‹ Histoire de la maison de Madaillan, 1076-1900Chapitre 256 sur 327 · Arch. de Massy, 5. Ihid · texte numérisé non relu

Arch. de Massy, 5. Ihid

6 Jhid.

;14 I-A MAISON Di; MADAILLAX

ticulier ? Nous l'ignorons, mais cette succession ne lui profita guère car nous le trouvons aux prises avec mille ditlicultés d'argent et des formalités de toute espèce pour recouvrer les biens de son père ; obligé de réclamer des certificats de complaisance aux autorités de Verteuil, Miramont et La Sauvetat pour établir que sa famille n'avait pas quitté le royaume. Dans une supplique adressée à l'intendant de Guienne il disait : ^< ... qu'aïant esté troublé dans la possession et jouissance des « biens délaissez dans cette province par Pierre de Madaillan '< escuyer, son père, ce trouvant hors du roïaume au moïen dé « la R. P. R. ledict suppliant auroit baillé son placet au roy « pour demander la mainlepvée desd. biens et effets saisis et « mis au bail judiciaire sur la teste dud. sieur son père, sy « bien qu'il auroit pieu à Sa Majesté lui faire don de tous « lesdits biens fruicts, meubles et immeubles comme sy son- « dict père estoit déceddé dans le roïaume, par le brevet

« qu'il luy en a accordé etc. » Et cependant voici trois

attestations qui sont en formelle contradiction avec cette supplique.

Nous officiers de la Cour [déchirure] de Verteuil et autres principaux habitans dudit lieu et juridiction certifions... que feu noble Pierre de .^ladailIa^ escuyer sieur deCazeaux et les quatre damoiselles ses filles nommées les damoiselles de Madaillan, Canréal, .NIassip et damoiselle Annon de .Madaillan ont toujours habité dans le pays des avant et depuis le changement de la Religion prétaiulue réformée sans sen estre jamais absantés que pour aller de l'un de leurs domaines a lautre vacquer a leurs afaires, que ledit sieur de Madaillan père est mort dans ce pays y ayant toujours vescu avecq honneur et en homme de qualité, sens qu'il nous ayt jamais aparu ny qu'il nous soit reveneu luy devoir estre imputé aucune paine de relap ny de fuite jusques a sa mort et que lesdictes damoiselles quatre filles en nombre y ont toujours et encore vescu de la magnière que des personnes de leur dignité, naissance et rang doivent et peuvent vivre, mesmes qu'il nous a esté notoire et a tout le monde du canton qu'elles y ont resté toutes quatre les années 1694, 1695 et 1696, que devant et pendant lesdictes années ny depuis ons na peu leur imputer aucune absence, estant plus dens cete juridiction a leur domaine de MasMp tjuailleurs ou elles restent encore actuellement. .\u surplus nous déclarons

;hapitre cinquième 3 1 1^

que Monsieur de Madaillan leur frère, fils dudit défunt, chevallier de l'ordre mililitaire de Saint-Louis a toujours pareu avecq honneur dens ce pays par ses semestres pendant qu'il estoit au service du Roy en qualité de capitaine ingénieur, et depuis qu'il est retiré du service, habitant ordinairement en son domaine de Massip, et auquel il ne peut auss)' estre imputé aucune fuite ny sujet de désobéissance aux ordres et intantions de Sa Majesté, et tout [déchirure] certifions véritable et a quoy foy doibt estre ajoutée [déchirure] que hors jugement. En foy de quoy avons signé à Verteuil ce vingt huitiesme dexembre mil sept cent douze, signés : Artiere lieutenant, Artiere, Brousse, Bousquet consul, Lascombes, Tomerat, de Cours de Lescalle, de Montardit, Roquepiquet, Caming greffier.

Nous maistre Pierre Castaing prestre et curé de Notre Dame de Miramont, maire, consuls, jurats et principaux habitans, certifions et atestons avoir veu Monsieur de Madaillan de Cazeau, dans ce pais jusque a sa mort et que Monsieur de Madaillan, son fils, chevalier de Saint-Louis a toujours servi dans les troupes de France et que les demoiselles de Madaillan, Canréal, Massy et Annon ses quatre sœurs ont paru annuellement dans ce lieu depuis trente ans, allant ou venant de leurs domaines des Guillens juridiction de La Sauvetat dans celuv de Canréal juridiction de Bragerac et dans celuy de Massy juridiction de Verteuil où elles restent actuelement et que mesme elles ont resté dans ce lieu toutes quatre les années 1694, 169s et 1696, ce que nous atestons de vérité ; fait à Miramont ce vingt décembre mil sept cens douze. Signés : Castaing curé, Imaragniac, Anthonv conseul. Dallez, Desvezis (?) conseul, Laubarède, Delpech, Chabrol... etc.

Nous consuls, jurats et principaux habitants de ville juridiction de La Sauvetat de Caumont certifions avoir veu Monsieur de Madaillan de Cazeaux dans ce pais jusques a sa mort et que Monsieur de Madaillan son fils chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis a tousiours servis en France en qualité d'ingénieur et de capitaine, comme aussi que les demoiselles de Madaillan, de Canréal, de Massi et Annon ses quatre sœurs ont pareu annuellement dans se pais depuis trente ans allant et venant chez leurs parents ej quelles restent actuellement au lieu de Massi jurisdiction de "Verteuil avec leur frère et ce que dessus comme véritable avons signé à La Sauvetat de Caumont le 8« febvrier 1723.

Signes : Vaucocour P'' consul, Reverdy (?) consul, de Blanchard, de Chappelle, Lalande, Vivie, Brondeau, Vivie de Régie (i).

Si nous avons insisté sur les difficultés de toute nature et les amertumes que rencontra J.-B. de Madaillan depuis l'édit de 1685 jusqu'à la fin de sa vie, ce n'est pas dans le but de discuter une mesure dont nous n'avons pas à apprécier ici

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