‹ Histoire de la marine française (volume 3)Chapitre 18 sur 106 · IV · texte numérisé non relu

IV

les postes sémaphoriques signalèrent l'arrivée de la Hotte depuis si longtemps annoncée (1). Lur-Saluces d'Uza se portait aussitôt contre elle avec les » soudars » de Brantôme et Nattré; ce jour-là, il n'aperçut rien au large (2). Le lendemain, parurent cinquante-cinq voiles sous pavillon anglais à croix rouge, commandées par le vice-amiral de Gornwall, lord Henry Ghampernon, et par son beau-père Mongonmery, qui avaient sous leurs ordres les lieutenants généraux Jacques de Sores et Loret, les capitaines de Lorge, Harpedanne de Languillier-Belleville, Berre le jeune, Paget, Deschamps, Gasaux, Maisonfleur, La Méausse, Limpiville, deux mille soldats ou marins (3). La reine Elisabeth avait participé à l'armement, persuadée que le moment était venu de recouvrer la Guyenne, que vingt mille hommes étaient prêts à se ranger sous le drapeau britannique (4). Sur son ordre, le capitaine William Hostock, commandant l'Hirondelle^ courait sus à nos bateaux, dont il prit plus de soixante (5). G'était la guerre.

Donc, le 19 avril, une quinzaine de gros vaisseaux en ligne de file, le Primrose en tête, s'avançaient vers le port, quand une batterie de siège postée au Chef de Baye ouvrit le feu : d'un coup heureux, le Primrose fut traversé de part en part. Avec plus de résolution, Mongonmery et Ghampernon auraient franchi la faible ligne du blocus. Un contre

(1) Barbot, p. 134.

(2) Louis de Montpensier à Catherine de Médicis. Du camp devant La Rochelle, 18 avril (Jean Lot)TCHizKi, Documents inédits sur l'histoire du Languedoc et de La Rochelle après la Saint-Barthélémy (1572-1574). Lettres extraites des manuscrits de la Ribl. impériale de Saint-Pétersboiwg. Paris, 1873, in-8°, p. 57). — Archives historiques de la Gironde, t. X, p. 243.

(3) 800 arquebusiers, 800 matelots, 400 piquiers anglo-flamands. — Philadelphe [Barnadd], Le réveille-matin des François et de leurs voisins. Edimbourg, 1574, in-8°, p. 62, 68.

(4) Walsingham à Cecil. 1*'' avril (Ambassades de Walsinqham. Amsterdam, 1700, in-4°, p. 399).

(5) G. DuPOXT, Histoire du Cotentin, t. III, p. 483.

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trois, les Basques de Gourgues (1) et de Martin Aymé (2), les Provençaux et les Florentins d'Alblzzi eussent été débordés; et le Grand Biscaïen de Lur-Saluces d'Uza eût succombé sous l'attaque préméditée du Primrose, de deux autres grands navires et d'une caravelle (3). Mais la flotte rovale, épaulée par la batterie de terre, fit ferme i i) : elle était en l)ataine sur une seule ligne de dix-huit vaisseaux et quatre galères, chacune des galères entre deux vaisseaux, aux places de combat depuis longtemps marquées par des balises, " afin qu'à la première venue des protestants, chacun vinst promptement à sa mire pour se camper tous de front » (5). A cet aspect, les Anglo-protestants « s'estonnèrent et coullèrent tout au long » de l'armée navale pour se mettre en bataille à un quart de lieue de là ((>). Ils perdaient ainsi la marée et, le soir, ils perdaient le vent.

Dans l'escadre catholique, il ne se produisit aucune des défections redoutées, aucun u faulx bons " . Un des capitaines de vaisseau, Fumée, « de ces Fumées remarquez

(1) liécil d'un envoyé de Monjjonniery (Lettre! de Catherine de Mcdicis, t. IV, |,. 220).

(2; Hayonnais donl les états de services son! conservés (Arch. de Bayonnc RB 11, 22 novendiie 1581).

(3) Monlpensier à (Catherine de Médicis. 21 avril (Loi tciuzki, p. 59j.

