LA MAITRISE DE LA MER
Du problème, Richelieu était fort préoccupé, témoin le chapitre « De la puissance sur la mer » inclus dans son Testament politique : « La mer est celui de tous les héritages sur lequel tous les souverains prétendent plus de part, et cependant c'est celui sur lequel les droits d'un chacun sont moins éclaircis. L'empire de cet élément ne fut jamais bien assuré à personne. En un mot, les vieux titres de cette domination sont la force et non la raison (2). 1) Les Espagnols se prévalaient, pour interdire aux étrangers l'accès des Indes, de la fameuse bulle
(1) Mare claiistmi seii fie dominio maris. London, i636, in-8".
(2) Testament politique du cardinal duc dk Iîicheukl', dans le Recueil des testamens politùjues..., t. II, p. 58,
d'Alexandre VI qui tixaïL aux navigateurs portugais et aux leurs une ligne de démarcation idéale à travers les Océans. Tout navire étranger rencontré au delà des Lignes de paix^ tropique du Cancer et méridien de l'île de Fer, était traité par eux en forban (1). François I", Henri II, Charles IX, Henri IV, Louis XIII avaient tour à tour protesté contre cette violation du droit des gens (2), dont le Mare liherum de Grotius avait démontré qu'elle était juridiquement insoutenable. Les Espagnols avaient maintenu leur ostracisme. Et nos tentatives de colonisation en Floride et au Brésil avaient été impitoyablement brisées.
L'expédition de Philippe Strozzi avait été brutalement arrêtée aux Açores par Alvaro de Bazan de Santa Cruz, avant d'avoir pu gagner le but mystérieux fixé par Catherine de Médicis : le Brésil. Et les hardis colons qui venaient d'y fonder en 1612 la ville de Saint-Louis du iMaranhào en avaient été expulsés. Or, de Tune et l'autre aventures, la famille de Richelieu avait subi le contre-coup. Des débris de la flotte vaincue aux Açores, quatre vaisseaux avaient été rachetés par le père du cardinal (3), dans l'espoir peut-être de mener à bonne fin le Secret de la Reine (4) ; et son frère aîné, Alphonse Du Plessis de Riche-
(1) C. Fernandez Duro, Armada espafwla, t. IV, j). 146.
(2) Cf. supra, t. III, p. 296; t. IV, p 342. — Louis XIII autorisa nos marins à « entreprendre couiiue par le passé au delà des bornes [ou Lignes de pai.xl jusqu'à ce que iesdits Espajjnols et Portugais aient souffert le commerce libre à nos sujets. » i" juillet 1634 (Moeeac de S.unt-Mkry, Lois et constitutions des colonies françaises de rÂmér{(jiie sous le vent. Paris, 1784, in-4°, t. I, p. 25).
(3) Le Grand-Brissac, le Petit-Brissac, le Pontpicrrc et le Câpre, a])partenant à Charles de Cossé-Brissac, l'associé de Strozzi, furent acquis le 24 janvier 1584 par le grand prévôt de l'hôtel, François Du Plessis de Ilichelieu (Ph. B.\rrey, les Normands au Maroc au seizième siècle; le Havre transatlnntir/ue de 1571 à 1610... 5" série des Mémoires et documents pour seivir à V histoire du commerce et de l'industrie en France publiés sous la direction de Julien Hvyem. Paris, 1917, in-S", p. 131.)
(4) Cf. supra, t. IV, p. 167.
lieu, était parmi les fondateurs évincés de Saint-Louis du Maranhào (1).
Le cardinal de Richelieu avait suivi les traces familiales. Et voici quel enjeu exotique risquait le grand maître dans la guerre avec l'Espagne. L'année où s'ouvrit pour nous la guerre de Trente ans, l'année 1635, marquait l'apogée de nos entreprises coloniales dont l'épanouissement s'étendait depuis les régions polaires jusqu'à la zone torride.
