CHARLES, DUC DE GUISE, AMIKAL DU LEVANT
(li. N., Glairambault 1130, fol. 13.)
secours de son chef les deux bâtiments de Forbln, qui font <i passevogue pour arriver promptement. «
Le contre-amiral de Mantin amène à la rescousse la brigade des galions, avec les chevaliers de Cuges et de L'Isle, avec Cuges, qui s'est fait jour au prix d'une blessure mortelle et d'une perte de vingt-huit hommes. C'est au tour des Rochelais de reculer. Les « sorciers » , brisés par des volées à fleur d'eau, desserrent leur étreinte. Et la Notre-Dame-de- Liesse sort des flammes saine et sauve.
Il s'était échangé, dans cette rude journée, quatorze mille coups de canon, énorme dépense de munitions pour l'époque. «Aucune galère, dont le coursiern'eût tiré plus de trois cents fois et consumé plus de trois cents quintaux de poudre! »
A la nuit, Guilon se décidait à battre en retraite sur la Fosse de Loix avec son vaisseau fracassé, tandis que sa Hotte s'éparpillait de tous côtés (1). La nuit se passa sous les armes, à portée de canon. Nombre d'équipages protestants, pour fuir, se faufilèrent à travers les lignes royales en criant le mot de passe qu'ils avaient surpris : « Sainte Vierge ! Vive le Roy! » si bien qu'au jour, l'amiral Guiton, effrayé de n'avoir auprès de lui que son frère Daniel, Horry et Allaire, se replia précipitamment sur Saint-Martinde-Ré. Le vice-amiral Macquain, isolé à la Palice, tenta la même manœuvre sous le feu des galères. Mais la grêle des projectiles empêcha le Saint-Louis-de-Nevers d'avancer. Au cri de II sauve qui peut » , poussé par le capitaine Nicolas Bonneau, le vice-amiral se jette à la mer et se noie; les matelots se cachent à fond de cale; le commandant de Moyneville, resté sur le tillac avec cinq de ses soldats, est
(1) Ce jour-là, Guiton aurait perdu quatre vaisseaux coulés à fond et quatre autres capturés. Le lendemain 28, les galères royales lui en coulèrent encore deux (Lettre du soldat nantais Guyot, B. N., Franc. 20559, fol. 129). Montolieu réduit cette perte à six.
poignardé; le Saint-Louis va succomber, lorsqu'un homme résolu, le lieutenant Hurtin de la Tremblade, rallie une quinzaine de braves, repousse l'abordage, coule trois esquifs des galères et, avec l'appui du contre-amiral Forant, parvient à conduire jusqu'au havre de la Flotte son pauvre bâtiment tout criblé de coups, réduit à dix hommes d'équipage sur trois cents.
La défaite coûtait aux Rochelais « six à sept navires ou bruslés ou coulés à fons, plus de quinze cens hommes, que mors que prisonniers (l) ; Macquain, leur vice-amiral, Candé et cinq ou six capitaines des j)lus mauvais garçons;» Jaumier, Arnaud d'Orléans, Escul)ard, Martin et Ménager, capitaines de marine, Duplomb, Doulcet, Du Coudray, La Villaudoré, Desfraignées, Bentoc, La Garenne et Meurel, commandants de compagnies, étaient parmi les morts. (1 Nous avons eu l'honneur d'une entière victoire, écrivait le sergent de bataille de la flotte royaliste, ayant couché la nuit et mouillé nostre fer dans le champ du combat, fait trois fanaux toute la nuit et le lendemain matin présanté la bataille. Nous y avons perdu, de morts ou de blessés, quatre cent cinquante hommes (2), » voire cent cinquante seulement sur les vaisseaux, cent vingt sur les galères (3). Guise avait » quasi tout seul gangné la plus terrible bataille qui eût esté sur la mer depuis l'invention des canons (4) u . Et pourtant, chacun de ses capitaines
(i) D'après la lettre de Séguiran de Bouc, qui déclare u le sçavoir très bien comme ayant eu l'honneur de se trouver partout où le combat s'est fait, ayant fait la fonction de sergent de bataille » . Il avait écrit d'abord : i< plus de quinze navires, bien près de deux mille hommes » , chiffres qu'il a rayés ensuite (Bibl. de Carpentras, ms. 1826, fol. 232). — Montolieu dit également 2,000 hommes.