('«■) Outre les si.\ galères d'Alhizzi et les cinq vaisseaux de Gourgues, dont nous avons vu le détail, Lur-Saiuces d'Uza avait huit bâtiments sous ses ordres directs : le Grand Biscaïen, la Catherine, le Geroley, V Arnault , l'Ours et la patache le Bouton, partis de Bordeaux le 10 février (Journal de François dk Syhvkilii, dans les Archives historiques de la Gironde, t. XIII, p. 310. — ■ Maurice DkIjPkuch, dans la Revue maritime (1903), p. 310) : le Nicole, capitaine François Du Bousquet, et la patache Sainl- Jean-de-Luz, capitaine Sempé, dit Saint-Estèphe (Dépôt des cartes de la marine, Bibl. 87, t. IV).

(5) LouTCHizKi, p. 59. — Louis de Gonzague, duc de Nevers : B. N., Franc. 4765, fol 32, 67 v". — B.vbiîot, p. 134. — Caurian.v, p. 59. — Rapport de Cavalli, ambassadeur vénitien. Moret, 26 avril (R\wdon- Brûw>-, Calendar of State papers... of Venice, t. VII (1558-1580), n" 54ij. — Brief discours sur ce qui s'est passe' le xix" jour d'avril sur la mer près La Rochelle, entre l'armée du Roy et les Anqloys venuz pour secourir ceux de L.a Bochellc. I\iris, 1573, iii-S".

(6) Duc DE Nevers : H. N., Franc. 4765, fol. 67.

pour assez mauvaiz garssons, » n'avait-il j)oint raconté à la Cour que « Mongomniery n'avait faulte d'espions sur l'armée de mer du roi et que ses forces estoyent si gaillardes, son esquipage si beau que noz gens seroyent bien battuz " (l). Le 19 avril en effet, Mongonmery pouvait nous écraser : mais chaque jour, chaque heure lui enleva des chances de succès. Dans la nuit, l'escadre fut renforcée d'une seconde ligne, chargée de surveiller Testacade et d'empêcher toute attaque à revers. Le capitaine Clavct (2) l'avait hâtivement formée de vingt-deux petits navires qui avaient apporté des vivres au Plomb et que les vicomtes de Turcnne, de Pompadour et de Fleurant armèrent en guerre. Le lendemain, seize vaisseaux olonnais, qu'on avait d'abord pris pour ennemis, accouraient au canon, ayant vu passer le léopard britannique. Puis c'étaient la Mot^gtnse du comte de Retz et la Reine de La Garde, venues de Brouage, non sans malmener en passant le Pinmrose. Les navires arrivaient " comme s'ils eussent esté envoyés du ciel. » Quarante-trois « vaisseaux de combat » faisaient maintenant face aux trente-deux navires de ligne de Mongonmery, à des bâtiments pauvrement équipés que les maigres deniers des émigrés n'avaient pu pourvoir de pièces de fonte. IjCS matelots brûlaient de combattre; le duc de Nevers conseillait au duc d'Anjou et aux princes de se mettre à leur tête (3). Déjà, les galères de Scipione Fieschi et de La Maison de la Bastide ouvraient le feu soit pour rompre la ligne adverse, soit pour expérimenter la portée de son canon.

(i) Charles IX au duc d'Anjou, 21 avril. Le roi manda à son frère de relever Fumée et ses officiers de leur commandement (B. ]\., Nouv. acq. franc. 6002, fol. 85).

(2) Ordre du duc d'Anjou. 20 avril (Arch. de Lur-Saiuces, copiées par A. Jal : Arch. nat.. Marine B* 1, fol. 6).

(3) Fisses à Catherine de Médicis. 20 avril (Bibl. de l'Institut, Portefeuille Godefroy 256, fol. 107). — Duc de Nevehs : B. N., Franc. 4765, fol. 67 v° et 32. — Agrippa d'Aubxoé, édit. de Ruble, t. IV, p. 21.

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Mongonmery était des plus perplexes. Des feux s'allumaient sur les tours de La Rochelle, signal convenu que la ville se rendait aux Anglais (I). Mais d'autre part, l'intrépide Mirault, passé de nuit à travers l'estacade en faisant croire aux sentinelles du fort de l'Aiguille qu'il appartenait au vaisseau royal le Prince^ apportait des nouvelles alarmantes sur les forces navales du vicomte d'Uza. Mongonmery, lui, n'avait pu renforcer sa flotte que de cinq voiles reconnues au large, entre autres la Floi'issante de Dieppe qui revenait du Brésil (2). Au conseil de guerre qui se tint, Languillier presque seul opina pour une action immédiate. Mieux vaut se retirer momentanément, déclara la majorité, pour revenir en forces dégager la ville soit par un combat, soit par une puissante diversion. De fait, dans la nuit du 21, la flotte anglo-protestante disparut.

