‹ Histoire de la marine française (volume 3)Chapitre 105 sur 106 · LE ROYAUME EN INSURRECTION · texte numérisé non relu

LE ROYAUME EN INSURRECTION

I. La mer INFESTÉE DE PIRATES. — « La mer n'appartient à aucun prince plus avant que la balle de canon peut aller. » Evincés néanmoins de partout et par tous, nos marins inaugurent l'Acte de navigation en évinçant <le France le pavillon étranger (1617) 425

II. La révolte DES seigneurs. — Combat naval de la Seudre entre le viceamiral Jaubert de Harraultet le capitaine RIanquet, commissionné par les princes rebelles (30 juin 1617). Louis XIII marche contre sa mère (1620) 429

IlL La révolte des protestants. — Les Piochelais révoltés organisent une flotte de guerre (1621). Leur amiral, Jean Guiton, livre bataille à Du Chalard à Brouage, au chef d'escadre de Razilly, puis au lieutenantgénéral de Saint-Luc qu'il bat en deux rencontres près de Ré (9 octobre), et à Brouage (6 novembre 1621). — « Ses vingt navires en corps d'armée" ne peuvent toutefois empêcher la jonction des escadres venues de Marseille, Brouage, Saint-Malo, Blavet. Les renforts anglais que doit lui amener Soubise, font naufrage à Plymouth (1622) 432

IV. Bataille navale de Saint-Martin-de-Ré (27 octobre 1622). — Ordre de bataille de l'amiral duc de Guise. Guiton gagne le dessus du vent et enveloppe l'avant-garde de Saint-Luc, que le vaisseau amiral de Guise vient tout seul secourir. Les protestants battus; la courtoisie du vainqueur 444

L'amiral duc de Guise seconde le duc de Savoie contre les Génois, alliés de l'Espagne. Croisière en Corse et le long de la Riviera. Nos galères surprises près d'Antibcs (1625). Règlement de la mer prescrivant d'augmenter le nombre des galères 458

L La surprise du Blavet. — Soubise surprend et capture au Blavet l'escadre de la Milice Chrétienne que le roi vient d'acheter (18 janvier 1625V — « Gardons-nous de ruiner les Huguenots, parce que ce sont eux qui font subsister les princes et les grands " , déclare Vendôme, gouverneur de Bretagne 463

II. Appel du roi a i/Akgleterre et a la Hollande, qui lui envoyent deux escadres : mais les capitaines anglais refusent de combattre les protestants ; et les Hollandais seraient restés hésitants, si les Rochelais n'avaient brûlé leur vaisseau vice-amiral 466

III. Bataille navale du Pertuis-Breton (17 septembre 1625). — Sous la protection des amiraux Montmorency et Haultain, deux régiments débarquent à Ré. Tapi dans la Fosse de Loix, Guiton tente une sortie qui lui est fatale. Son vaisseau amiral, la Vierije, saute avec les quatre vaisseaux qui l'ont accroché. Poursuivi par Mantin, Soubise s'enfuit à Plymouth 469

IV. Rappel des escadres anglo-hollandaises. — « 11 y a plus de gloire à faire justice qu'à vaincre ou s'acroistre. » Partant, on sacrifie la guerre de Gènes, « la passion de M. de Savoye au bien de l'Estat » . Le blocus de La Rochelle décidé. Les Anglais et les Hollandais rappellent leurs escadres. Les navires français capturés sont reçus à Londres par « des chansons et des vaudevilles » (1626) 477

RICHELIEU

GRAND maître DE LA NAVIGATION

I. Un précurseur. — La campagne faite par le contrôleur général Du Noyer pour créer la Royale Compagnie pour les voyages au long cours : Paris port de mer. Du Noyer s'adresse au roi, aux amiraux, au prévôt des marchands, aux Etats de Bretagne (1613-1626) 481

II. Richelieu, grand maître de la navigation (octobre 1626). — Un cardinal homme de mer par atavisme. La navigation est tellement délaissée qu'on propose la mainmise de l'Etat sur les navires des particuliers, puis la mise en régie de la marine de guerre. Richelieu songe à fonder la Milice (le la Sainte-Trinité, puis le Sénat rie Thégée pour assurer nos services maritimes 485

III. Le programme naval de Razilly (26 novembre 1626), que Richelieu fait sien : » Quiconque est maistre de la mer, a ung grand pouvoir sur la terre. » Des navires légers, forts d'artillerie, voilà « la quint' essance de la mer » . Châtier les Marocains, nous installer au Sénégal, délaisser les Indes, mais u borner » au plus près les Anglais dans la Nouvelle-France et retourner à l'Eldorado, voilà notre programme colonial 489

