LA COMPAGME DES IP^DES OCCIDENTALES ET NOS COLONIES D'AFRIQUE
La Compagnie des Indes Occidentales n'avait guère trouvé comme établissements français aux côtes d'Afrique que le comptoir de la Compagnie du Cap-Vert et du Sénégal fondé en 1659 dans 1 île Saint-Louis : un corps de logis, un fort et un colombier (l).
Elle résolut de pousser plus loin. Un « contrôleur, » Villault de Bellefond, partit d'Amsterdam le 10 novembre 1G06 à bord de l'Euro/ie, commandée par un Hollandais. Sa relation de voyage (2) a posé une énigme bistorique qui n'a point encore reçu de solution radicale : la priorité de nos découvertes au."î côtes d'Afrique. A entendre Villault de Bellefond, qui donne des dates et des quantièmes précis, mais sans aucune indication de sources, les Dieppois auraient fréquenté de 1364 à 1410 la côte de Malaguette \e Peiù-Dieppe et » le Grand Sestre jadis appelle par les François Haris (3). »
(J) 11 Etat de l'habitation du Sénégal, barques, bateaux, marchandises, munitions et ustensiles appartenant aux intéressés en la Compagnie du Cap Vert et Sénégal ». 1()64 (Archives INat., Colonies Ci : P. Cdltru, les Origines de l'Afritjtie Occidentale. Histoire du Sénéf/al du XV^ siècle à 1870. Paris, J910, in-8", p. 44).
(2) Villault de Bellefo^^d, Relation des cosles d' Afrique appellées Guinée avec la description du pays, des productions de la terre et des marchandises qu'on en apporte. I^arig, 1669, in-i2.
(3) Cf. t. II, p. 107.