Un vaisseau olonnais, qui avait gardé le contact avec elle, la suivit jusqu'à Belle-Isle et vit débarquer sur les grèves de la mer Sauvage les compagnies de Lorges, fils de Mongonmery. Contournant aussitôt l'île, il s'apprêtait à renforcer de ses soixante-dix hommes la garnison. Le gouverneur de l'île d'Yen, Raillard arrivait également à la rescousse de son collègue avec deux barques chargées de soldats. Mais le capitaine Francisque, qui commandait en l'absence d'Albert de Gondi de Retz, retenu avec sa galère au siège de La Rochelle (3), lâcha pied devant les arquebuses à fourchettes de ses adversaires et, le 28 avril, capitula avec ses quatre cents hommes.

La rade était saine, l'île riche, la forteresse bonne. Mongonmery s'y installa et, ne gardant que le Pn'mrose et son vaisseau vice-amiral, il détacha ses navires légers en croi-

(1) C.\URUKA, p. lil.

(2) B.^nBOT, t. III, p. 136.

(3) Louis de Bourbon, duc de Montpcnsier, aux échevins de Nantes. 4 mai (Arcliives de Nantes, EE 217).

sière vers l'Espagne, la division Langulllier en mission vers l'Angleterre (I). A la comicssc sa femme, tout éploréc de cette humiliante retraite, des gentilshommes annonçaient une prompte revanche, jurant de rallier Belle-Isle. qui avec quatre vaisseaux de la reine Elisabeth, qui avec douze bâtiments mouillés non loin de France (2j . De fait, quatre vaisseaux de guerre appareillaient à Jersey à destination de Belle-Isle, quand les marins de Roscoff en eurent avis. Et ces braves gens d'apprêter aussitôt huit navires pour leur barrer la route.

Découverte par le travers de Saint-Malo deux heures avant le coucher du soleil, l'escadre anglaise avait elle-même aperçu les Bretons; et comme elle était au vent, elle leur donna la chasse toute la nuit. Mais le 5 mai au jour, lorsque l'amiral les somma de se rendre, les fuyards firent brusqueii,ent volte-face : vent en poupe cette fois, en ordre de bataille, ils chargeaient. De meurtrières bordées ne les empêchèrent point de foncer à toute allure sur les Anglais : leurs grappins coupés, trente des leurs hors de combat, rien n'arrêtait la furie de leur attaque. La lutte devait durer un jour et demi. Trois cents tués et une foule de blessés jonchaient les ponts anglais, lorsque, le jeudi à trois heures, l'escadre britannique finit par baisser pavillon. Au retour des vainqueurs à Roscoff, cent vingt morts, cent soixante blessés, soit la moitié de leur effectif, manquaient à l'appel. A ce prix, ils avaient décidé du sort de la campagne, en interceptant les munitions destinées à Mongonmery (3).

(1) Agrippa d'Aubig.nk, édit. de Iluble, t. IV, p. 133. — Dépùche de La Mothe-Fénelon, ambassadeur à Londres, 8 mai (B. N., Franc. 15557, fol. 226 V»).

(2) Catherine de Médicis au duc d'Anjou. 28 mai (Lettres de Catlieiine de Médicis, t. IV, p. 220, 231).