Cette année-là, Jean Vrolicq se voit confirmer le monopole de la pêche des baleines au Spitzberg, « au port de Saint-Pierre, refuge des François et autres lieux (2) » de la France Arctique. Gilles Rézimont prend la route d'une grande île qui sera demain la France Orientale^ Madagascar. « Le chef d'escadre des vaisseaux du roi en la coste d'Afrique, » Priam Du Chalard, affermit au Maioc notre prépondérance commerciale et fait baiser aux corsaires de Salé les lettres du roi, qui sont en quelque sorte un aman de paix.
De multiples Compagnies, entre lesquelles le grand maître de la navigation a réparti le continent noir, ont commencé leurs opérations dans tout le territoire qui est devenu l'Afrique Occidentale française. L'une a comme rayon d'action les échelles mauritaniennes depuis Salé jusqu'au Cap Blanc; l'autre, qui est de Rouen, a la Sénégambie; des Parisiens ont la côte méridionale, de la Gambie au Sierra-Leone; aux Malouins est réservée la Guinée (3).
(1) Le P. Claude d'Abbeville, Hiatoire de la mission des Pères Capucins en iisie de Maia(/nan. Paris, 1614, in-8°, p. 20.
(2) Cf. supra, t. IV, p. 678. — Les directeurs de la Compagnie étaient David Diichcsne, du Havre, et Thomas Legendre, de Rouen, l'un des directeurs également de la Compagnie du Maroc (Philippe Barrey, la Compagnie des Indes Occidentales, dans le Recueil des publications de la Société havraise d'études (1917), p. 41, n. 2).
(3) L. Drapeyron, le Sens g éo (graphique du cardinal de Richelieu, dans la Revue de Géographie, t. XVII, p. 274.
Et l'Amérique est à l'unisson de l'Afrique. Le jour de Noël 1635, meurt à Québec le Père de la Nouvelle-France, Samuel de Champlain; quelques semaines avant, nous avions (jravé sur un « ancien arbre » de la Martinique, en guise de prise de possession, les armes de France; et la Guadeloupe avait commencé à se peupler de « naturels Français catholiques " et de nègres sénégalais. Sur l'île où aborda Christophe Colomb, à Guanahani, le chef d'étatmajor de notre armée navale, le sergent de bataille Guillaume De Gaen, a planté notre drapeau et érigé en baronnie française les Bahamas (l).
Aux côtés de nos navigateurs se tient la milice des Capucins du fameux Père Joseph, Yalter ego de Richelieu. Elle a fondé des missions ou des écoles partout où nous avons porté nos pas, au Maranhâo, en Acadie et aux Antilles comme en Sénégambie (2) et en Guinée (3), tout le long des Echelles turques et barbaresques, partout où un Consul de France a déployé notre pavillon. Et tous ces Capucins qui relèvent du Père Joseph, préfet des Missions du Levant, du Maroc et du Canada, s'entendent pour se faire les historiographes de notre pacifique conquête du monde.
Sur notre œuvre va souffler l'ouragan de la guerre de Trente ans; et l'on comprend le terrible u péché de vengeance 1) du cardinal contre les Espagnols (4). Il doit leur sacrifier son rêve et concentrer toutes nos forces navales pour leur enlever la maîtrise de la mer. « Une armée
(1) Cf. supra, t. IV, p. 658, 660, 678, 691, 719, etc.
(2) Cf. supra, t. IV, p. 424.
(3) Cf. supra, t. IV, p. 709 : Relation inédite d'un voyage en Guinée adressée en 1634 à Peiresc par le P. Colombie de Nakïks, éd. par le P. Ubai.d d'Alençon. Paris, 1906, in-S". — Cinq capucins s'étaient établis à Axini sur la côte de Guinée où la mission périt de maladie ou de faim (PÉTis DE L.A Croix, Relation universelle de l'Afrique. Lyon, 1688, in-i2, t. I, p. 147.)
