vous avez eu d'a\der mes sœurs dans lafaire que j'ay avec V'ivie et Tévenin ; je suis fort de vostre advis de suspendre la chose ; je crois que le parlement ne peut pas s'empêcher de lu'accorder un delay très grand sur la lettre que j'ay écrit a mes sœurs, a .M. de Saint Léger, seulement je ne vous envoyé pas de certificat de .^l. le maréchal parce que je conte que ma lettre nira jamais jusques a vous.

Je vous demande en grâce de me vouloir continuer vos mesmes bontés et d'ayder mes sœurs c'est a dire a faire suspendre la cboze au parlement. S'il estoit absolument nécessere de certificat ayes la bonté de m'cscrire je risqueray de vous en envoyer si je ressois vostre lettre.

Vous voules bien que je vous prie d'asseurer madame de Fumel et toute sa famille de mes obéissances.

Jean-Baptiste de MadaïUan fut ingénieur Ju roi : on le trouve emplo)-é en cette qualité à Namur en 1692 1 1) et pendant longtemps aux fortifications de Bordeaux (2). A la lin de sa carrière il fut nommé inspecteur des rivières de la généra-

I. B. N. Quittance de solde. Mndaillan, Pièces originales, \;%, pièce î^. a. Arch. de Massv.

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