IV. Les vissicitudes de la Cojipagnie pour les voyages de long cours. — La Compagnie parisienne du Morbihan ou <les Cent Associés ne peut obtenir des États de Bretagne un port franc. La Compagnie hollandaise, dite la Nacelle de Saint-Pierre fleurdelisée, voudrait créer deux ports francs, l'un au Havre, l'autre dans la presqu'île de Giens : mais le Parlement refuse de laisser « establir une petite république dans ung royaulme » (1627). Nouvel échec de Du Nover. — Au lieu d'une Compagnie unique, Richelieu crée une compagnie pour chaque colonie, Nouvelle-France, Antilles, etc. Il « lève» des a<uionnaires et des colons. Tourangeaux et Normands 496

u Un homme d'État ne travaille pas moins pour l'avenir que pour le présent. " Il faut en Unir avec la république protestante et avec ses alliés, les Anglais. — Les Anglais prennent les devants. Surprise d'une flottille au Conquet. — Le grand amiral, Buckingham, débarque à Ré (20 juillet 1627). Le siège de Saint-Martin-de-Ré : «Au nom de Dieu, écrit Richelieu, hasardez force matelots pour y faire entrer des biscuits. >i Flouins, barques, chattes, traversiers et pinasses s'apprêtent tout le long des côtes de l'Océan. Les vaisseaux de ligne armés en Hollande, à Bordeaux, Brest, Saint-Malo, au Havre, ont pour rendez-vous Aurav, pour chef le duc de Guise. — Les Basques de Valin et Canteloup franchissent " à ventre déboutonné » la croisière de blocus (5 septembre), que vient renforcer le contingent naval des Rochelais Vidaut, Forant, etc. Le 8 octobre, Toiras va capituler et livrer Saint-Martin, quand, dans la nuit, retentit le cri : « Vive le Roy! passer ou mourir! " Une escadrille de secours venue des Sables s'ouvre un passage avec Andouins et Maupas. Les amiraux Launay-Razilly et Beaulieu-Persac tombent prisonniers. — » Le grand secours » , la flotte de choc ne peut agir : l'amiral de Guise est paralysé par les retards et par l'inaction de son collègue espagnol Fadrique de Toledo et par le blocus d'une de ses divisions dans le Texel.

— De Brouage et Oléron, Richelieu dirige un convoi chargé d« troupes sur Ré (8 novembre). Les Anglais battus et chassés de l'ile 506

Le réquisitoire du P. Joseph : contre La Rochelle, pourvue de lignes de défense « à la moderne h , l'estacade de Targone ne peut rien. Richelieu renouvelle l'exploit d'x\lexandre contre Tyr : la Digue, cha7idelie?-s-cl\evaux de frise, demi-lune flottante, etc. L'escadre rochelaise, avant d'être embouteillée, sort pour quérir les Anglais (19 janvier 1628). Valençay, avec une escadre légère, jure de soutenir le choc des grandes ramberges britanniques. Ordre de bataille donné par Richelieu (14 mai), au moment où parait la flotte de Denbigh. Denbigh n'ose combattre et bat en retraite.

— Horrible famine des assiégés : le maire, Guilon, refuse de se rendre. Une vision de l'Apocalyse : mines flottantes et « lionceaux » anglais auront raison des » dragons ,» de mer de Valençay. Apparition de la grande flotte de Lindsey Çl" octobre). « Ombre de combat. » Capitulation de La Rochelle (28 octobre). Amnistie. — Dislocation de la flotte de blocus , 534

RICHELIEU

ET LA CENTRALISATION DE l'aUTORITÉ iM A n I T I M E

La suppression des amirautés autonomes mcl fin à l'incohcrence et au gâchis. Tentée par Henri de Montmorency, la centralisation de l'autorité

maritime est effectuée par Richelieu. Il rachète les charges d'amiral et vice-amiral de France, livre bataille aux Etats et au parlement de Bretagne pour faire disjoindre de la charge de gouverneur l'amirauté, et ne fait reconnaître en Provence son autorité de grand maître de la navigation qu'après le départ en exil de l'amiral de Guise. Le général des galères, Gondi, tente vainement de lui résister. Le vice-roi, amiral de la Nouvelle France, résigne sa charge. — Richelieu rachète les ports de guerre, Le Havre, Brest, Brouagc, et fait table rase de la féodalité maritime 558

