IV
Maranhâo, il offrit son épée au duc de Savoie. Le Régent^ sous le commandement du capitaine Du Prat, emmena trois cents hommes, charpentiers, maçons, cordonniers, tailleurs, terrassiers, laboureurs, des volontaires, des familles d'artisans, des missionnaires capucins, trois couples de topinambous mariés à des Françaises, enfin une batterie de quatre pièces donnée par Razilly (1).
D'autres bâtiments partis de Brest, La Griffe de Lion^ r Ambition, la Perle, le Diamant (2), semblent avoir pris la même destination, car le Maranhâo est spécifié comme le terme de leur voyage au long cours qui passait par le Cap et la Plata.
Cependant, nos colons poussaient des reconnaissances sur le continent, le capitaine malouin Maillard et un chirurgien botaniste dans les contrées que baigne le Miary, Pézieux parmi les Tabajares du rio Vuarpi, une troisième troupe chez les Tapuias du rio Guajahu : La Ravardière enfin cherchait (3), du côté des rivières de Para, Pacaiares et Parisop, le mystérieux pays des guerrières Amazones.
Un espion portugais profita de cette absence pour rôder en barque autour de nos positions, brûler le magasin d'agrès de l'île Sainte-Anne et planter sur un tertre, proche du fort Saint-Louis, les armes de Portugal. Près des cannibales insulaires, Martin Soares, l'auteur du coup de main de l'année 1611, se faisait passer pour le fils de Zacauna et, captant leur confiance, les excitait contre nous (4). En pré-
(1) Cf., plus bas, l'interrogatoire des prisonniers français faits au combat de Guaxenduba. — La liste des objets dont le roi faisait cadeau aux Indiens se trouve dans le laisser-passer royal daté de Paris, i^"^ février 1614 (Diogo DE Campos, dans la Collecçâo citée, p. 90. — Bergeron, Traicté de la navigation et des voyages de descouverte. Paris, 1629, in-8°, p. 141).
(2) Congés de l'amiral de France, en date des 8 février 1611, 13 février 1614, 21 mars 1613, 17 mars 1617 (Arch. nat , Z'-^ 5, fol. 190, 205, 234).
(3) Avec 40 soldats et 10 matelots, partis du fort le 8 juillet 1613 (Yves d'Evreux, p. 26).
(4) Rapport de Martin Soares, dans l'ouvrage du baron de Studart, Tri-
sence de leur agitation, qu'un topinambou jadis amené à Saint-Malo, u la grande Raie " , tâchait de calmer, Pézieux dépécha un canot à la recherche de La Ravardière.
Le lieutenant-général ne fut rejoint qu'au bout de trois mois : il avait aidé les Topinambous dans l'attaque des louras, cités lacustres sur pilotis, dont la forme rappelait le Pont-au-Change et qui avaient pour hôtes des anthropophages. Mais le feu des mousquets n'avait point eu raison de la résistance acharnée des Gamarapins, qui allaient jusqu'à pendre des cadavres derrière leurs parapets pour figurer des défenseurs. Laissant à un capitaine versé comme beaucoup de gentilshommes dans les langues indigènes (2), à M. de La Blanchardière, le soin de poursuivre une exploration qui devait aboutir à la découverte de mines de lapisla/uli (3), La Ravardière quitta précipitamment le Para et revint non sans peine au fort Saint-Louis : en cours de route, sa troupe fut sauvée d'un massacre par... sa montre, que les indigènes respectaient comme le siège d'un esprit (i).
L'ennemi n'était pas loin. Geronymo de Albuquerque, dont Martin Soares était l'éclaireur, avait pris position dans l'est, au buraco des Tortues. Et laissant une quarantaine d'hommes dans le camp retranché de Santa-Maria-do-Rosario, il avait été quérir en hâte trois cents soldats et marins à Pernambuco. Une partie des renforts étaient déjà dans la place avec le capitaine Manuel de Sousa-Dessa, lorsque parut, le 0 juin 1614, le Régent.