(2) Séguiran de Bouc avait d'abord écrit " mille ou douze cents hommes « , chiffres rayés.
(3) MOKTOLIEU.
(4) Suivant l'éloge hyperbolique adressé par Arnauld au vainqueur
avait fait son devoir, a s'approchant des loups à l'envi les uns des autres (I). »
Après s'être rendu maître du fort de la Dive, à une portée de canon de son mouillage de l'Aiguillon, Guise hissa, le 30 octobre, le signal d'arriver au conseil. Un renfort, venu de Brouage, portait à vingt-huit le nombre des navires légers à même de poursuivre les Rochelais dans les bas-fonds de l'île de Ré, où ils s'étaient abrités : Saint-Luc mènerait l'attaque avec huit bâtiments, soutenus par Guise au centre et par Razilly à l'arrière-garde ; chargé, en qualité de maréchal de bataille « de faire combattre les esquadres à temps, ramener les vaisseaux fuiards au combat et assister les corps qui seroient trop pressez des ennemis, " le marquis de Rouillac se tiendrait au vent avec le Saint- Michel et six vaisseaux de ligne. On avancerait, la sonde à la main, jusqu'à portée de pistolet, sauf à passer alors de l'ordre de marche à l'ordre de bataille sur une seule ligne, Razilly à l'extréme-gauche, Saint-Luc à gauche de Guise et Rouillac à droite, vers le large (2). L'état de la mer et la rigueur de la température, que les forçats à demi-nus durant la vogue ne pouvaient supporter, avaient forcé les galères à gagner l'abri de Brouage.
Sur ces entrefaites, un messager apporta de la Cour la nouvelle de la paix (3) et l'ordre de licencier la flotte, dès que les Rochelais auraient reconnu l'autorité du roi. Sur l'avis qu'ils gardaient le pavillon haut, sans aucune contenance de repentir, Guise résolut d'en finir. Dans la nuit du 112 novembre, son sergent de bataille alla de vaisseau en vaisseau notifier à chacun son poste. Et à l'aube, au coup
(1) MONTOUEU.
(2) OuDiN (B. N., Franc. 5801, fol. 253).
(3) Signée à Montpellier le 18 octobre. — Le 29 octobre, Guise avait capturé neuf bâtiments de haut bord qui déljouchaient par le Pertuis- Breton. C'étaient des navires hollandais chargés de munitions à destination de La Rochelle (xlffaires Étrangères 1475, fol. 17).
de canon de la Nolre-Dame-de-Liesse, toute la flotte s'ébranlait pour mouiller à quelques encablures des rebelles. La partie « s'échauffait » ; le canon « donnait à tout perdre dans la flotte Rocbeloise; " Guiton et les siens « se deffandoient comme sangliers contre le pied d'un arbre. Mais de sortir, point de nouvelles. » Leurs vaisseaux amiral et viceamiral étaient échoués, d'autres dégréés ou fracassés, lorsque la nuit couvrit de son voile les débris ensanglantés que le flux et le reflux repoussaient tour à tour de Saint-Martinde-Ré à l'Aiguillon. Des dix-sept bâtiments encore valides, une attaque à l'abordage ne pouvait manquer d'avoir raison.
