CHAPITRE CINQUIÈME
lité de Guienne. Nous connaissons plusieurs de ses rapports sur les visites de ces rivières :
« Procès-verbal de la visite du Lot fait, le i septembre 1726, « par Jean-Baptiste de Madaillan, écuyer, chevalier de Saint- « Louis, ancien ingénieur de sa Majesté, inspecteur et visi- « teur des rivières de la Généralité de Bordeaux, accompagné « des syndics et patrons de la navigation » (i).
Procès-verbal de la visite de la Garonne en avril 1727 (2) ; de la Dordogne et de la Vézère conjointement avec M. de Biran, conseiller du roi, en août 1728 (3). Autre visite de la Garonne, même année, etc. (4).
Il avait aussi étudié les moyens d'organiser la navigation du Drot. M. de Boucher, intendant de Guienne lui écrivit à cette occasion la lettre autographe suivante :
J'ai examiné, Monsieur, avec attention le projet que vous me proposés par votre lettre du 2 présent mois pour trouver les fonds nécessaires pour la navigation de la rivière du Drot. Je suis persuade comme vous que ce travail serait fort utile au public, mais l'imposition dont vous me parlés pourroit avoir des suittes dangereuses, et les fonds ne m'en paroissent pas fort certains. Je ne vois d'autre moyen de réussir dans votre dessein que de former une compagnie qui soit en état d'avancer les dépenses nécessaires et daccorder des droits sur tous les bateaux qui passeront sur cette rivière, ainsi que je vous ai dit après lexamen de votre projet. Je suis très parfaitement, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
A Bordeaux ce 8 mars 1721 (5). Boucher.
Dans un acte dont la date est effacée, Jean-Baptiste de Madaillan déclare être héritier de son oncle à la mode de Bretagne J.-B. de Madaillan, gouverneur dePhilippeville, qui devait être son parrain, et avoir produit le testament de celuici fait le 8 novembre 1693 (6). Fut-il héritier universel ou par-