Doublant en chaloupes la pointe de Jericoàcoàra aux pierres de jaspe multicolores, le capitaine Du Prat, le lieu-
centenarin de Ceara : Martin SoARES More.nO. Documentos para sua historia. Ceara-fortaleza, 1903, in-8°, p. 21.
(1) Rapport de La Ravardière sur son exploration (Diogo dk Campos, dans la Collecçào citée, p. 113).
(2) A)inaes da biblioteca nacional de Rio de Janeiro^ t. XXVI, p. 265.
(3) Yves d'Evreux, p. 304.
tenant gascon de La Bastille et l'enseigne de Longueville tentèrent de déloger les Portugais du fort des Tortues. Comme nos soixante hommes pliaient, le lieutenant supplia son chef de débarquer plus de monde. Nous avions neuf hommes hors de combat. Du Prat, plutôt que d'en risquer davantage, abandonna la partie et continua sa route vers le Maranhâo.
Albuquerque, à son tour, prit l'offensive avec les troupes qu'il amenait de Pernambuco, trois cents hommes en huit navires, et les deux cent trente Indiens du Grand Diable des Taramambèzes. Le 26 octobre, il mouillait à Guaxenduba, vis-à-vis de notre fort Saint-Joseph d'Itapary (I), et se retranchait dans le fort de Santa-Maria. Dans la nuit du 11 novembre, Pézieux, Claude de Razilly et Du Prat se glissèrent avec quatre barques sous le bastion ennemi. Un transfuge ayant donné l'alarme, le sergent-major Diogo de Campos organisait la défense : mais déjà les soldats de garde sur la flotte avaient sauté par-dessus bord; trois bâtiments portugais étaient à nous.
(1) Voici les sources portugaises : Diogo de Campos, Joiiiada de Maranhâo por ordcm de S. Mnjestadc feila o anno de 1614, publié dans la Collecçâo de noticias para a liistoria c qeoqrafia das naçùes ullramarinas que vivent nos dominios portuquezes. Lisboa, 1812, in-8", t. I, n° un : — A collationner as-ec le Journal portugais du 23 août IGIV au V janvier 1615, publié par Bernado Pereira de Berredo, Annaes historiens do estado do Maranhâo. Lisboa, 1749, in-fol. — Martin Soares Moreko, édit. Studart citée. — Interrogatoire des prisonniers français faits au combat de Guaxenduba. Fort de Santa-Maria-del-Maranon, 20 novembre 1614 (Lisbonne, archivo gênerai de Indias, ramo 2"; publié sous le titre : Z)ofM?ne«ïo5 sobre a expediçào de Jeronymo de Albuquerque ao Maranhâo, dans les Annaes da bibliotheca nacional do Ri o-de- Janeiro, t. XXVI, p. 263, à Rio-de- Janeiro, 1905, in-S"). — Manuel de Sousa-Dessa, Brève lelacion de la Jornada de la conquista de Maranon (Lisbonne, archivo gênerai de Indias, patronato2, 5, 1/27; publié dans les Annaes... do Rio-de-Janeiro, t. XXVI, p. 281). — Histoire véritable de ce qui s'est passé de nouveau entre les Fiançais et Portuqais en l'isle de Maraqnan au pays des Topinamhous . Escrit en haste au fort de Saincte-Marie de l'isle de Maragnan. Paris, 1615, in-8", réimprimé dans les Annaes... do Rio-de-Janeiro, t. XXVI, p. 321. — Robert Soctuey, History of Brazil. London, 1810, in-4", p. 400.
LA FRANCE EQUINOXIALE 357
Toute la colonie fut alors mobilisée pour une action décisive contre le fort Santa-Maria. Quatre navires, trois chaloupes canonnières, une nuée de canots s'ébranlèrent dans la nuit du 18 novembre; deux heures avant le jour, nos alliés topinambous, en costumes de guerre hérissés de j)lumes, l'aspect diabolique, prenaient pied avec trois de nos compagnies à courte portée de la position. La Fossc- Bénard (l) se retrancha sur l'éminence de Guaxenduba; Canouville {'2) établit à mi-côte une barbacane protectrice pour les canots indiens; Pézieux et Du Prat, chargés de diriger l'attaque, laissèrent au premier quatre cents sauvages, quelques autres au second et dispersèrent le gros des troupes en tirailleurs dans la prairie. Par mer, La Ravardière, Razilly, Maillart, deux cents marins et cent indigènes bombarderaient la position.