Avant d'en venir à cette extrémité, l'amiral du Levant envoya demander à son adversaire s'il entendait se conformer au traité de paix. Guiton atermoyait. Par retour du courrier, tambour dans l'espèce. Guise lui intima l'ordre de mettre pavillon bas. Dès que les députés de La Rochelle eurent assuré que la paix n'était pas une chimère, 1 amiral rochelais obéit. Entouré de ses capitaines, il se rendit, le 13 novembre, à bord de la Notre-Dame-de-Liesse, mouillée à La Palice : « Voilà mon étendard, dit-il en le jetant aux pieds de son rival : que votre Grandeur en dispose à son gré. "
Sans se lever de son siège, sans se découvrir devant le chef des rebelles, le duc répliqua : « Vous faites bien d'obéir, je reçois votre étendard. « Et, posant la main dessus, il ajouta : « Je vous le rends, je ne l'ai pas gagné au combat. " A l'instant, il se lève et, embrassant son adversaire : « Vous êtes des braves d'avoir osé combattre. — Monseigneur, jusqu'ici. Dieu m'a fait la grâce de n'avoir jamais tourné le dos. " Soumis, mais invaincu, Guiton demanda le mot, qui fut : " Saint Louis! » Et comme il défdait pavillon bas, au cri de « Vive le Roi! » pour rentrer à La Rochelle, Guise, Saint-Luc et Montmeillan honorèrent
d'une salve de sept coups la bravoure qui passait (l). Courtoisie bien française, qu'un César n'aurait point eue (2)!
(1) u Véritable récit... ". B. N., Franc. 23339, fol. 115. — Histoire qénérale, p. 46.
(2) Quant aux matelots rochelais, ils reçurent des habitants chacun 4 livres pour avoir exposé leur vie. Ordre du maire de La Rochelle en date du 24 novembre (Archives de la Charente-Inférieure, E Suppl. 291).
La campagne terminée, l'amiral duc de Guise était retourné dans son gouvernement de Provence (l), où une occasion nouvelle d'exercer ses talents nautiques ne tarda point à se produire. Le duc de Savoie, frustré du marquisat de Zuccarello (^) par une sentence impériale (3), dont l'État de Gènes se trouvait bénéficiaire, réclamait notre appui en vertu d'une entente (4). Et voici dans quelles conditions machiavéliques il l'obtint. Pour ne point rompre avec les Impériau.x et les Espagnols, alliés de la Répuldiquc ligurienne, notre concours n'eut rien d'officiel. Le connétable François de Lesdiguières secondait la Savoie en son propre et privé nom. Par une autre fiction de neutralité, l'amiral Charles de Guise reçut défense d'arborer l'étendard réal sur les galions qu'il conduisait en personne contre les Génois (5), avec Luc de Saint-Germain comme vice-
(1) Le 15 juin 1623, Louis XIII le prie de surseoir à son départ pour le Levant (B. N., Franc. 3722, fol. 83).
(2j Acheté par Charles-Emmanuel, duc de Savoie, à Scipione Carretto en 1588.
(3) Du 22 décembre 1622 (Mémoires de Mathieu Mole, cdit. Aimé Champollion-Figeac, t. IV, p. 183).
(4) Du 5 septembre 1624, entre la France, la Savoie et Venise (B. N., Dupuy 401, fol. 42; Franc. 17984).
(5) [J.-Y. DE Saixt-Prkst], Histoire des traités de paix. Amsterdam, 1725, in-fol., t. I, p. 339. — AvENEL, Lettres et papiers d'Etat du cardinal de Richelieu, t. II, p. 87, note 2 : Collection des documents inédits.
amiral (I) et le chevalier de Valençay comme maréchal de hataille (2).
Avant d'appareiller au début de mai 1625, Tamiral-goiiverneur alla calmer les appréhensions du parlement d'Aix, anxieux de voir a la province sans chef, sans noblesse, sans canon ». Marseille, Toulon, Saint-Tropez sont parés contre toute attaque, disait-il; » au moindre coup de sifflet, » les habitants accourront à la place d'armes; les galères du général de Gondi ont ordre de ne point « bouger du pais » ; les galions enfin, par une continuelle croisière entre la Corse et leurs deux bases d'opérations navales, — l'île Sainte- Marguerite et une autre forteresse entre Nice et Savone, — « maintiendront la liberté des mers, empcschant le passage des flottes qui pourraient aller d'Espagne en Italie ou d'Italie en Espagne. i
Et qu'étaient ces flottes? D'Espagne, on n'avait osé expédier qu'une seule galère pour porter, par le circuit de Sardaigne, de l'argent aux Génois; l'escadre des Deux- Siciles était immobilisée par les attaques des Barbaresques, par l'appréhension des armements vénitiens; des vingt-deux galères de Gènes, quatorze seulement étaient sur le pied de guerre; quant aux troupes du duc de Feria, la défaite que leur avait infligée le duc de Savoie les avait réduites à quatre mille hommes. Serrée de près par l'armée savoyarde, Gènes avant un mois se rendrait à merci. La révolte couvait à Milan et à Naples. Bref, » les affaires d'Espagne estoient réduictez en sy piteux estât, qu'il falloit qu'elle perdît l'Italie à ce coup-cy sans espoir de ressource et sans pouvoir rien entreprendre sur nous» (3). L'amiral
(i) Suivant commission du 16 janvier 1625 (B. N., Nouv. acq. franc. 1754, fol, 140).
