I. Ces trois certificats sont aux archives de Massy
3l6 I.A MAISON DE MADAILLAN
les mobiles, mais seulement pour montrer une fois de plus combien les conséquences en furent cruelles et funestes à tant de bons serviteurs du pays.
Devenu vieux et profondément découragé, J.-B. de Madaillan qui avait dû faire son abjuration, dont nous n'avons pas trouvé trace, voulut se retirer au monastère des Récollets de Lauzun. Il fit une démarche dans ce sens en 173 1, et reçut du supérieur la réponse suivante :
Monsieur, je ne puis assez louer votre pieux dessein et j"}' réponderois de mon mieux s'il dépendoit de moy. J'ay escrit à nostre père provincial pour qu'il approuvât que je puisse donner une chambre à un aussi honeste homme et qui
veut quitter le monde pour ne penser qu'à laffaire importante de son salut Il
doit estre le quinze du mois prochain à Bordeaux; vous me fairez plaisir de luy
escrire et je luy escriray en même temps tout le reste sera facille à régler. Je
demande à Dieu de continuer à répandre ces grâces sur vous et vous prie de me croire, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
P. Andrk.
De Lauzun ce 2=, août 1731 (i).
Jean-Baptiste ne put donner suite à son projet de retraite. Peu de jours après avoir reçu cette lettre il tomba malade et mourut à Massy au mois de janvier 1732. Sa sœur Anne fut son héritière et éprouva bien des difficultés pour liquider une succession qui lui imposait de lourdes charges. Une supplique adressée par elle à M. d'Angervilliers, secrétaire dlétat à la guerre en fait foi (2).
Jean-Baptiste de Madaillan ne s'était pas marié, ou du moins nous n'avons trouvé aucune trace de son mariage. Dans tous les cas il n'a pas laissé de postérité et le rameau de Cazeaux a fini avec lui.
Revenons à la descendance directe.