Albuquerque, cerné de toutes parts, est sommé de mettre bas les armes. La réponse parait si peu douteuse que nos gens " tuent" la mèche de leurs arquebuses. Mais voilà que le sergent-major Diogo de Gampos, le capitaine Fragoso et le chef tabajare Mandiocapua se ruent sur la première tranchée et l'enlèvent sans subir plus d'une décharge. « A moi! aux miens! » crie Pézieux qu'une arquebusade dans les reins a jeté bas. Mais Gregorio Fragoso, se glissant le long du rivage, l'isole de Canouville, qui doit reculer vers le détachement de La Fosse-Bénard, au sommet de la colline. Une troisième colonne a tourné notre position en cheminant à travers les fourrés. Fragoso d'un côté, Albuquerque de l'autre, avec soixante-dix Portugais et quarante Tabajares, nous prennent entre deux feux.
(i) Il tirait son nom d'une seigneurie qui fait actuellement partie du Calvados, canton de Balleroy, commune de Littry.
(2) La famille normande des Canouville comprenait deux branches : les Canouville-Raffetot et les Canouville-Grosmenil. Je ne sais à laquelle appartenait notre capitaine.
•3:.8 HISTOIRE DE LA INlARliNE FRANÇAISE
Une balle abat Turçou, notre interprète : faute de comprendre nos commandements, les Topinambous dévalent dans la plaine et s'enfuient. La Fosse-Bénard a le bras cassé : autour de lui, gisent La Touche de Cliavannes, frère aîné de La Ravardière, Saint-Gilles, La Haye, Saint-Vincent, La Prairie, Rochefort, Des Sablons (Ij, l'enseigne de Longueville, le sergent La V^erdure, le bourguignond'Ambreville, les parisiens de Ija Croix, Gatignat, Du Château, de Bachelier, La Ruelle secrétaire du connétal)le, un dieppois fameux Bridou, le maître de navire Vincent Guérard, l'astronome Vanet, l'orfèvre rouennais Bellanger. Trois fois, ces braves gens ont repoussé l'assaut : mais la poudre manque; vainement ils ont signalé leur détresse en brûlant « de faulces amorces » . Faute de fond, le Régent ne peut serrer la terre. Cent quinze des nôtres sont massacrés et neuf seulement admis à rançon (2). La Ravardière « demeure ferme à la portée du canon » du fort Santa-Maria, pour couvrir la retraite du capitaine Du Prat. Les Indiens nous lâchentde toutes parts. Seize grands canots, venus du Cuma pour fermer aux Portugais l'accès du Miary, ont rebroussé chemin.
La Ravardière, encore maître de la mer, menace de pendre toute l'expédition portugaise, si les prisonniers sont maltraités (3). Le surlendemain, il ne parlera plus que de la générosité du digne descendant du grand Albuquerque. Que s'est-il donc passé dans l'intervalle? Albuquerque, que notre escadrille tient étroitement bloqué, dont le dénument nous est connu par des lettres pessimistes trouvées à bord
(i) Ce sont des titres de seigneuries normandes, comme La Fosse-Bénard et Canouville : Saint-Gilles-des-Marais dans rarrondisseincnt de Domfront, Saint-Vincent-de-la-Rivière dans celui de Rernay, etc.
(2) Etienne Maréchal, dellonflcur; Marin Ilarticr, de Gisors ; le tandiour Kinart, de Meaux, interrogés le 20 novembre au fort Santa-Maria.
(3) Sommation datée du fort Sainl-Siméon, 21 novembre (Diogo dk Campos, p. 68).