(2) Suivant brevet de l'amiral duc de Guise, daté de Marseille, 4 mai 1625 (Affaires Étrangères 1700, Provence 277, fol. 298).
(3) Il Rellation des complimentz et propositions faictes de la part de Mgr le duc de Guise à Messieurs du parlement de Provence, lorsqu'il leur
ajoutait que vingt vaisseaux de guerre hollandais (I) et des navires britanniques (2) armés pour le compte de la Savoie rallieraient prochainement son pavillon : le gouvernement pensait encore y joindre l'escadre de la Milice chrétienne et la flotte protestante de Soubise (3). Mais des conjonctures imprévues allaient retenir dans le Ponant toutes ces forces navales, en les mettant aux prises les unes avec les autres. Et Charles de Guise n'avait en définitive que onze vaisseaux, lorsqu'il vint se mettre à la disposition du duc de Savoie, à Villefranche. Pour s'entendre avec lui, le fils aîné du duc, Victor-Amédée, prince de Piémont, "le prince Majour » se rabattait le long de la Riviera par Albenga, Oneglia, San-Remo, un « paradis terrestre par la souëfve odeur des fleurs et l'amoenité de l'air » : il ne rencontra de résistance qu'ù Vintimille, dont la garnison jurait de se défendre jusqu'à la mort. Pour battre le château, il fallut mander de Nice des pièces de siège et de Villefranche l'escadre française (4). La croisière de Corse n'avait point amené les Génois à transiger. Après un court séjour à Marzocco, près de Livourne, le duc de Guise avait rallié les côtes de Provence (5), avec quelques prises qu'il fit vendre. (6).
est venu dire ailieu à Aix, le xxvin^ avril 1625, avant que s'embarquer en son armée navalle » (Bibl. de Carpentras, ms. 1826, fol. 291. — B. N., Franc. 4370, fol. 213).
(1) Suivant traité passé le 24 décembre 1624, à la Haye, entre les Etats généraux et Bellujon (J.-Y. de Saint-Prest, cité;.
(2) Théodore de Mantin coopéra avec une galiote et six navires anglais à la campagne navale (B. N., Franc. 17329, fol. 200).
(3) Mémoire de Richelieu au roi. Juin 1625 (Avenel, Lettres... de Richelieu, t. II, p. 97).
(4) Le frogrèz victorieux des armes du sèrénissiiiie prince de Piedmont contre les Génois, ensemble l'arrivée de Monsieur le duc de Guyse avec ses galères a Villefranche . Paris, 1625, in-8°. — Note du 4 juin sur la reddition de Vintimille (Bibl. de Carpentras, ms. 1826, fol. 320).
(5) Gdiche:<on, Histoire généalogique de ta royale maison de Savoye (1660), p. 842.
(6) 10 mai (Arch. nat., G' 211).
Le 28 mai, le prince Majour et l'amiral du Levant arrêtaient ensemble leur plan de campagne (1). Rendez-vous était pris le 25 juin devant Gènes. Guise n'avait que deux mille hommes à bord : il en vint demander (2) quatre mille autres (3) au parlement d'Aix, avec une centaine de bateaux pour les débarquer. Que n'avait-il aussi les galères? H Ceux du conseil du roy verroient bien enfin qu'il estoit expédient « de les lui confier. Faute de ces navires rapides, il n'avait pu donner la chasse à quatre bâtiments qui transportaient cinq millions.