I. La nÉORGAJiiSATiON DK LA MARINE. — Création d'une administration centrale avec secrétaire général de la marine, commis et garde des archives, sous l'autorité du grand maître de la navigation. Le conseil de marine. Lieutenants généraux par districts. Comités techniques près du grand maître, du chef d'escadre, du capitaine de port. La marine du Ponant et celle du Levant relèvent, pour le budget, de deux secrétaires d'État 581

II. La flotte du Ponant. — « Les forces maritimes sont le plus court moïen de conserver la grandeur des Estatz. n Le roi aura en tous temps quarante vaisseaux. — Le budget de la marine : Richelieu ne tolère aucun coulage, aucune » grivelée » . Règles de comptabilité. — Constructions de dtaqons garde-côtes et d' lii7-on(lelles-a\\sos en Normandie, de vaisseaux de ligne en Hollande, où pendant un demi-siècle les stratèges, les charpentiers de marine, les ingénieurs font leur apprentissage, La Couronne, une merveille aussi longue qu'une basilique, est construite à la Roche-Bernard par le Dieppois Morieu. La flotte du Ponant comprend trois divisions homogènes sous autant de chefs d'escadre. La presse des matelots. Comme officiers, Richelieu « désire plutost de gros mariniers vaillans nourris dans l'eau de mer et la bouteille, que des chevaliers frisés. Il Manuels d'instruction : les règlements de marine rédigés par Mantin, d'après les ordonnances hollandaises, et promulgués par le commandeur de La Porte. Ordre pour le branlebas, d'après l'aidemémoire du sergent de bataille 586

III. La flotte du Levant. — L'enquête du chevalier des Roches à Malte. Les galères portées à vingt-quatre. Création du régiment des galères. Énorme chiffre des chiourmes 604

IV. Navires a aubes inventés dès le quatorzième siècle pour réduire la chiourme. Canot blindé de Ramelli (1588). Navires à aubes que Torelli propose à Richelieu. Mystérieux bateau du Français de Son. Le sousmarin décrit par le P. Mersennc. La « patache allant dans l'eau » de Pradine (1641) 608

V. Les arsenaux et les ports. — « Brouage ne respond plus à sa réputation. >) Dans la Chambre de Brest, la flotte est à l'abri. Achat de l'île d'Indret pour installer des chantiers de constructions (1639). Fonderies de canons établies au Havre et à Brouage. Le Havre, port franc, est embelli sur les plans de Lopez. Recherche d'un autre port à fortifier sur

la Manche (1639). — Toulon es-t fortifié et un port projeté dans la presqu'île de Giens 615

VI. La LÉciSL.\Tios. — Il est question de réunir une commission pour la fixer. Le salut du pavillon 624

I. Capitclation de Québec. — L'escadre britannique des frères Kirke menace Québec, lorsqu'elle est prise à revers par l'oquemont, amiral de la Compagnie des Cent Associés (juillet 1628). Elle devance, l'an d'après, les amiraux De Caen et Joubert. Capitulation de Québec (20 juillet 1629). Mort tragique d'un marin renégat 630

II. PmSE DU FOnT OcillLTRIE. RÉOCCUPATION DE QuEBEC ET PoBT-RoYAL ( L632) .

— Les marins du capitaine Daniel se fortifient dans l'ile du cap Breton (1629), après en avoir chassé les Ecossais d'Ochiltrie. — Un héros de Plutarque : Razilly, un chef d'escadre, demande à servir sous les ordres de Champlain, siujple capitaine de vaisseau; il sauve de la faillite la Compagnie. Mort de Charnplain à Québec (J635). La Nouvelle-France est fondée 635

Mort de Razilly au fort de la Hève (1635). — Conflit entre les deux lieutenants généraux en Acadie, La Tour et Mcnou d'Aulnay. Battu devant le Port-Royal par les navires de son rival (164'0), La Tour est révoqué. Il amène de Boston une escadre anglaise et force Menou à abandonner le blocus du fort Saint-Jean (1643). Poincy arrive des Antilles à la rescousse de Menou. La place, défendue par Jacqueline de La Tour, est prise 642

I. La Compagnie de Saint-Curistopue. — Campagne navale " aux hautes aventures : » Roissey et Belain d'Esnambuc laissent un poste à Saint- Christophe. Richelieu est l'âme de la Compagnie qui les conunandite (1626). L'escadre de Cahuzac^ envoyée au secours de la colonie, capture quatre vaisseaux anglais sous le fort Charles, prend possession de l'ile Sainl- Eustache, mais doit se replier devant la flotte espagnole de Toledo. Le corsaire Dunkerquois Giron. Grâce à lui, nos colons chassés par Toledo, reprennent pied à Saint-Christophe (1629) 649

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