(4) Selon le mot du cardinal au P. de Bérulle, 29 novembre 1627.
navalle est l'unique chaisne qui lie à l'Espaigne tous les Estais qui en sont détachez (1). » « La séparation des États qui forment le corps de la monarchie espagnole, en rend la conservation si malaisée que, pour leur donner quelque liaison, l'unique moyen qu'ait l'Espagne, est l'entretenement d'un grand nombre de vaisseaux, qui par leur trajet continuel réunissent en quelque façon les membres à leurs chefs, portent les choses nécessaires à leur subsistance, les chefs pour commander, les soldats povir exécuter, l'argent qui est non seulement le nerf de la guerre, mais aussi la graisse de la paix. D'où il s'ensuit que, si l'on empêche la liberté de tels trajets, ces Etats ne peuvent subsister d'eux-mêmes (2). »
Pour l'instant, — Richelieu en convient, — les Espagnols sont « maistres de la mer; le Roy n'a point d'armement naval qui puisse paroistre devant eux (3). » Glorieux des nombreuses escadres de leur Généralissime de la mei^, des soixante-dix galères de Carthagène, Sicile, Naples et Gênes, ils n'ont que mépris pour les vingt de notre Général de la Comédie (4) .
Dès 1633, ils avaient sourdement pris parti contre nous. Une proche parenté, une similitude d'intérêts et une communauté de religion avaient réuni contre nous l'empereur Ferdinand II et le roi d'Espagne Philippe IV. Le roi avait offert à son oncle le concours de ses escadres pour opérer des coups de main, sous la bannière impériale, le
(1) Avis de 1636 (B. N., Cinq-Cents Colbert 465, fol. 210). — Réflexions historiques sur la façon de conquérir l'Espagne. 1642 (B. N., Espagnol 337, fol. 278 : publié dans le Mémorial hislôrico espafiol, t. XXV, p. 416). — Maximes d'Etat de Richelieu publiées par M. G. H.\notaux, Mélanges historifjues, t. III, p. 731.
(2) 'lestanient politique du cardinal duc de Richelieu, dans le Recueil des testamens politi(jues, t. II, p. 65.
(3) 2 novembre 1634 (Lettres de Richelieu, t. IV, p. 636).
(4) B. IN., Franc. 17308, fol. 21. — Le commandeur de Vireville, « Pratique de la guerre. >. 1624 (B. N., Dupuy 591, foi. 7).
lôn^j de nos côtes. Une vingtaine de galères dans la Méditerranée, une douzaine de galions de Dunkerque, du Pasajes ou de la Corogne dans le Ponant eussent secondé par des diversions opportunes l'invasion de la France par l'armée des Habsbourg (l). Comme ristourne, Philippe IV escomptait l'appui des troupes impériales pour défendre contre les Hollandais les Pays-Bas espagnols, contre la France le comté de Bourgogne, contre la Savoie le duché de Milan. L'habileté suprême de nos diplomates sera de déclancher la guerre contre l'Espagne, avant que son alliée veuille entrer en ligne (2).
En face l'un de l'autre se dressaient le ministre omnipotent de Philippe IV, Gaspar de Guzman duc d'Olivarès, dont on a pu écrire qu'en accaparant toutes les charges, en assumant toutes les responsabilités, en développant toutes les corruptions, il perdit tout ce que 1 Espagne avait encore à perdre (3), — et un rude jouteur en robe cardinalice, acclamé par les Anglais comme « le premier homme du monde (4j, » Richelieu, dont l'énergie éclatait dans cette rude profession de foi : « Quand une fois j'ai pris une résolution, je vais droit à mon but, je renverse tout, je fauche tout et ensuite je couvre tout de ma robe rouge. »
Pour tout renverser dans les Pays-Bas espagnols, pour
(1) Plan d'une ligue entre le roi d'Espagne et l'enipereur. 27 septembre i633 ; Dépêche adressée par Philippe IV à Sancho, marquis de Castafieda, son ambassadeur à Vienne. 4 octobre 1633 (Heinricli Gi'îiTER, Die Hahsburger-Liga (1625-1635). Ihiefe und Akteii ans dem General- Aicliiv zu Siinaitcas, p. 383, 387). La ligue fui signée le 31 octobre 1634 (^Ibulem, p. 425).