Ce fut l'ennemi qui força la main aux conseillers du roi. Le 11 juin, comme l'amiral se mettait à table à Marseille, un courrier arriva haletant : nos galères étaient aux prises avec celles de Gènes. Guise « ne fist que humer son bouillon » et partit à toute bride pour rejoindre aux Iles d'Hyères ses galions. Il apprit en route la situation critique de nos gens : nos treize galères, aux équipages renforcés (4), s'étaient laissé entraînera la poursuite de cinq bâtiments; quatre escadres de neuf galères chacune les attendaient dans une embuscade, quand un signal parti d'Antibes arrêta à temps le général de Gondi. Gondi se replia précipitamment sur cette ville. L'ennemi avait passé outre, et une violente canonnade qu'on entendait d'Aubagne, indiquait qu'il était aux prises avec les galions (5).
C'était le marquis de Santa-Cruz qui accourait à la rescousse des Génois et commençait la campagne par une vigoureuse contre-attaque. Après avoir détruit aux lies
(1) Bibl. de Carpentras, ms. 1826, fol. 317.
(2) Le 5 juin à Aix.
(3) Dont le commandement était donné d'avance au comte de Carcès, au marquis des Arcz, aux sieurs de Buous et de Mane.
(4) La Re'ale avait soixante hommes de crue à bord, la Régine cinquantetrois, chacune des autres quarante. La croisière « du côté d'Italie » dura de mai à juillet (Affaires Étrangères 817, France 75, fol. 96).
(5) " Relation du voiage de Monsieur de Guise et de ce qu'il proposa au Parlement. .. 13 juin 1625 (B. IS., Franc. 4370, fol. 202).
d'Hyères trois de nos vaisseaux, il allait réoccuper l'une après l'autre les places de la Riviera (1).
Cette leçon de choses montrait l'urgence de renforcer notre flotte (2). Louis XllI ordonna de mettre immédiatement des galères en chantier, .i Nous voulons, disait-il, qu'à l'advenir il y en ait toujours en nos ports quarante, bien et deuement entretenues, prestes à servir hiver et esté. " Ainsi pourra-t-on couper les communications entre l'Italie et l'Espagne : a quarante galères fraisches en battront quatre-vingts harassées d'un grand voyage. De là encore, un autre bien : les peuples de Naples et de Sicile, mal traittéz par leurs vice-roys, pourroient se révolter, surla cognoissance qu'ils auroient de pouvoir estre secourus par rarmcc navale de France (3) » .
Le règlement de la mer, où se trouvent formulées ces ma.ximes, trahit les premières préoccupations de Uichelieu pour notre marine de guerre. Il ne lut pas applique. Une prise d'armes des huguenots avait encore une fois fait échec à notre politique extérieure : et le traité de Monçon, le 5 mars 1G26, mit fin à la guerre de la Valteline, sans être pourtant autre chose qu'une trêve dans notre lutte contre l'Espagne (4).
(1) Julian S. ConuETT, EiKjland in tlie Medilcrraiwan, t. I, p. i6t. — F. Drno, Armada espaiwlu, t. IV, p. 67.
(2) Tioslaing d'Ancezune, marquis du Tlior, fut chargé par l'aiiiiral île Guise d'entretenir les galions sur pied de guerre (Charles, duc de Guise, au duc Charles-Emmanuel de Savoie. Marseille, 20 août 1625 : Arch. de lleiuis, collLCtion Tarbé, carton 18, pièce 68).
(3) Règlement pour la mer. 1625 [Lettres et papiers d'Etat... de Richelieu, t. 11, p. 163).
(4) Le duc de Savoie manifesta son mécontentement en donnant abri aux corsaires anglais qui poursuivaient nos marchands (B. N., Franc. 17023, fol. 216 v°), ce qui motiva sans doute la saisie de ses galères à Marseille. Août 1627 (Bibl. de Carpentras, ms. 1827, fol. 75).