(3) Lettre d'un habitant de Quimper au procureur des bourgeois de ]^antes, dont un cousin avait péri dans le combat. 10 mai (B. >s., Franc. 15557, fol. 232, 255). — Pour couvrir les côtes de Normandie contre les entreprises des protestants et des « wartegueux .> , Charles IX venait île

Laisser un adversaire sur les derrières de l'armée de siège, c'était rester à sa merci. Aussi un vigoureux effort fut-il tenté pour lui opposer une nouvelle Hotte, sans dégarnir le blocus de La Rochelle (1). En Picardie, en Normandie et en Bretagne, les vice-amiraux eurent ordre d'assembler le plus grand nombre de vaisseaux possible et de les armer en guerre : le vice-amiral de La Meilleraye prendrait le commandement des Normands et des Picards (2), auxquels devaient se joindre les contingents bretons réunis par Racan dans le golfe du Morbihan, des navires d'Auray, Vannes, Hennebont, Groisic, la Lucrèce de Brest, deux bâtiments de Nantes (3), trois de Saint-Brieuc (41, quatre de Saint-Malo (5) , en tout trente-cinq voiles. Une dernière division de quatre galères et vingt navires se détacha le 23 mai de la flotte de blocus pour renforcer La Meilleraye et Racan : avec elle, Albert de Gondide Retz voulait rentrer en possession de son bien. Mais des vents contraires, en la retardant, furent le salut de Mongonmery (6). Au moment

faire une levée de 1,000 hoinuies, auxquels deux barques de guerre servaient d'éclaireurs. Charles IX au duc d'Anjou, 18 mars (Bibl. de l'Institut, Portefeuille Godefroy 268, fol. 96). — Cardillac de Sarlabous avait eu à repousser une tentative contre Le Havre (Gosselin, Documents relatifs à la marine normande, p. 63).

(1) De Piennes en Picardie, de La Meilleraye en Normandie, de Bouille en Bretagne. De Baraudin fut chargé par l'amiral de Villars de dresser l'état des forces navales (B. N., Moreau 1337, fol. 204).

(2) Charles IX au duc d'Anjou. 5 mai (B. N., Nouv. acq. franc. 6002, fol. 98). — Lettres de Catherine de Médicis, t. IV, p. 317. — B. N., Cinq-Cents Colbert 7, fol. 495.

(3) Arch. de Nantes, EE 222. — H. de La Febrikre, la Noniiandie à l'étranger, p. 219.

(4) Suivant l'ordre donné par le vice-amiral de Bouille aux Briochins. 15 mai (B. N., Cinq-Cents Colbert 292, fol. 14. — Cf. aussi B. N., Franc. 15557, passim.)

(5) Le Charles, le François, la Salamandre et le Jacques (A. de La BoRDERiE, Armements maritimes des Malouins au XVI" siècle, dans les Bulletins et mémoires de la Société archéologique d'Ille-et- Vilaine, t. IV, p. 397).

(6) Cauriana, p. 127, 132. — Gondi à la reine. De l'armée de mer sur la galère, 24 mai (Bibl. de l'Institut, Portefeuille Godefroy 256, fol. 119).

d'être enveloppé, il s'échappa et, ne laissant à Belle-Isle que des ruines fumantes, le :2() mai, il gagnait Plymoulh (11.

De son côté, le vice-amiral Lur-Saluces d'Uza avait tout j)aré pour déjouer une attaque à revers, fait l'appel, dressé le rôle exact de ses matelots (2), renforcé enfin par les navires olonnais du capitaine Jean Pichon la ceinture du blocus (3). La Rochelle, à l)Out de munitions, semblait à toute extrémité, lorsqu'un détachement de cinq navires légers, conduit par Méausse, tenta d'y introduire des vivres : la barque d'Arnauld du Ilalde parvint à destination, avec une cargaison de poudre : du coup, la ville était sauve. Le vice-amiral en tomba malade (4) et « il plut à Dieu appeler à soy le sieur visconte d'Uza » , qui rejoignit dans la tombe une vingtaine de mille hommes enlevés à l'armée de siège par la fatigue des travaux d'approche, les maladies, les combats, la misère. Les dissensions s'envenimaient parmi les chefs. Le duc d'Anjou était las de la lutte. La situation semblait sans issue, quand son élection au trône de Pologne lui sauva la face. Comme don de joyeux avènement à ce trône e.votique, le 26 juin 11 accordait aux Rochelais la [)aix (5).

C'est que, pour se rendre en Pologne, le nouveau roi avait besoin d'une flotte et d'un corps d'armée : quarante navires, avec deux mille cent matelots et quatre mille soldats, en trois semaines de navigation, le mèneraient à

(i) I.A POPEUSIEIIE, t. II, fol. 148, 159.