LA FRANCE ÉQUIMOXlALf: 359
des prises, a eu le talent trol)tenir un armistice. Des délégués iront en Europe exposer la situation, Diogo de Campos et le capitaine malouin Maillart à Lisbonne, Fragoso et Du Prat à Paris. Du même coup, le départ du Régent et de la caravelle de Maillart (I j nous enlève notre suprématie navale.
En France, commencent à circuler des rumeurs inquiétantes sur la mobilisation brésilienne (2). Mais avant que nos délégués, retenus à Lisbonne par une perfidie insigne (3), aient exposé au roi la situation, Albuquerque précipite le dénouement. Avec les renforts amenés par Gastello-Branco et Sequiera Sanhudo, il enveloppe notre colonie. Sommé d'évacuer le patrimoine de la couronne lusitanienne, La Ravardière capitule à terme, le 31 juillet 1616: s'il n'est point secouru dans un laps de cinq mois^ il abandonnera l'île.
... Le jour de la Toussaint, neuf vaisseaux, six cents hommes, parurent à 1 entrée de la baie. Hélas! c'étaient encore des Portugais. Diogo de Campos amenait de Pernambouc les troupes du capitaine général Alexandre de Moura. La passe fut occupée, toute communication coupée avec le continent par la saisie des quartiers de Saint-Joseph et de Saint-François; nos quatre cents colons et marins, menacés d'être traités comme des pirates, rendirent sans coup férir le 4 novembre le fort Saint-Louis (4), où Geronymo de Albuquerque remplaça La Ravardière. Le mois n'était pas
(1) Le 16 décembre.
(2) Lettre à l'ambassadeur français à Londres. Ile de Wight, 19 décembre 1614 (B. N., Franc. 15987, fol. 412).
(3) « Mémoire pour la Guyanne ou France Equinoctiale « (B. N., Clairambault 1016, fol. 659).
(4) Annaes ria bihliotheca nacioiial do Rio-de-Janeiio, t. XXVI, p. 227 : « Relatorio de Alexandre de Modra sobre a expediçâo a ilha do Maranhao e cxpulsào dos Francezes. Lisboa, 24outobre de 1616. » — Bkrredo, p. 381 et suivantes. — Soutiiey, t. I, p. 426.
achevé que Caldcira mettait à profit les observations géographiques recueilUes par La Ravardière et Des Vaux (I) j)OLir occuper avec deux cents hommes le Para. De là, date la fondation de Belem du Brésil.
Et voyez la reconnaissance de nos obligés! La Ravardière et Des Vaux furent écroués dans la tour de Belem, à l'em- Ijouchure du Tagc ; le second y mourut dans les fers (:2) Par un juste retour de la fortune, l'un de leurs plus redoutables adversaires, Martin Soares, tombait sous le vent d'un de nos vaisseaux, le Choisy, de dix-huit canons, commandé par Charles Fleury, de Vatteville; le descendant du fameux corsaire d'Ango assaillit violemment les Espagnols, leur tua dix-neuf hommes; et Martin Soares, atteint de vingt-trois blessures, la main abattue d'un coup de hache (3), fut fait prisonnier avec les quatre derniers survivants. Amené à Dieppe le 6 décembre 16l(i (4), il eût fourni l'occasion d'un échange : mais tandis que Soares recouvrait la liberté au bout de dix mois, La Ravardière resta trois ans captif.
Walter Raleigh nous offrit une revanche. A la veille de partir pour l'Eldorado, il demandait aux Dieppois et aux marins du Havre leur concours, à l'amiral de Montmorency des patentes de navigation \h) et un asile lors de son retour : et le 28 mars 1(>17, la Desliny l'emportait avec seize autres bâtiments vers le pays de ses rêves. Il n'en revint que pour poser sa tête sur l'échafaud dressé à Londres (6).
L'Eldorado était de ces souvenirs que rien n'efface. Ne
(1) Déclaration de La Ilavardière. Saint-Louis-du-Maranhào, 8 décembre [Annaex... do Rio-de-Janeiro, t. XXVI, p. 237).
