‹ Histoire de la marine française (volume 2)Chapitre 41 sur 72 · LA VIK A BORD · texte numérisé non relu

LA VIK A BORD

Rien ne rappelle dans le folk-lore levantin le Vaisseau fantôme qui figure déjà dans l'œuvre d'un graveur flamand du XV" siècle, du graveur inconnu W | (1). Rien de semblable non plus à la Navigation du hollandais Jean Struys(2). Struys était descendu dans la cale : les Hancs du navire lui paraissaient transparents, et la mer en iurie, éclairée d'une lueur verdàtre ; des cadavres passaient et repassaient en lui faisant signe et en l'appelant d'une voix caverneuse.

Le pèlerin n'avait même pas en perspective l'émotion d'une découverte. La Méditerranée était bien connue et, dès le xiii° siècle, relevée sur les portulans. Et le navire arrivait à bon port, àJaffa, sans avoir eu chance de rencontrer quelqu'une de ces îles mystérieuses ou enchantées dont la cosmographie médiévale avait semé la Mer Ténébreuse. l'Océan aux profondeurs insondées.

(1) Bilil. nul., Estampes E a 43 rés.

(2) l'uhliée à Amsterdam en 1528.

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