‹ Histoire de la marine française (volume 3)Chapitre 42 sur 106 · IV · texte numérisé non relu

IV

Malacca que bloquaient trois cent trente navires atchinois, et en 163G, Goa que cernait une flotte hollandaise. Il dressait les plans des forteresses des Indes (I) et, sous la robe des Carrnes, mourait en soldat devant Atjeh en 1638 (2).

Le successeur de Josset, Guillaume Gauthier de la Terrerie, premier marchand de la Compagnie de Saint-Malo, tenta, en novembre 1G23, de continuer les opérations. Il se fit autoriser par Carpentier, gouverneur général des établissements hollandais, à trafiquer à Japara et ailleurs (3). Mais au retour des Philippines avec une cargaison d'un million, il fut victime de la rapacité de nos rivaux : la patache fut enlevée à l'abordage et nos gens massacrés (4).

La liste de nos expéditions en Océanie était pour longtemps close (5).

(1) B. N., Portugais 1, fol. 75 et suiv.

(2) Charles Brkard, Histoire de Pierre Berthelot, pilote et cosmographe du roi de Portugal aux Indes Orientales, canne déchaussé. Paris, 1889,

.in-8", p. 51, 14 et 15. — Ch. RnÉARn, Histoire de Pierre Berthelot, dans le Pays Normand, %^ année (novembre 1901), n° 11. — En Normandie, dès 1625, on le croyait mort (Ch. cl P. Breard, Dccumenls sur la marine normande, p. 225).

(3) TiKLE, De Europeers in dcn Maleischen Archipel, t. IX, p. 302.

(4) Requête au roi d'Armel Martin de la Parisière au nom des associés malouins (B. N., Franc. 16738, fol. 22 v").

(5) Le contrôleur général du commerce Du Noyer faisait pourtant remarquer aux Etats de Nantes, le 22 décembre 1622, que l'expédition malouine laissait 200 pour 100 de profit (B. N., Franc. 17329, fol. 215).

LES TERPES NEUVES

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