(2) La Ravardière à Puysieux, secrétaire d'Etat. Château de Bethléem (l^our de Belem), 25-27 juin 1619 (B. N., Franc. 16117, fol. 425. — Ciairambault Î016, fol. 637 v").
(3) Baron de Studart, Martin Soares, p. xv.
(4) AsSELiXE, Antiquités et chroniques de la ville de Dieppe, t. II, p. 192.
(5) Actuellement à Simancas (Fernandez Duro, Armada espanola, t. III, p. 417).
(6) Le 29 octobre 1618.
LA FRANCE KQUINOXIALE 3(;i
disait-on point que deux de nos navires, le Saint-Jacques et le Jean de Paimpont, en rapportaient une cargaison de 45 millions, lorsqu'ils périrent corps et hiens (I)! Et parmi les capitaines qui demandaient un congé pour y retourner, se trouvait un Diep})ois fameux, Abraham Du Quesne (2).
Mais la France Equinoxiale du Maranhào avait vécu. En l()20, arrivait à Quillebeuf le dernier colon, le gentilhomme picard de La Planque. En exploration dans le Para au moment de la capitulation de Saint-Louis f-V), il avait remonté le fleuve jusqu'à la cataracte d Itaboca, où le Tocantin, dans le pays des Pacaiars, fait un saut de vingtcinq toises.
De retour à Saint-Louis après un voyage de neuf mois, La Planque et ses compagnons eurent la douleur d'y rencontrer les Portugais. Réfugiés chez les Indiens, ils espérèrent durant trois ans un retour de la fortune; puis ils se résignèrent : l'exploration du Miari, du Pindari et de l'Itapicuru qui débouchent au sud du Maranhào, et de la rivière de Turi qui se jette à la mer à deux cents lieues dans l'Ouest, compléta, mais pour le compte des Portugais, l'admirable réseau des découvertes entreprises par La Ravardière.
La Ravardière était tenace. En dépit des objections qu'on lui faisait (4), il demanda et il obtint, le 27 novembre 1624, le renouvellement de ses pouvoirs de lieutenantgénéral en Amérique, des Amazones à la Trinidad (5). Il
(i) Ainsi qu'il est consigné le 5 mars 1620 au tabellionnage de Rouen (GossKLiN, Documents sur la marine normande, p. 152).
(2) Le 2 juillet 1623, il obtient un congé de navigation pour aller avec VAndrc au cap de Nord et pays de l'Aval (Arch. nat., Z "' 6, fol. 61).
(3) Il \\i de Bergeron son confident (BERGERO^, Traité de la navigation. Paris, 1629, in-8°, p. 142).
(4) « Réponses à plusieurs objections et difficultés proposées au sieur de La Ravardière sur le dessein que M. de La Loudrière et luy font d'établir dans les Indes d'Amérique " . 1624 (B. N., Nouv. acq. franc. 9389, fol. 35).
(5) I^ettres patentes du 27 novembre 1624 (B. N., Franc. 4254, fol. 23).
s'occupait à Paris d'organiser Texpédilion, lorsqu'une nouvelle éclata comme la foudre. Son associé, llené de Fallensat de Loudrières, gouverneur de La Rochelle, avait levé l'étendard de la révolte, en capturant le 18 janvier 1(>25 une escadre royale en rade du Port-Louis 1). Une dernière guerre de religion s'ouvrait, mortelle pour ce « pays de merveilles qu'on peult dire ung paradis terrestre (2) » , pour la France Equinoxiale que nous perdions à jamais (3).
(i) Guillaume et Jean Daval, Histoire de la réformation à Dieppe. Rouen, 1879, in-8°, t. II, p. 8. — Cf. ci-dessous le chapitre sur la dernière guerre de religion.
(2) Isaac de Razilly, u Mémoire touchant la navigation » : B. N., Franc. 4826, fol. 1.
(3) " Les papiers qui concernent l'affaire de Maragnon furent remis entre les mains de feu M"^ Colbert par le s' Dolu en 1664 « (B. N., Clairambault 1016, fol. 638j.