(2) Plaintes de Philippe IV à l'empereur. 9 octobre 1635. (Ibidem,
(3) Martin Hume, la Cour de Philippe IV, traduit par MM. L. Cos- DAMi> et P. Bonnet. Paris, 1913, in-S".
(4) Au dire de Buckingham (Mémoires de Philippe Prévost de Be.\uueu- PERSic, publiés par Gh. de La KoxciÈue pour la Société de l'Histoire de France. Paris, 1913, in-8», p. 183).
occuper Dunkerque, Ostende et Namur, il avait fait appel aux Hollandais. Le traité d'alliance du 8 février 1635 nous assurait le concours de vingt-cinq mille hommes, cinq mille chevaux et quinze vaisseaux (1). La Suède adhérait au traité (2). L'Angleterre inclinait vers une « ligue auxiliaire » où elle eût assumé la garde de l'Océan « et maintenu cette seigneurie de la mer qu'elle affectait sur toutes choses f3) » . Elle demandait seulement que H le Roy s'engageât de ne point faire la paix sans la restitution du Palatinat " aux nevpux du roi d'Angleterre (4j. La « ligue auxiliaire » allait être soumise au congrès de nos alliés à Hambourg, quand l'Angleterre (i fit connoistre assez clairement qu'elle estoit en jalousie des entreprises que la France avoit du costé de Flandres (5) ». « Les prospéritéz de la Finance, — prétendait Richelieu, — ont toujours esté insupportables aux Anglais, et l'envie qu'ils luv portent, telle qu'ils ne verront jamais qu'elle s'agrandisse sans en avoir de Taf- Uiction (6). » Charles I" nous accordait pourtant l'appui de quatorze vaisseaux de guerre; mais, pour éviter une rupture avec l'Espagne, il les baptisait du nom de « flotte électorale, » en les plaçant sous les ordres de son neveu le prince Palatin (7). Richelieu n'accepta point le compromis : « Il n'est pas raisonnable, disait-il, que les Anglais restent spectateurs et qu'ils nous engagent à une
(1) Aerssen à Charnacé, 5 juin 1634; Charnacé à Richelieu, 27 juin (Affaires l^trangères, Hollande 16, fol. 489, 497).
(2) Le 28 avril 1635.
(3) Avis du 5 septembre 1635 (B. N., Mélanges Colbert 28, fol. 148 v°.
(4) Note verbale signée de l'ambassadeur extraordinaire de Charles I' Leycester. 17 juillci 1636 (B. N., Cinq-Cents Colbert 465, fol. 182, 184).
(5) Note du 18 août IQ^l {Ibidem, fol. 235).
(6) Lettres de Kichelieu, t. IV, p. 693.
i^) i" mars 1637 (John BnrCE, Calendar of State papers. Domeslic séries of the reiçn of Charles I (1636-1637). London, 1867, in-8«, p. 479, 2J9.)
guerre perpétuelle (1). " Et sans souci de leurs susceptibilités, il ordonne « de faire saluer par tout ce qui se rencontre à la mer, le pavillon (2) d .
^08 chefs d'escadre Théodore de Mantin et Philippe Des Gouttes (3), bientôt ralliés par l'amiral hollandais Dorp (4), avaient arrêté en commun le programme d'une vigoureuse offensive ainsi conçue (5) : De Belle-Isle se porter sur les côtes de Portugal pour surprendre le convoi du Brésil; à Cadix, brûler une quinzaine de galions, le double à Lisbonne et, par ces coups hardis, «intimider» Philippe IV (6). Leur plan de campagne, apporté confidentiellement à Richelieu par un capitaine de vaisseau (7), ne fut pas suivi. L amiral Dorp était rappelé dans le Pas-de- Calais (8).