(2) Suivant ordre du duc d'Anjou daté du 30 avril (Arch. de Lur- Saluces, copie aux Arch. nat., Marine B*l, fol. 7). — C'est peut-être alors que fut dressé le rôle d'équipage du Charles, capitaine Arnauld, monté de 30 officiers et iOO matelots (B. N., Franc. 4727, fol. 208).

(3) Le baron de La Garde au duc d'Anjou. 10 mai (B. N., Franc, 15557, fol. 234).

(4) Le baron de La Garde à l'amiral de Villars, lui conseillant de donner la vice-amirauté au sieur de La Gombaudière : « Je ne congnoys personnnage qui en soit plus digne >> . De la Réale, 19 juin (B. N., Franc. 3224, fol. 95). — Bbanïôme, t. IV, p. 14.

(5) A. BAnnoT, t. III, p. 169.

QUATRIÈME GUERRE DE RELIGION i53

Danlzlck (l). Des ordres furent en conséquence doiinéâ au vice-amiral de La Meilleraye (2) pour [)réparer reml)arc|uement au Havre de quatre mille hommes de troupes et mille goujats (3). Dominique de Gourgues et Louis de Berre y amèneraient de Bordeaux, le 13 août au plus tard, les batteries (4) des villes du sud, une soixantaine de pièces. Mais les vaisseaux étaient si fatigués par leur longue croisière que l'un d'eux, la Catherine, coula dans la Gironde; l'Henri à Libourne, le François à Bayonne avaient besoin de réparations urgentes (5); le Léopard et l'Hernn'ne tombaient de vétusté (()) ; Bayonne et Dax refusaient de prêter leurs canons. Bref, au bout de trois mois, Henri se décida à :gagnei' son royaume par voie de terre, laissant en France escadre et corps d'armée (7).

Si éphémère que fût son règne en Pologne, il provoqua un courant d'opérations commerciales entre la France et les ports de la Baltique. Une demi-douzaine de bàtimenls furent frétés à destination de Narva (8); d'autres poussèrent jusqu'à Stockholm (9) ; et notre ambassadeur dans les pays

(1) Henri, duc d'Anjou, roi de Pologne, à sa mère. La Rochelle, juillet (Bibi. de l'Institut, Portefeuille Godefroy 256, fol. 137). — « Estât de ce que cousteroit la conduitte de 4 000 soldats de La llochclle en Poullogne par nier >. (B. N., Franc. 3397, fol. 22).

(2) Lettre de La Meilleraye dans la collection Joursanvault (Cataloi/aa (le la coll. Joursanvault, par Techener, n° 3517, t. II, p. 255).

(3) « Estime et dessein faict pour le passage de 4000 soldats et mil goujatz à partir de INormandie et mettre à terre à Dantzick pour Pologne » (H. ?<., Dupuy 233, fol. 74 : Franc. 4554, fol. 130).

(4) Charles IX à Dominique de Gourgues. 2 juillet (Vicomte A. de GouncuKS, Dominiijue de Gourgues, p. 25).

(5) « Instructions que M. de Frégose envoyé au roy concernant le fait de son armée de mer en Guyenne » (B. N., Franc. 15558, fol. 235^.

(6) Pinart au roi de Pologne. 26 mai (B. N., Franc. 15557, fol. 276).

(7) Charles IX à Danzay, ambassadeur en Danemark. 16 octohvc (Lettres de Catherine de Médicis, t. IV, p. 262).

(8) Mémoire de Pontus de La Gardie, ambassadeur de Suède en France, pour faire interdire ces navigations durant la guerre de la Suède avec le tsar de Moscou. 1572 (B. IN., Franc. 15966, fol. 26).

(9) Deux ou trois navires normands. « Discours du sieur Danzav, ambas-

du Nord envisageait mieux encore. Le roi de Suède manquait d'argent pour payer ses troupes : qu'un consortium des marchands de Normandie et de Bretagne, de Paris, d'Orléans et de La Rochelle, intéressés au trafic de Russie, avançât 100 000 écus, et il obtiendrait le monopole de ce commerce, viù Revel, avec la remise de Revel en nantissement du prêt (1).

sadeur de France, des affaires de Danemark. » 12 avril 1575 (Louis Pauls, Chronique de Nestor, t. I, p. 345).

(1) Ibidem, p. 364.

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