L'escadre espagnole de Dunkerque, forte de vingt et un vaisseaux, venait de prendre la mer le 14 août 1635 sous les ordres du surintendant .luan de Gavarelli (9) et du
(1) B. N., Cinq-Cents Colbert 465, fol. 237.
(2) Sourdis à Théodore de Mantin. Toulon, 3 novembre J637 (^Cot-respondance de Sourdis, t. II, p. 397).
(3) Chefs d'escadre de Guvenne et de Normandie. Notre flotte du Ponant comprenait alors 44 bâtiments : 19 à Brest, t3 à Brouage, 12 au Havre : I. Etats au vray de la recepte et dépense faite par M' François Leconte,
trésorier général de la marine de Ponant pour l'année 1635. n ÇCorrespondance de Socrdis, t. III, p. 359). — u Ordre pour les vaisseaux. >> 30 avril {Lettres de Richelieu, t. IV, p. 737).
(4) >' Ordres et signalz du jour et de la nuict donné à Messieurs les chefz capitaines des vaisseaulx du Rov par M. l'admirai [Philippaux] Dorp. « A bord de VAviélie, 30 juillet J635 (Archives Nat., Marine B*i, fol. 79).
(5) Chacune des escadres alliées était de quinze vaisseaux. Dès le 14 mars, Richelieu avait arrêté la liste des capitaines qui commandaient notre contingent [Lettres de Richelieu, t. VI, p. 676).
(6) " Mémoires envoyez par M. de Ma>ti sur les desseins qu'ilz avoient d'aller vers Lisbonne, n 1635 (Affaires Éirangères, Mémoires et documents 817, fol. 222).
(7) M. de Marmande.
(8) Où il était de retour le 25 août.
(9) « Relacion del viaje que ha hecho la armada real que Su Majestad tiene en estos Estados de Flandes en este mes de .agosto de 1635, llevandola a su cargo el s' Juan de Gavarelli, superintendente délia », dans
redoutable corsaire Jacques Golaert, dont les trophées devaient atteindre un jour vingt-sept navires de guerre et quinze cents canons. Et cette attaque brusquée avait amené la capture d'un énorme convoi hollandais, de l'amiral Gornélis Joli dit Houtebeen ou Jambe-de-bois, d'Abraham Du Quesne le père, grièvement blessé, et d'un millier d'hommes. Tombé lui-même captif dans un combat livré le 8 février 1636 en vue de Dieppe (1), Golaert fut relâché lors d'un échange de prisonniers et prit sa revanche en septembre contre une demi-douzaine de galions franco-hollandais (2).
Ainsi Dunkerque était le rivet de l'occupation espagnole en Flandre. Richelieu, « l'armateur de la gloire (3), » demanda aux Hollandais de s'unir à nous pour le faire sauter. Mais le prince d'Orange, plus occupé de prendre Bréda que de nous donner Dunkerque, ne prêta à ces propositions qu'une oreille distraite, laissant aux Espagnols le loisir de transporter par là leurs régiments et leurs tonnes d'or pour la défense des Flandres, aux Anglais d'y pratiquer le transit des munitions. Pendant des années, Dunkerque immobilisera les escadres de blocus hollandaises (4), jusqu'au jour où il faudra se résoudre à l'opération radicale proposée par Richelieu,
le Mémorial historico espanol. Madricl, 1861, in-8°, t. XIII, p. 271.
(1) Contre Jan Evertsen, Piet Adrian et Joost Van Trappe dit Banckert (P. FAULGONiNiER, Description historique de Dunkerque. Bruges. 1730, in-fol., p. 138).
(2) I. CoMMELYN, Histoire de la vie et actes me'morables de Frédéric Heuj-y de Nassau, prince d'Orange. Amsterdam, 1656, in-fol., t. I, p. 313. — Mémorial Instôrico espanol, t. XIII, p. 393, 519.
(3) P. Faulcginnier, p. J38.
(4) Les escadres de Martin Herpertz Tromp et Wemmer Van Beclien en 1638, Troinp en 1639, etc. (I. Commei.yn, t. II, p. 6. 30).